
Les troubles de la motivation Apathie ou aboulie ?Ne pas confondre L’apathie caractérise l’état d’une personne qui n’éprouve aucune motivation, aucun intérêt, aucune passion. Prendre des décisions, accomplir des actes pourtant planifiés devient difficile pour ceux qui sont atteints d’aboulie. La dopamine, hormone de la motivation ? Les chercheurs ont identifié depuis longtemps le rôle de ce neurotransmetteur : la libération massive de la dopamine après un effort permettrait de comprendre la motivation à court terme. La fatigue : « bâille-bâille » la motivation Une fatigue ponctuelle peut entraver la capacité à rester concentré et faire perdre toute motivation. Et si c’était la dépression ? La « fatigue d’être soi » : le sociologue Alain Ehrenberg qualifie ainsi la dépression. Hyperactifs : trop motivés ! L’hyperactivité est une « pathologie de la motivation », selon le neurologue Michel Habib. Bibliographie • La Fatigue d’être soi.
Du venin publicitaire à l’inertie civique Du venin publicitaire à l’inertie civique en passant par le brouillard mental Intervention au contre-sommet mondial sur le climat (Vénissieux, 14 novembre 2015) (1) Il y a des plantes artificielles, il y a des plantes carnivores ; il y a une plante artificielle carnivore : la publicité. Mais la diaboliser n’aurait pas plus de sens que de diaboliser un couteau : l’une et l’autre, tantôt outils, tantôt armes, servent au meilleur comme au pire. (2) Que faut-il donc diaboliser ? (3) Un fléau ancien. (4) Un fléau universel. (5) Pire qu’universel, un fléau tectonique. (6) Un fléau double. (9) Veut-on un exemple de démobilisation induite par la publicité ? (10) Ainsi procède la publicité, cette fumisterie fumigène, source d’un brouillard mental qui envahit tout, le dedans comme le dehors, où l’homme se perd et le monde s’annule. (12) N’en doutons pas : les publicitaires, chargés par l’État de promouvoir la prochaine conférence climatique, sortiront gagnants de la mascarade.
Yourtes et tipis reconnus par la loi comme habitats permanents Le nouveau projet de loi Alur de Cécile Duflot fait entrer l'habitat léger dans les règles d'urbanisme. Le développement et la diversification des alternatives au logement classique : yourte, tipi, roulotte, mobile home, caravane, etc. rendent aujourd'hui nécessaire de revoir la réglementation. L'installation de ces formes d'habitat mobile ou léger peut poser question du fait d'un cadre juridique inadapté. Par exemple, aujourd'hui, il n'existe pas de réglementation concernant les yourtes. Ce vide juridique a conduit à une «judiciarisation» des relations entre porteurs de projets et collectivités locales, dont il faut sortir par le haut. Contrat de travail : Les solutions pour l'assouplir Remplacer les CDI et les CDD par un contrat unique, à la fois souple et sécurisé ? Ce ne sera sans doute jamais possible. Mais d'autres pistes sont dans les tuyaux. Inventaire. Je suis prêt à payer de ma poche une statue à l'effigie de celui qui nous proposera un contrat unique, clair et simple. Faut-il en rappeler les contours ? D'où l'idée de l'envoyer promener une bonne fois pour toutes et d'instaurer à la place un seul et unique contrat, à la fois simple et progressif. Il y a cependant peu de chances qu'elle voie jamais le jour, car le contrat unique présente au moins deux défauts majeurs. A défaut de retenir cette idée, les partenaires sociaux pourraient donc se rabattre sur des réformes de moindre ampleur. 1 Allonger la période d'essai Ce projet, régulièrement discuté, a été récemment repris par le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb. Ces deux réformes risquent cependant de ne jamais être adoptées, pour la bonne raison qu'elles sont... illégales. On en est encore très loin.
Publicité, « part de cerveau disponible »... et libre-arbitre « La publicité : un moyen étudié pour vous rendre mécontent de ce que vous avez et vous faire désirer ce que vous n’avez pas » (Serge Latouche) Autant l’avouer d’emblée : je fais partie de ceux qui contestent l’omniprésence de la publicité dans notre société et l’influence qu’elle exerce sur l’inconscient des gens. J’ai souri au retour de « Madame Laurent » sur les ondes de la RTBF. Mais je suis irritée, plutôt qu’amusée, par les affirmations pseudo scientifiques des pubs pour les produits de lessive ou les « aliments contre le ballonnement». Je m’indigne, compte tenu des risques pour la santé, des ondes émises par les antennes de téléphonie mobile, quand j’entends marteler à la radio le message répété suivant : « Le seul téléphone dont vous avez besoin chez vous, c’est le GSM ». Je déplore l’image réductrice de la femme (femme objet ou ménagère) véhiculée dans de nombreux secteurs de la publicité. Et je m’inquiète quand j’entends parler de « neuromarketing » La publicité dans l’espace public
L’indulgence : une vertu à valoriser dans le management Nous manquons souvent d’indulgence et en premier envers nous-mêmes ! Nos ratés ou nos échecs nous marquent plus que nos réussites et avec cette impression que nous sommes coupables. « Que nous aurions pu mieux faire ». « J’aurais pu mieux faire ». Nous avons tous eu cette impression, un jour, dans nos propres jugements face à nos actes. SI elle implique cette connaissance d’une possibilité de faire mieux, elle vous pose aussi en responsable de l’échec que vous avez rencontré. Or, envers vous comme envers le monde, ces autres qui vous accompagnent, vous devez vous armer d’indulgence pour accéder à l’exigence. Quel lien entre l’indulgence et l’exigence ? L’un ne va pas sans l’autre. Qu’est-ce que l’indulgence ? Être indulgent, c’est une approche de la situation qui passe par une compréhension de l’erreur, des variables extérieures et intérieures afin de ne pas s’accabler au mauvais endroit et de repérer où l’on peut effectivement faire mieux. Les variables extérieures et intérieures
Le marketing, technologie politique et forme symbolique du contrôle social 1Dans son « Postcriptum sur les sociétés de contrôle », Gilles Deleuze a fait l’hypothèse que s’opérait un passage des sociétés disciplinaires (M. Foucault) à des sociétés de contrôle. Le précédent régime de pouvoir se caractérisait par « l’organisation de grands milieux d’enfermement » qui exerçaient une contrainte directe sur l’activité et les corps par l’intermédiaire de dispositifs disciplinaires. 2Selon le philosophe, « nous sommes dans une crise généralisée des grands milieux d’enfermement, prison, hôpital, usine, école, famille » (1990, p. 241). 3La modulation généralisée des dispositifs de contrôle s’observe dans la gestion conjointe de l’entreprise et du marché. La modulation individualisée de la gestion salariale 4La modulation du contrôle se fait à la fois dans l’usage du temps, dans l’organisation de l’espace et dans la mobilisation des subjectivités, alors que la discipline spatiale et temporelle s’appliquait directement sur les corps dans le pouvoir disciplinaire.
Comment mieux vivre au travail La musique ne fait pas qu'adoucir les moeurs, elle remonte aussi le moral des masses laborieuses. La preuve avec la Sonate en ré majeur KV 448 de Mozart -tout est dans la référence- aux vertus relaxantes démontrées par la science, et diffusée dans certaines entreprises soucieuses de dorloter leurs employés. La zénitude, camarades ! Ces dernières années, l'idée du bien-être au travail s'impose peu à peu comme l'envers constructif des risques psychosociaux. Et pas seulement dans les start-up proposant transats et baby-foot à leurs petits veinards d'employés. >> Gros plan sur le bonheur au travail avec L'Express et Arte >> Heureux au travail? >> Découvrez dans quels pays vous seriez le plus heureux au travail Depuis les années 2000, la qualité de vie au travail, résumée par les pros sous l'acronyme QVT, est un sujet majeur de discussions entre DRH, syndicats, comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, et direction des grandes entreprises. Le retour de la cogestion?