
10 pistes pour réinventer le travail Thème de la conférence Lift à Marseille cette année, interrogation en Une du 1 hebdo la semaine dernière, sans compter les nombreuses publications qui interrogent l’impact du numérique et l’arrivée de robots à tout faire sur nos métiers et notre rapport au boulot. Voilà la question du moment : à quoi ressemblera donc le travail de demain ? Quelques grands axes de réflexion. De nombreuses interrogations Selon les études, 40% à 70% des emplois d’aujourd’hui seront automatisés dans 20 ans, nous dit la Fondation Internet nouvelle génération (Fing), organisatrice de la conférence Lift à Marseille. Autre axe d’interrogation : les frustrations générées par l’actuel monde du travail. Pour cette spécialiste du travail, « nous avons créé un fossé énorme entre des attentes de plus en plus multiples, vives, intenses et le monde du travail tel qu’il fonctionne actuellement. De nombreuses pistes D’ailleurs, les diplômes ne seront plus le seul sésame pour se faire embaucher.
untitled Le numérique (ré)invente-t-il aussi le travail ? Les technologies numériques, on le sait, transforment le travail, son organisation, ses règles, ses rythmes, ses métiers… Mais bien au-delà, désormais, c’est le secteur de l’économie numérique qui bouleverse le monde du travail. Et sans doute, à terme, l’idée même d’entreprise. Les Uber et autres AirBnb, par exemple, donnent l’occasion à qui veut de trouver un complément de revenu en proposant ses biens ou ses services. De très nombreux Américains ont d’ailleurs déjà une activité indépendante, même si la plupart ont pourtant aussi un travail salarié. Un monde dans lequel des élites travaillent pour des salaires mirobolants — agrémentés d’avantages en nature qui font l’objet d’une compétition folle entre entreprises de la Silicon Valley — d’un côté, et de petites mains qui exécutent les autres tâches, de l’autre côté ? Vers une disparation de l’entreprise "as we know it" ? Emmanuelle Delsol
Misère de la sociologie I : Pierre-Michel Menger, le « travail créateur » et « l’intermittence comme exception » Dans sa leçon inaugurale au Collège de France, Pierre-Michel Menger accomplit la prouesse de traiter des concepts de travail et de « travail créateur » sans jamais nommer le capital. Il y a toujours eu du « travail », mais dans les sociétés précapitalistes le concept de travail n’existe pas, car ces sociétés découpaient le monde et ses activités de façon absolument différente. Ce n’est qu’avec l’avènement du « capital » que le travail a été conceptualisé, disséqué, analysé sous toutes ses coutures. Faire du travail une entité autonome, autoréférentielle, de production d’œuvres et de réalisation de soi [1], indépendamment de sa relation avec le capital, c’est opérer une dépolitisation radicale. Cela revient à passer sous silence la spécificité de la relation capitaliste : pour accéder à l’argent et donc à un revenu les « artistes » eux-mêmes doivent « se vendre » sur le marché, à un patron, aux industries culturelles, à l’industrie du tourisme ou à la finance. Pour terminer, M.
L'Internet a bouleversé les conditions de travail des journalistes Une enquête a établi l'émergence d'une crise existentielle au sein de la profession. Les journalistes considèrent qu'ils travaillent davantage, plus rapidement et que leur fatigue a augmenté. LE MONDE pour Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Xavier Ternisien Les journalistes considèrent qu'ils travaillent davantage, plus rapidement et que leur fatigue a augmenté. C'est ce qui ressort d'une enquête réalisée par le cabinet Technologia, spécialisé dans l'évaluation des risques professionnels, auprès d'un millier de journalistes ayant répondu à un questionnaire par e-mail entre juin et septembre 2010, dont les résultats viennent d'être rendus publics. Ce sondage a été complété par une centaine d'entretiens individuels. A la question "Votre charge de travail a-t-elle augmenté ces dernières années ?" 55 % des répondants considèrent que leur travail a une incidence négative sur leur santé. Un autre chiffre est inquiétant : les journalistes ne sont que 50 % à s'estimer indépendants.
Maux d’usine | neonmag.fr Axelle sait exactement ce qu’elle veut dire, comme si elle attendait depuis longtemps qu’on lui demande qui elle est. Assis à côté d’elle, Jovan, 4 ans, écoute sa mère sans l’interrompre. Axelle raconte l’histoire d’une fille qui aurait tout raté : « C’est ma faute si je suis chez Peugeot. » L’école s’est arrêtée en troisième : « Ça n’a jamais été mon fort. » Elle a voulu travailler dans la petite enfance : « C’était bouché. » Devenir assistance vétérinaire : « Pour payer la formation, j’ai travaillé chez Peugeot. Mais l’usine et les cours, j’ai pas eu le courage. » Maître-nageur : « Le 800 mètres nage libre, ça a été la panique. » Après ? « Après… je me suis résignée. » Direction la chaîne Peugeot. Il y a deux ans, Axelle a été embauchée. Delphine Kargayan
Avantages et inconvénients des NTIC Les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) constituent un domaine vaste qui englobe pratiquement toutes les technologies qui permettent de stocker, recevoir ou transmettre des informations, sous toute forme, par voie électronique. Les NTIC ont ouvert les voies à un large éventail de méthodes de communication, permettant à la fois de rapprocher les distances, réduire les délais et minimiser les coûts. De nouvelles industries liées aux TIC ont vu le jour, apportant sur le marché de nouveaux appareils et introduisant de nouveaux comportements dans les sociétés. size-large wp-image-10366" data-lazy-srcset=" 1024w, 450w, 1400w" data-lazy-sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /> Photo Creative Commons Savannah River Site Avantages
Les effets destructeurs du management à la cool Pour comprendre la souffrance qui infuse dans les open spaces fleuris d’aujourd’hui, alors que jamais on ne s’est tant soucié de bien-être au travail, le nouveau livre de Danièle Linhart, « la Comédie humaine au travail» (sous-titré : «De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale»), est d’un recours précieux. Voilà une chercheuse du CNRS qui depuis trente ans observe les mutations sociales au travail. Pour mieux comprendre ses lois non écrites, ses faux semblants, elle se faufile dans les congrès de managers, avec le risque de s’y faire insulter. (C’est arrivé, nous le verrons plus loin.) La sociologie comme sport de combat est diversement appréciée. Danièle Linhart pourrait comme bien d’autres, sociologues ou journalistes qui font profession de décrire le réel, se retrancher derrière une prudente impartialité. Notre siècle croit dépassée l’image d’un Chaplin à califourchon sur la machine, aux heures féroces du taylorisme ? La contradiction est flagrante.
"Travailleurs du clic" : les petites mains d'internet We and our (175) partners do the following data processing based on your consent and/or our legitimate interest: Store and/or access information on a device; Use limited data to select advertising; Create profiles for personalised advertising; Use profiles to select personalised advertising; Measure advertising performance; Understand audiences through statistics or combinations of data from different sources; Develop and improve services; Create profiles to personalise content; Use profiles to select personalised content; Measure content performance; Use limited data to select content; Save and communicate privacy choices; Ensure security, prevent and detect fraud, and fix errors; Deliver and present advertising and content. Avec votre accord, le Groupe TF1 et ses partenaires, utilisent des cookies et autres traceurs à des fins de mesure d’audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, et publicité personnalisée sur nos services et ceux de nos partenaires.
La fin de la société du Travail ? Il y a des mots que l’on charge de sens comme des vieilles bourriques jusqu’à se qu’ils deviennent incapables de ne plus rien transporter. Le travail est l’un de ces mots mâchés, ruminé au fil des crises et des interventions politiques. L’accès du plus grand nombre à un travail, n’importe lequel, est souvent présenté comme le sésame suprême vers la transcendance terrestre, et ressemble de plus en plus aux objectifs abscons mais sacralisés de certains régimes soviétiques. La crispation autour de l’Emploi nous empêche de poser un regard neuf sur le sens du travail. A force d’exalter la valeur travail, on finit par défendre un travail sans valeur. A choisir, il vaut mieux une société qui produit de la valeur, même sans générer de l’emploi que l’inverse. Cette vieille idole Travail forgée dans les fourneaux de la Révolution Industrielle se lézarde de toute part. « Si je gagne plus que les autres, c’est que je travaille plus dur que lui ».
Quelle évolution du travail pour Homo numericus A l’heure de la transformation digitale vécue ou fantasmée, la publication du rapport “Travail, emploi, numérique : les nouvelles trajectoires” est l’occasion d’interroger l’évolution de notre relation au travail. Le Conseil national du numérique tente de dessiner de nouveaux équilibres. Au-delà du buzzword, la transformation digitale de nos organisations est une réalité qui apparaît désormais comme une nécessité. L’adaptation des compétences à ces changements rapides est le leitmotiv des RH, sommées elles-mêmes de se digitaliser. Dans le même temps, la perspective d’une automatisation croissante du secteur tertiaire laisse craindre un phénomène inéluctable de destruction de nombreux emplois. Benoît Thieulin, directeur de l’agence La Netscouade et président du Conseil national du numérique de janvier 2013 à janvier 2016 L’entrée en matière donne le ton : le premier parti pris est “d’assumer l’inconnu”, sans prendre parti sur un scénario prospectif. The future of employment. 1. 2. 3. 4.