
Reconnaissance faciale : aurons-nous droit à la “confidentialité biométrique” Par Hubert Guillaud le 25/06/15 | 9 commentaires | 1,489 lectures | Impression Pour le Washington Post, Ben Sobel (@ben_sobel), chercheur au Centre sur la vie privée et la technologie de l’école de droit de Georgetown, l’anonymat en public pourrait devenir un concept du passé. Les technologies de reconnaissance faciale sont en cours de déploiement : des magasins testent des solutions qui, via des caméras de surveillance, identifient chaque client pour leur offrir une tarification individualisée ou de la publicité selon leur historique d’achat, reconnaître des clients indélicats… Des associations de défense de la vie privée ainsi que des représentants des grandes entreprises de ce secteur dont Google et Facebook, se sont récemment réunies, à l’invitation du gouvernement américain et du département du commerce, pour tenter d’établir des règles d’usages de ces technologies. Certains diront peut-être que ce débat ne nous concerne pas. Hubert Guillaud
Guide juridique et responsabilités des blogueurs À l’occasion d’une décision majeure concernant l’extension du droit de la presse aux blogs, voici un petit guide rappelant les bases du statut juridique des blogs, et des responsabilités des blogueurs. Le genre d’article qui est susceptible d’être utile pour les internautes ayant l’habitude d’élever la voix, pour savoir quoi faire s’ils sont attaqués, s’ils sont dans leur bon droit, mais aussi pour savoir quelles sont les limites à ne pas franchir… Les formalités juridiques de base sont plutôt simples à respecter : - Tout blogueur doit déclarer son identité à son hébergeur ou à son fournisseur d’accès lorsque c’est ce dernier qui fournit l’hébergement. - Le nom du responsable du site doit être affiché. - Vous devez laisser la possibilité de publier gratuitement et sous 3 jours un droit de réponse (à compter de la date de réception de la demande) de toute personne (physique ou morale, cela inclue donc aussi les entreprises) mentionnée dans un article ou un commentaire.
Le numérique nous prive-t-il de liberté ? Dans quelle mesure les outils numériques de notre quotidien (Facebook, Twitter, Google,...) nous prive-t-il de notre liberté ? La mise à disposition et l'utilisation de nos données est-elle dangereuse ? Cette semaine, Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Nantes, nous éclaire sur ces questions. Présentation de l'intervenant Auteur d’une thèse sur l’hypertexte et les nouveaux modes d’accès aux connaissances sur les réseaux, Olivier Ertzscheid est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l'université de Nantes. Il a créé et dirige depuis 2 ans la licence professionnelle "Community Manager". Présentation de l'émission Ira-t-on un jour sur Mars ?
E-réputation : 3 outils pour savoir qui parle de nous sur Internet Chaque jour, de nombreuses informations viennent enrichir les sites Internet et les réseaux sociaux. Une partie d’entre elles nous concerne directement. Nos amis peuvent ajouter des photos ou des textes en nous mentionnant sur les médias sociaux et des internautes peuvent publier des informations parfois privées ou sensibles sur leurs sites Internet. Pour rester au courant des nouvelles données nous concernant, il existe plusieurs outils gratuits très pratiques de veille. Google Alertes C’est sans doute le service le plus populaire. Créer une alerte Google Il suffit de renseigner son nom, son prénom et quelques paramètres. Gérer les alertes Google Une fois créées, vous pouvez gérer vos alertes Google via une interface dédiée. Si vous n’utilisez pas de compte Google, pas de panique : vous pouvez créer les alertes que vous souhaitez, un gestionnaire dédié est disponible pour chaque email enregistré. Mention Créer une alerte Mention Visualiser les Mentions Alerti Créer une alerte sur Alerti
Netflix sait à partir de quel épisode vous êtes devenu accro Ce n’est pas le pilote d’une série qui rend accro. Le pilote ce n’est qu’un premier rendez-vous, où l’on décide de reprendre un verre, mais pas encore de rentrer ensemble. Le basculement s’opère plus tard : au deuxième, voire au troisième épisode. Ou encore bien plus tard parfois. Cette vérité de la série, connue de tous les gros consommateurs, vient d’être confirmée par des données publiées par Netflix sur son site : On le voit, pour la plupart des séries, le « point de non-retour » se situe au 2e ou au 3e épisode. Pour « How I met Your Mother » : les spectateurs ont en moyenne attendu huit épisodes avant de se décider. Point de non-retour Pour établir ce graphe, Netflix a analysé les données de streaming des premières saisons de ses séries les plus populaires, à la recherche du « hooked episode » : l’épisode où le spectateur devient accro. Le « hooked episode » est défini par l’épisode après lequel 70% des spectateurs continuent à regarder l’intégralité de la saison.
13 chartes d’utilisation des réseaux sociaux par des institutions et services publics De plus en plus d’institutions et de services publics se dotent de chartes pour l’utilisation des réseaux sociaux. Ces documents didactiques informent les fonctionnaires et les employés sur la responsabilité de leur prise de parole en ligne tout comme la capacité donnée aux usagers, publics cibles de composer des articles/statuts, commentaires, annotations, rediffusions de messages… Et aussi sur l’utilisation de médias comme les images, la vidéo dans ce contexte. Responsabilité, bienséance, capacité et habilitation de réponse ou non aux internautes et aux mobinautes interrogent tout comme les modalités d’une expression en ligne. A poser aussi et à réfléchir en amont : quel est l’objectif de la présence sur des réseaux sociaux numériques de l’institution pour quel projet ? Quels dialogues et échanges, réponses avec les mobinautes et internautes ? Les chartes d’utilisation définissent ainsi un cadre d’action et sont très utiles à réaliser et à publier. Licence :
P. LARDELLIER, C. BRYON-PORTET, « Ego 2.0 » Quelques considérations théoriques sur l'identité et les relations à l'ère des réseaux - Les Cahiers du Numérique n° 2010/1 Notes Wievorka M., Neuf leçons de sociologie, Paris, Robert Laffont, 2009. Kaufmann J.-C., Ego. Cf. le débat public initié en France en novembre 2009, et conduit par le secrétaire d’État Éric Besson, autour de la notion « d’identité nationale ». Référons par exemple aux émissions de Jean-Luc Delarue, de Mireille Dumas, ou avant celles-ci, de Pascale Breugnot. Rappel méthodologique d’importance : il est question dans ces pages des identités telles que saisies dans ce que nous appelons « l’Internet relationnel », et qui rassemble prioritairement les sites de rencontres pour célibataires, et les sites de réseaux sociaux. Se reporter à Illouz E., Les Sentiments du capitalisme, Paris, Seuil, 2006. On trouvera un résumé de son travail dans la revue Réseaux, « Représentation de soi et identité numérique. Fake signifie en anglais « imposture », et par extension, « produit contrefait » ; précisément ce dont il est question là. Bauman Z., L’Amour liquide. Op. cit., Bauman Z., 4e de couverture.
Identité numérique : Qui êtes-vous sur le Web? « Avez-vous une pièce d’identité? » est une question qui prend une importance insoupçonnée lorsqu’il est question de l’univers numérique. En effet, au-delà du fait d’avoir ou non une adresse de courriel ou un compte Facebook, toutes les traces que nous laissons contribuent à forger notre identité numérique. Définir l’identité numérique est tout de même difficile en soi. Dans le milieu scolaire, il semble particulièrement important d’aborder la question avec les élèves. « En surfant sur le web, nous laissons derrière nous une traînée de données numériques que d’autres peuvent copier, coupler, analyser, détourner ou même vendre, souvent à notre insu et sans notre accord. Afin de faire le tour de la question, nous vous présentons un dossier conjoint d’Infobourg.com et de Carrefour-éducation qui traitera de différents aspects de l’identité numérique. - Qu’est-ce que l’identité numérique? - Pourquoi faut-il se préoccuper de son identité numérique?
Le profil : une rhétorique dispositive 1Selon qu’elle emprunte les discours du marketing, du data mining ou de la curation, la notion d’identité numérique revêt des formes très diverses, dont la distinction n’a pas que des enjeux terminologiques. Traces, score social, e-réputation, popularité, autorité désignent moins des degrés que des qualités de présence différentes, impliquant des compréhensions différentes d’Internet et de ce que la société est en droit d’en attendre. On se propose de parcourir cette pluralité des régimes identitaires, pour se focaliser sur la forme spécifique du profil, dont on voudrait montrer qu’elle désigne un espace possible pour un nouvel ethos. Une société sans spectacle 2Il est courant d’assimiler l’identité numérique à l’image de soi qu’un individu laisserait ou produirait à travers ses agissements sur les réseaux. Sécrétions ou routines 1 Voir l’Observatoire des réseaux sociaux publié chaque année par l’Ifop. Documentation, promotion et normativité de soi Du modeling au graphe social
Comment effacer des photos embarrassantes sur les reseaux sociaux Les adolescents sont parmi les premiers utilisateurs des réseaux sociaux, ils sont aussi les premières victimes de harcèlement numérique. Si la notion de réputation numérique gagne du terrain parmi les jeunes qui font maintenant plus attention à leur image sur le web, il est plus difficile de faire face aux images de vous que les autres peuvent mettre en ligne. Facebook, Twitter, Instagram et Google+ offrent la possibilité de solliciter l’effacement de contenus qui attentent à la vie privée de l’utilisateur. Voici une sorte de trousse de secours avec tous les liens utiles pour demander qu’un contenu soit supprimé sur les réseaux sociaux. Twitter La plateforme de micro blogging a mis en place une page de conseils en forme de mode d’emploi pour faire face à des situations de harcèlement. Facebook C’est sans doute le réseau qui connaît le plus d’abus et d’atteintes à la vie privée. Instagram Google et Google + Sur le même thème
Ni Foucault 2.0, ni Debord 2.0 - France Culture