
de la servitude moderne - le livre « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer. Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. » La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n’aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l’aliénation. L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave. Chapitre III : L’aménagement du territoire et l’habitat « L’urbanisme est cette prise de possession de l’environnement naturel et humain par le capitalisme qui, se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace comme son propre décor. » La Société du Spectacle, Guy Debord. Le Capital, Karl Marx Marc 8 ; 36
6 cas où l'Europe améliore le quotidien Sunday, May 11, 2014 10:45 AM GMT Perçue comme loin des préoccupations des citoyens, l'Union européenne intervient concrètement dans leur quotidien, des frais de roaming à la sécurité alimentaire en passant par le droit au compte bancaire. - L'Europe et le portable - Les appels ou les SMS envoyés depuis son téléphone portable quand on se trouve à l'étranger ne devraient bientôt plus se voir imposer des frais de "roaming", ou itinérance, d'ici fin 2015. Actuellement, beaucoup d'Européens s'abstiennent d'utiliser leur portable ou smartphone depuis l'étranger par peur de ces surcoûts. Leur suppression, voulue par la Commission européenne et soutenue par le Parlement, doit encore recevoir l'aval du Conseil, qui représente les Etats de l'UE, et devrait se pencher sur le dossier d'ici la fin de cette année. L'Union européenne s'est aussi engagée en mars à imposer d'ici trois ans des chargeurs universels pour téléphones portables. - L'Europe contre les cigarettes - - L'Europe et la banque pour tous -
UE : 5 années de statu quo avec Jean-Claude Juncker Par Philippe Robert. Jean-Claude Juncker Nul n’ignore plus que l’Europe, sous le double signe de l’Union européenne et de la Zone euro, file un mauvais coton quasiment à tous les niveaux d’une construction dont les strates successives, empilées au fil des traités et contre-traités, n’ont finalement servi qu’à éclipser la vision des Pères fondateurs. Le temps est donc venu, pour l’Union européenne, de décider de son avenir dans un monde qui a nettement tendance à brûler les étapes alors que nous en sommes encore à tergiverser à propos de tout et de rien, en d’autres termes à courir après un bonheur qui, en mode collectiviste, ne cesse de se dérober. Il est d’ailleurs fascinant de constater à quel point les plus hauts postes de l’UE sont verrouillés au profit d’une caste de hauts fonctionnaires européens qui se cooptent volontiers entre eux dès lors qu’il s’agit, pour des chevaux de retour parfaitement identifiés, de ne pas céder un iota de leurs privilèges.
Lobbying : comment l’industrie pharmaceutique prend d’« assaut » les institutions européennes Des médicaments trop onéreux qui mettent en péril les systèmes de sécurité sociale : c’est le constat qui a conduit le Conseil européen, en 2016, a demandé de revoir la régulation du marché européen des médicaments. Mais, comme trop souvent avec les institutions européennes, ces velléités de réforme se sont rapidement heurtées aux puissants lobbys de l’industrie pharmaceutique. Un nouveau rapport de l’ONG bruxelloise CEO décrit avec minutie les stratégies d’influence des grands labos pour défendre leurs profits. Des rencontres avec des commissaires européens, des lettres envoyées aux décideurs, une campagne grand public, des scientifiques liés aux entreprises… Un rapport de l’ONG bruxelloise CEO, paru le 10 mai dernier, documente avec minutie le lobbying de l’industrie pharmaceutique auprès des institutions européennes. N’allez pas y chercher de grandes révélations : les méthodes sont classiques, multi-sectorielles, parfois complexes... et efficaces. Sous le feu des critiques Simon Gouin
Inediz Le traité de Maastricht a 20 ans Souvenez-vous du 1er novembre 1993. A cette date entrait en vigueur le traité de Masstricht, du nom à la petite ville néerlandaise où il fut signé. Rallié de justesse par un référendum en France, il jetait les bases de la création de l'euro. Vingt ans plus tard, politiques et experts s'accordent à reconnaître que l'union monétaire était mal conçue, puisqu'elle n'était accompagnée d'aucune union budgétaire, et encore moins économique. Les choses ont globalement fonctionné jusqu'à l'éclatement de la crise bancaire, qui s'est transformée rapidement en crise de la dette et de l'euro, avant de déferler sur le reste de l'économie. Problème de légitimité démocratique Alors directeur du Trésor, Jean-Claude Trichet a négocié au nom de Paris chaque virgule de tous les articles concernant les aspects monétaires, pour ensuite diriger de 2003 à 2011 l'institution née du texte: la Banque centrale européenne (BCE).
Le poids des lobbies, l'impact des conflits d'intérêts sur la décision publique : petite revue de presse Sommaire de cet article Le contenu de cette page est entièrement constitué d’extraits non modifiés des articles de presse mentionnés. Corruption, lobbying, lanceur d’alerte : que prévoit la loi Sapin 2 ? 16 février 2016, Europe 1, Le ministre des Finances a bouclé son projet de loi. Si la France est la sixième puissance économique mondiale, elle n’est que 23e du dernier Corruption Perceptions Index élaboré par l’ONG Transparence Internationale. Vers une agence nationale de lutte contre la corruption. Sa mission sera notamment de vérifier que les entreprises s’adaptent à la création d’un nouveau délit : le délit de corruption d’un agent public à l’étranger. Le texte prévoit par ailleurs l’instauration d’une procédure de "transaction pénale", sur le modèle du Deferred Prosecution Agreement (DPA) américain. Obliger les lobbys à jouer cartes sur table. Les groupes d’influence vont en outre devoir s’adapter à une nouvelle donne. Protéger les lanceurs d’alerte. - la détention d’un intérêt.
La Commission européenne gangrenée par les lobbys et conflits d'intérêts ? Peut-on servir l'intérêt public lorsque l'on défend des intérêts privés ? La question a été maintes fois posée à Bruxelles, tant le lobbying y est puissant et les conflits d'intérêts nombreux. Dernièrement, l'ONG Corporate Europe Observatory (CEO) a répertorié l'ensemble des conflits d'intérêts qui subsistent à la Commission européenne. Les résultats sont édifiants. Quel est le problème ? Le principal problème que soulève la situation actuelle à Bruxelles est le manque d'impartialité des commissaires européens. Une vraie porosité entre les deux milieux Pourtant, parallèlement, nombre d'entre eux occupent des postes dans de grands groupes financiers ou industriels, dans les domaines qu'ils sont sensés encadrer législativement. Cette récupération par les entreprises privées de personnalités politiques est regroupée sous le concept de "Revolving Doors" ("portes tambours"), qui illustre la porosité existant entre les deux milieux. Qui est concerné ? Parmi les commissaires européens concernés :
Que reste-t-il du rêve européen Par Vesselina Garello Tout allait pour le mieux dans la meilleure des Unions il y a à peine quelques années de cela. Commissaires et députés européens vivaient au grand jour le mariage de raison parfait. Bien sûr, on entendait ici et là quelques voix eurosceptiques que personne ne prenait au sérieux, mais dans l’ensemble rien de très inquiétant. Le succès de la construction européenne en termes de paix et de prospérité jamais connus sur le continent était incontestable. Crise de la dette, le début des problèmes La Grèce et l’Irlande ont trébuché les premières sur les montagnes de dettes qu’elles accumulaient de façon insouciante depuis des années, suivies par d’autres pays, principalement du Sud de l’Europe, qui ont vu la situation de leur dette se dégrader très rapidement. Les taux d’endettement explosent, largement au-delà des limites de déficits et d’endettement fixés dans le Pacte de stabilité et de croissance (PSC) signé par les États membres quelques années auparavant. Quo vadis ?
On vous raconte le fonctionnement d'un lobby européen, façon blockbuster "En 15 ans de mandat, je n'ai jamais vu une attaque, un siège et un bombardement aussi systématiques du Parlement européen de la part des lobbies qu'à l'occasion du débat sur la directive droit d'auteurs", explique l'eurodéputé français Jean-Marie Cavada. Le texte vise à mieux rémunérer les compositeurs, auteurs, musiciens lorsqu'ils mettent sur internet leurs productions. Ce dossier a déchaîné comme jamais les motivations des différentes parties prenantes. L'occasion de dérouler, à la manière d'un film, le fonctionnement du lobbying au niveau européen. Les personnages : des artistes et des géants La directive droit d'auteurs a opposé deux camps bien distincts : d'un côté les partisans de la réforme, avec les représentants des groupes de presse et des auteurs. De l'autre côté, les pourfendeurs du texte, avec en premier lieu les géants du numérique, comme Google et Facebook, tout comme les partisans d'un internet "libre". Le synopsis : tous les coups sont permis
A Berlin, Varoufakis revient dans l'arène pour réformer l'Europe L'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a fait son retour sur le devant de la scène en lançant mardi un mouvement politique pour tenter de sauver une Europe menacée, selon lui, de désintégration sur fond de crise des réfugiés. Sept mois après avoir démissionné avec fracas du gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, l'iconoclaste économiste, chantre de l'anti-austérité, a présenté à Berlin DIEM 25 (pour Democracy in Europe - Movement - 2025), un mouvement paneuropéen qui veut agir pour plus de démocratie et de transparence dans une Union européenne ébranlée. Dressant le portrait d'une Europe qui se fourvoie, M. Varoufakis a fustigé "l'échec spectaculaire (des 28 pays membres de l'UE) à gérer la crise des réfugiés de manière sensible et humaniste, à l'exception possible d'Angela Merkel", la chancelière allemande avec qui il a pourtant croisé le fer l'an dernier lors de son bref passage aux commandes de finances grecques en lambeaux. Le mouvement de M.
Des millions d’euros d’aides agricoles détournés, décryptage d’un scandale européen Une enquête au long cours du New York Times, publiée entre novembre et décembre 2019, est à l’origine d’une critique radicale du système européen de soutien et d’aides à l’agriculture – la « politique agricole commune » (PAC). Conduite dans neuf pays par plusieurs journalistes, l’enquête est à l’origine de révélations explosives, démontrant qu’une large partie de ces aides ou subventions destinées aux agriculteurs était détournées au profit d’oligarques des pays de l’Est. L’enquête a également montré qu’une véritable mafia agricole prospérait dans ces pays, grâce à un système de corruption, y compris au plus haut niveau de l’État. Cet argent de la PAC, indispensable à la survie de milliers d’agriculteurs européens, est ainsi capté par une poignée d’acteurs et ne sert ni au soutien ni au développement ou à la transition de l’agriculture européenne. Que révèle le New York Times ? L’enquête révèle l’existence de fraudes massives aux subventions agricoles européennes. À quoi sert la PAC ?
Bruxelles business Plus MAIS QUI DIRIGE VRAIMENT L'EUROPE ? Comment, à Bruxelles, les lobbys financiers et industriels influencent les décisions européennes. Une enquête rare et instructive au coeur de réseaux d'influences qui mettent en jeu le principe même de notre démocratie. Pour mieux comprendre ces réseaux secrets d’influences, les réalisateurs ont rencontré notamment deux d’entre eux : Pascal Keineis représente à lui seul quarante multinationales dans le secteur des services, des banques et des assurances et du tourisme, soit 50 % du PNB de l’UE. À son opposé, le jeune activiste Olivier Hoedeman a créé il y a vingt ans un observatoire pour cerner l’influence de l’industrie sur les décisions de Bruxelles.
Un eurodéputé nationaliste bulgare fait un salut nazi au Parlement européen Son geste est visible sur la vidéo du débat disponible sur le site du Parlement européen. Après être intervenu lors d’un débat sur l’Etat de droit en Pologne et en Hongrie, Angel Dzhambazki, du groupe eurosceptique Conservateur et réformistes européens (ECR en anglais), remonte les marches menant à la sortie de l’hémicycle, se retourne et tend le bras droit devant lui quelques secondes avant de repartir. « Nous ne vous permettrons jamais de nous dire ce que nous devons dire et ce que nous devons faire. Vive la Bulgarie, la Hongrie, Orban, Fidesz et l’Europe des Etats nations », avait auparavant déclaré l’élu du parti nationaliste bulgare VMRO au pupitre de l’hémicycle. Il a aussi qualifié sur Twitter d’« abomination » la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (UE), qui a validé mercredi un mécanisme, contesté par Varsovie et Budapest, permettant de priver de fonds européens un pays où sont constatées des violations de l’Etat de droit. Scandaleux et indigne.