
Peut-on vraiment lutter contre l’obsolescence programmée ? Vous achetez un micro-ondes neuf, toutes options. Vous y mettez le prix parce qu’avoir cinq modes de décongélation, ça peut servir. Trois ans plus tard – et après n’y avoir réchauffé que des saucisses de Strasbourg le dimanche soir –, il vous lâche. Malheureusement, la réparation du magnétron vous coûterait trois fois plus cher qu’un appareil neuf, alors vous jetez votre micro-ondes. D’énervement, vous en parlez à vos parents, qui vous disent que, eux, ils en avaient un à 200 balles en 1989 et que, même s’il a jauni, il fonctionne toujours aujourd’hui. Ils vous parlent d’obsolescence programmée, et de l’hypothèse selon laquelle les fabricants d’objets high-tech concevraient délibérément des appareils prévus pour casser au bout de quelques années. L’un des premiers a avoir développé cette théorie [PDF], c’est Bernard London, en 1932, dans un texte appelé « Ending the Depression Through Planned Obsolecence » (En finir avec la dépression, par l’obsolescence programmée). Un vote à l’Assemblée
Fairphone, vers un téléphone équitable, modulable, recyclable et... grand public Astrid Barthélémy, rencontrée sur Twitter, a du mal à consulter ses messages. « J’ai cassé l’écran de mon smartphone, un Samsung quasi neuf, et j’ai dû emprunter un téléphone un peu bas de gamme en attendant », explique la jeune femme. Connectée en permanence aux réseaux sociaux ou à Internet, comme beaucoup d’autres jeunes de sa génération, Astrid se trouve un peu diminuée sans son appareil de prédilection. Constatant que la réparation de son écran était trop coûteuse et compliquée, elle ne s’est pourtant pas ruée sur un nouveau smartphone standard, l’attitude type de milliers d’autres consommateurs. « J’ai remis en question la façon dont on nous propose systématiquement des appareils à usage unique. Le reconditionnement ne m’attirait pas non plus. J’avais entendu parler du bloc-phone il y a quelques temps, un téléphone dont les éléments étaient facilement remplaçables. Des filières de production plus transparentes La question de l’extraction d’or Comment mobiliser le consommateur ?
Apple : Comment la marque à la pomme empoisonne la planète Miroir, miroir : est-ce que les produits Apple sont si beaux qu’ils le semblent ? Quel goût a vraiment la célèbre pomme quand on la croque ? Quelles sont les conditions de travail des sept nains au fond des mines d’où sont extraits les composants indispensables à la fabrication des téléphones et autres tablettes ? La réalité malheureusement est bien moins belle qu’elle n’y paraît. Pour montrer la face cachée et les conséquences environnementales et sociales de la stratégie d’Apple, les Amis de la Terre organisent aujourd’hui à Paris une mise en scène humoristique de Blanche Neige et les sept nains. Camille Lecomte, chargée de campagne pour les Amis de la Terre rappelle que : « Du fait de l’obsolescence programmée, un téléphone a aujourd’hui une durée de vie de 18 mois. Chaque année, il se vend plus de 20 millions de téléphones portables et 3 millions de tablettes en France : un chiffre en constante progression qui s’explique en partie par une durée de vie de plus en plus courte.
Contre l'obsolescence programmée, ce site propose 8 millions de pièces détachées Image d'illustration (Crédit : Kelly Hofer/Wikimedia) Chaque année, un Français jette en moyenne 22 kilos de déchets électriques et électroniques. "Pourtant, 50 % des appareils qui arrivent en déchetterie sont réparables", assure Geoffroy Malaterre. En cause : les tarifs des réparateurs, souvent trop proches de ceux du neuf. Pour limiter ce gâchis et convertir les Français à la réparation, ce jeune entrepreneur a créé Spareka.fr. Fuite de machine à laver ? À LIRE AUSSI : Smartphone cassé ? Capture d'écran (Crédit : Spareka.fr) Encore faut-il savoir d'où vient la panne... Déjà 400 000 clients "Notre ambition aujourd’hui est de faire tomber les a priori et de prouver que réparer c’est facile ! Face au nombre croissant de marques et à toutes les pannes imaginables, difficile cependant d'être exhaustif. À LIRE AUSSI : Contre l'obsolescence programmée, elle crée une boutique de produits garantis à vie
iPad 3 : Apple spécule à nouveau avec la planète Certes Apple améliore à chaque fois les performances environnementales et énergétiques de ses produits mais les gains sont faibles (baisse de 5 % d’émissions de CO2 pour la conception entre l’iPad 1 et iPad2 [2]) et il y a deux bémols à la prétendue amélioration de ces performances. D’une part, les tablettes ne remplacent pas d’autres produits mais s’ajoutent aux smartphones ou lecteurs MP3, ainsi malgré les faibles consommations de chacun, le secteur du high-tech pèse de plus en plus lourd sur la demande en électricité. D’autre part, une partie des économies est réalisée lors de l’utilisation du produit mais cette durée d’utilisation ne cesse de se réduire. Un Européen achète en moyenne un nouveau téléphone tous les 18 mois ![3] Camille Lecomte, chargée de campagne Modes de production et de consommation responsables aux Amis de la Terre s’interroge : « Avec trois générations d’iPad en moins de deux ans, Apple souhaite-il encore augmenter ce renouvellement ?
Obsolescence programmée: le décret sur les pièces détachées attaqué au Conseil d'Etat En ce moment Posté le 29 mars 2017 par Aline Delaval dans Innovations sectorielles L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé mardi avoir saisi le Conseil d'Etat afin de faire modifier le décret censé obliger les commerçants à afficher la disponibilité des pièces détachées, mais peu appliqué en pratique. Le Conseil d’Etat a été saisi « pour excès de pouvoir », a précisé dans un communiqué l’UFC-Que Choisir, qui a déposé un recours conjoint avec l’association Halte à l’obsolescence programmée. Sa démarche fait suite à un recours gracieux auprès de la secrétaire d’Etat à la Consommation, Martine Pinville, resté sans réponse depuis décembre. Les requérants demandent « une modification de ce texte, qui vide de sa substance cette disposition de la loi consommation », aussi dite « loi Hamon », votée début 2014. Mais le texte ne prévoit ni sanction pour les contrevenants, ni « obligation d’information négative » lorsque le fabricant ne propose pas de pièces détachées.
cyberaction Sauvons le projet de loi contre l'obsolescence programmée! Cette cyberaction est maintenant terminée Mise en ligne du 30/08/2013 au 27/11/2013 A partir du 10 septembre 2013, le projet de loi sur la consommation sera débattu au Sénat. En première lecture, les députés n’ont pas saisi l’opportunité d’amorcer une transition vers des modes de consommation plus respectueux de l’environnement. Il revient donc aux sénateurs de changer la donne en améliorant ce texte, notamment en soutenant la création d’un délit d’obsolescence programmée, l’extension de la durée de garantie à 10 ans et l’obligation pour les fabricants de rendre accessible les pièces détachées. Bilan de la cyberaction : Présentation de la cyberaction : Nous avons classé en archives la première action à destination des députés qui a vu 6622 participants. Merci pour votre mobilisation ! Camille Lecomte Chargée de campagne Modes de production et de consommation responsables Les Amis de la Terre France Alain Uguen Association Cyber @cteurs credible
L'increvable, la machine à laver qui dure 50 ans ! | NeozOne L’increvable, la machine à laver facilement réparable et améliorable au fil du temps. Beaucoup d’entreprises sont accusées d’obsolescence programmée. Par exemple, dernièrement, Apple est accusé d’avoir ralenti volontairement certains de ses anciens modèles d‘iPhone. Et une plainte a été déposée contre la marque à la pomme. Il y a plusieurs initiatives pour lutter contre ce phénomène. Elle était présente à l’événement « TechForPlanet » organisé par NUMA Paris le 12 décembre dernier. Il a eu cette idée innovante lorsqu’il était en train de travailler sur son projet de fin d’études. Pour assurer la durabilité de cet appareil, il était conçu pour être facilement réparé par n’importe qui et pour évoluer au fil du temps. Le tambour de ce lave-linge est en inox et il peut être rempli par 8 kg de linge. Il aura des tutoriels vidéos pour expliquer aux utilisateurs comment diagnostiquer et réparer les pannes sans l’intervention d’un technicien. La livraison en kit a plusieurs avantages.
Comment protéger les consommateurs de l’obsolescence programmée La nouvelle loi sur la consommation s’applique aux achats réalisés depuis le 13 juin. Elle vise notamment à freiner « l’obsolescence programmé », la durée de vie de plus en plus courte des biens d’équipement électroniques et électroménagers. Les consommateurs bénéficieront d’une garantie prolongée sur leurs achats et d’une meilleure information sur les possibilités, ou non, de réparer une défaillance. Des avancées qui demeurent cependant bien timides au vu de l’ambition initiale de la loi. Et si la « class action », l’action collective de consommateurs contre un fabricant, devient légale, elle ne pourra pas concerner la protection de l’environnement ni de la santé. Benoît Hamon a laissé une loi derrière lui avant son transfert du ministère de la Consommation à celui de l’Éducation. L’obsolescence programmée, fantasme ou réalité ? Nous changeons de smartphone en moyenne tous les 18 mois. Pratique commerciale trompeuse L’obsolescence programmée ne semble donc pas si difficile à définir.