
La force des hypersensibles Chopin, qui a su traduire dans ses Nocturnes toutes les subtilités d'une âme déchirée, était-il un malade dépressif? Le poète Keats serait-il aujourd'hui diagnostiqué «personnalité évitante» dans nos services psychiatriques? La question se pose lorsqu'on découvre aujourd'hui le monde des hypersensibles tels qu'ils se décrivent et s'encouragent - notamment sur Internet - face à une société qui les comprend mal. Hypersensible, vous l'êtes peut-être. Se définissant comme hypersensible elle-même, cette Californienne souffrait d'être trop rapidement prise pour une timide, une introvertie ou une dépressive. À travers ses recherches, Elaine Aron s'est rendu compte que sa manière de traiter l'information avait tout d'une stratégie de survie. Revers positifs de la médaille: l'extrême intuition des hypersensibles, leurs formidables capacités d'empathie, leurs talents artistiques. Besoin d'encouragements «Oui, je suis vraiment HS (hypersensible), écrit Iasseva.
Trop lucides pour être heureux ? Les surdoués ont de grandes difficultés à appréhender leur vie intérieure, leurs émotions par exemple, mais aussi le monde qui les entoure. Leur lucidité extraordinaire, qui leur permet une perception inhabituelle du monde, peut aussi les fragiliser. Extrait du livre « Trop intelligent pour être heureux ? » de Jeanne Siaud-Facchin. La difficulté d’être un adulte surdoué peut s’aborder sous deux angles : celui, essentiel, de la lente construction de soi, de sa personnalité, de l’image que l’on a de nous-mêmes et qui détermine notre rapport au monde, aux autres. La lucidité étourdissante Comment vivre avec cette lucidité qui inonde tout ce qui entoure. Cette lucidité pénétrante ne laisse aucun répit. La lucidité sur le monde donne une grande lucidité sur soi Quand on fonctionne avec cette faculté acérée de repérer et disséquer inlassablement le monde, que l’on perçoit avec acuité les fragilités et les limites des autres, comment ne pas percevoir, d’abord, ses propres failles ?
Hypersensibilité (psychologie) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'hypersensibilité désigne une sensibilité plus haute que la moyenne, provisoirement ou durablement, voire « exagérée ou extrême »[1]. Les caractéristiques cliniques sont celles définies à l'origine par Elaine Aron et accessibles depuis son site[4], mais on trouve de multiples reprises, parfois sérieuses comme un test en français créé par Isabelle Taubes et Boris Cyrulnik[5], et parfois moins. En anglais, Elaine Aron propose un moyen mnémotechnique pour retenir les caractéristiques principales des hypersensibles DOES pour : La profondeur de traitement (Depth of processing).Plus suscité, plus mobilisé que les autres pour une même stimulation (Over aroused).Réactivité émotionnelle forte et empathie élevée (Emotional reactivity and high empathy)[6]Sensibilité aux stimuli subtils (Sensitivity to subtle stimuli). Cette sensibilité serait associée à un mode de traitement des données sensorielles particulier[8].
Sensiblerie ou sensibilité ? La sensiblerie n’est pas la sensibilité. Cette dernière comporte un jugement plus sûr des choses et la faculté de discerner et d’apprécier la richesse d’une image ou d’un son. La sensiblerie au contraire ne repose sur rien de sérieux ou de durable : éminemment émotionnelle, superficielle, passagère, sans assises pour fixer son choix, elle prétend fournir une réponse aux problèmes que pose l’existence, alors qu’en réalité elle ne leur apporte aucune solution réfléchie, raisonnée. La sensiblerie repose, à l’origine, sur un mensonge, ce que j’appellerai « le mensonge sensoriel ». Le « pacifisme de sensiblerie » est un pacifisme romantique, efféminé, inopérant, un pacifisme de facilité, qui a horreur de tout pacifisme scientifique, ses conclusions reposent sur l’apparence et non sur la réalité de la vie ; placé devant les conséquences logiques de ses théories, le pacifiste de sensiblerie se dérobe. La science moderne apporte un appoint de taille à la sensiblerie. Que conclure ? René Guillot
10 conseils pour mieux vivre votre hypersensibilité ! Vous êtes très sensible au bruit, à la foule, aux odeurs ? Vous avez l’impression d’être en permanence pris(e) dans des vagues d’émotions ? Vous êtes peut-être hypersensible ! Comment gérer ce trait de personnalité qui a tendance à compliquer le quotidien ? Déjà, arrêter de considérer que vous avez un « problème » : entre 15 et 20% de la population y serait sujet. Deuxième bonne nouvelle : vous pouvez facilement changer certaines conditions de votre vie pour faire de votre sensitivité non pas un handicap, mais une force. 5 signes qui indiquent que vous êtes hypersensible 1- Une super réactivité à l’environnement Pour vous, les petits désagréments du monde extérieur peuvent vous mettre les nerfs à vif. 2- Une grande sensitivité corporelle L’hypersensible est extrêmement réactif, témoigne Laura Marie sur son blog Mind, Body, Spirit. « Les informations nerveuses circulent très vite », et donc ce type de personne « réagit à tous les stimuli, sans vraiment filtrer ». Vous aimez cet article ?
Emotions ?... vous avez dit : émotions ?... En parcourant le web, je suis il y a peu tombée sur cette « fleur » des émotions (présentée en anglais sur Wikipédia). Elle m’a immédiatement fait penser et réfléchir aux spécificités des surdoués… A l’origine de cette fleur : Robert Plutchik , psychologue de l’université de Floride. La théorie de Plutchik concernant les émotions est la suivante : Plutchik a d’abord présenté les différentes émotions sous forme de diagramme, puis sous forme de cône : … avant de le présenter dans sa forme « circomplexe » (la fleur) qui est la version développée du cône, mais qui fait apparaître des sentiments qui correspondent à des mélanges d’émotions : ainsi par exemple joie et acceptation sont les ingrédients de l’amour, répugnance et chagrin celui du remords… Autant de combinaisons que connaissent bien les spécialistes du marketing et de la communication pour faire passer leurs messages… Ici, en anglais, un article Wilkipedia qui entre dans le détail des émotions primaires et mixtes. Pearl Buck (1892 – 1973)
Aider un enfant hypersensible à bien vivre sa sensibilité (et en faire une force) Saverio Tomasella est le spécialiste français de l’hypersensibilité. Il a écrit un ouvrage dédié aux enfants hypersensibles dans lequel il propose des clés pour mieux les comprendre et les accompagner. Il a écrit un roman sorti cette semaine qui se veut un roman initiatique pour les parents d’enfants hypersensibles. Ce roman est suivi d’un petit récapitulatif à l’usage des parents dans lequel il est rappelé que l’hypersensibilité n’est pas une maladie et que tous les enfants sont hypersensibles jusqu’à sept ans au moins, même si l’hypersensibilité de certains enfants est plus manifeste ou plus prononcée. Saverio Tomasella rappelle également les caractéristiques principale d’une sensibilité élevée : Observation, besoin de temps pour entrer en communication Les enfants hypersensibles observent les moindres détails de chaque situation, des personnes qui les entourent et réfléchissent beaucoup sur ces informations. Traitement en profondeur de l’information Empathie, générosité
La crise existentielle chez les enfants surdoués | James Webb Source : Supporting Emotional Needs of the Gifted (SENG) via Davidson Institute, « Existential depression in gifted individuals », via The Unbound Spirit reprise de la traduction par : Photo par Claire Gibbs. « D'après mon expérience, les personnes surdouées et talentueuses sont plus susceptibles de connaître une forme de dépression qu'on appelle une crise existentielle. La crise existentielle est une dépression qui survient quand un individu affronte certaines questions fondamentales de l’existence. Pourquoi ces préoccupations existentielles reviennent de manière disproportionnée chez les surdoués ? Comme les enfants surdoués sont capables d’imaginer comment les choses pourraient être autrement, ils sont souvent idéalistes. Quand les enfants surdoués tentent d’échanger ces préoccupations avec les autres, ils rencontrent généralement des réactions qui vont de l’étonnement à l’hostilité.
Empathie, Sympathie, Compassion! quelles différences? Je lis régulièrement le blog de Matthieu RICARD qui n'est plus à présenter! et je voulais discuter avec vous du sujet de son dernier article. L'empathie (du grec ancien εν, dans, à l'intérieur et πάθoς, souffrance, ce qu'on éprouve) consiste à comprendre ce que d’autres éprouvent et à entrer en résonance avec eux. Il faut distingue l'empathie de la sympathie, de la compassion et même de la contagion émotionnelle. L'empathie, contrairement à la sympathie qui est spontanée (attirance ou rejet) est une pratique relationnelle qui s'enseigne et s'apprend. Exemples de situation : Cunégonde dit : - Je n'aurais pas dû faire cela... Anatole dit : "- C'était génial. grâce au Docteur DODSON link : je potassais déja lorsque nos enfants étaient petits! La sympathie du grec syn- :« avec » et pathos :«souffrance » consiste aussi à comprendre les émotions d'une autre personne mais elle comporte une dimension affective supplémentaire. que l’amour donné à ceux qui souffrent " dit Mathieu.
Les 6 problèmes les plus courants des enfants hypersensibles (face aux personnes qui ne comprennent pas l'hypersensibilité) 1.La conscience des subtilités Tous les enfants hypersensibles ne remarquent pas les détails subtils (moindre petite odeur, micro changement de position d’un objet, modification d’une recette…). Certains n’y semblent plutôt pas conscients parce qu’ils sont davantage préoccupés par leur monde intérieur. Elaine Aron, spécialiste mondiale de l’hypersensibilité, propose quelques pistes pour accompagner cette hypersensibilité aux détails : 2.Le fait d’être facilement surstimulé ou surexcité Comme les enfants hypersensibles remarquent les détails subtils, ils sont plus enclins à être dépassés quand beaucoup de choses arrivent à la fois (ces choses pouvant venir de l’extérieur, comme des lumières, du bruit, du public ou de l’intérieur, comme des angoisses ou des sources d’excitation). Les hypersensibles atteignent plus rapidement que les autres enfants un niveau de stimulation excessif et cette excitation/ désorientation leur pose de grandes difficultés. 3.Des réactions intérieures profondes
Les surdoués ne sont pas ceux que l’on croit (Inrees.com, janvier 2013) Une amie, fondatrice de l'association Hautpotentielquebec.org m'a indiqué la mise en ligne ce jour d'une "enquête" (ahem...) sur les surdoués, par le e-magazine Inrees.com Les surdoués sont-ils vraiment ceux qui réussissent brillamment les tests de QI ? De plus en plus de spécialistes le contestent et soulignent d’autres aspects de l’intelligence et des potentiels humains. Comme l’intelligence émotionnelle et perceptiveLes surdoués ne sont peut-être pas ceux que l'on croit. Je suis très mécontente du ton de cet article On peut y lire par exemple : Un point de vue confirmé par Christel Petitcollin, formatrice en communication et en développement personnel. « Officiellement, les surdoués représentent 2% de la population alors qu’en réalité, ils seraient 15 à 30% car ces tests n’évaluent que la partie émergée de l’iceberg. » Christel Petitcollin, si elle est auteure d'un livre ("Je pense trop : comment canaliser ce mental envahissant ) serait basé sur quoi ? POUR lire l'ARTICLE en INTÉGRALITÉ
Hyperempathie, le doute d’être soi | Le Blog Bleu Cogiter - 17 jan 2015 - 42 commentaires Hier dans la nuit, j’ai fini de lire un livre extrêmement intéressant : Je mange donc je suis, surpoids et troubles du comportement alimentaire, de Gérard Apfeldorfer. Un livre qui se dévore En parcourant les premiers paragraphes, je me suis dit que je parlerai de ma lecture ici sur le blog, parce que c’est bien écrit, et qu’on apprend plein de choses sur notre rapport à l’alimentation (et donc au corps). Pourquoi l’alimentation a-t-elle une dimension sociale ? Comment se construit notre image du corps ? Même si vous n’êtes directement concerné-es par les troubles alimentaires et/ou le surpoids, je vous conseille ce livre, qui est une vraie mine d’information. Et puis, en tournant les pages, j’ai compris que je ne pouvais pas vous faire seulement une fiche de lecture. L’hyperempathie, bénédiction ou malédiction ? Manquant de références internes, l’hyperempathique rencontre des difficultés à objectifier et rationnaliser ce qui lui arrive.
Méditation : un art de la sensibilité De l’extérieur, méditer cela ressemble à réfléchir les yeux fermés. De l’intérieur, c’est tout autre chose : c’est faire un grand usage du corps, de la sensorialité, de la sensibilité. Lorsqu’on médite, on arrête actions et distractions, pour se rendre présent, à soi et au monde, pour prendre pleinement conscience de ce qui se passe, en nous et autour de nous. On laisse filer les réflexions pour se tourner vers les sensations : souffle, corps, sons, odeurs, lumières... On ouvre grands les portes de la sensibilité, que l’on dépouille de ses défenses : les pensées, les explications, les rationalisations... On laisse parler la sensibilité nue. Certains hypersensibles ont parfois du mal avec cela : ils craignent d’ouvrir une boîte de Pandore, ils ont peur - les anxieux et les paniqueurs surtout - que le flot de leurs émotions et de leurs sensations ne les submerge. On ne médite pas pour se couper du monde, mais pour mieux se relier à lui. Dans quel monde préférons-nous vivre ?
Adulte surdoué : reconnaître et comprendre leur différence - Dossier Intelligence exceptionnelle, QI élevé, raisonnement différent, aptitudes extraordinaires… Les surdoués ont, semble-t-il, tout pour réussir et être heureux. Pourtant, nombre d’entre eux souffrent. De leur différence, souvent mal vécue. Alors qu’ils représentent 2 à 5% de la population mondiale, certains ignorent d’ailleurs qu’ils sont surdoués. Mais heureusement, il n’est jamais trop tard pour le découvrir, et s’épanouir. Monique de Kermadec, psychanalyste et spécialiste des surdoués, accompagne depuis des années ces personnes exceptionnelles, hors normes. Quant à Hervé, 47 ans, il s'est découvert surdoué après que sa fille ait été diagnostiquée enfant précoce. Dossier réalisé par Margaux Rambert