Japon : la révolution tranquille des NEET

"Not in Education, Employment, or Training – ni étudiant, ni employé, ni stagiaire", quelle est cette génération des NEET qui, sans bruit, se détache des valeurs habituellement véhiculées par la culture de leur pays? Dans un article intitulé « Revolution of the NEET (lol) » [jap], Sayuri Tamaki passe en revue la génération des NEET (Not in Education, Employment, or Training – ni étudiant, ni employé, ni stagiaire) et la façon dont ils changent le Japon. Remarque : l’article a été traduit dans son intégralité avec la permission du blogueur. Les liens et remarques entre parenthèses ont été ajoutés par Tomomi Sasaki pour référence. “Il est souvent dit que la structure de ce pays exploite les jeunes générations. Pourtant, les jeunes restent extrêmement calmes, peu enclins à exprimer leur colère dans la rue. La jeunesse japonaise est peut-être plus rusée et gênante que celle qui fait du grabuge. La coqueluche du moment sur la Toile est pha-san [jap]. « Franchement, je ne veux pas travailler !
Education bubble
On retrouve les mêmes histoires à propos des Med Schools, les très onéreuses écoles de médecine américaines. Plus largement, avec la crise des subprimes, beaucoup d’Américains ont perdu les économies qui auraient permis à leurs enfants d’aller étudier à l’université: certains ont opté pour les universités publiques, bien moins chères, et d’autres ont tout simplement renoncé à poursuivre leurs études. Et pour ceux qui s’obstinent et qui n’ont pas des parents riches, l’endettement est la seule voie. D’ailleurs, les frais de scolarité ont augmenté comme rarement auparavant. Les universités mentent autant sur les salaires des futurs diplômés que les vendeurs de crédit immobiliers ont pu mentir sur l’augmentation infinie et garantie du prix de la pierre. L’Economist parle d’une bulle éducative. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple. L'université, machine à clones Des cerveaux artificiels... c'est maintenant L'économie de la connaissance, le nouveau pipeau à la mode
Lost génération
La France : une nation du « yes we can’t do it » et de la « lost » génération. Les dernières études permettent de dire sans aucun doute que ce pays vit une période de profond pessimisme, relayé par des penseurs français qui estiment que la France est en déclin, tant aux niveaux économique que culturel ou géopolitique. Dans son blog, Romain Bernard parle des plus médiatiques d’entre eux, notamment Nicolas Baverez dans La France qui tombe, visait à démontrer que les faiblesses structurelles de l’économie française précipitent son déclin dans le monde, ce qui peut être objectivé par le recul relatif de la France par rapport à ses concurrents, notamment le Royaume-Uni. En 2006, Dominique de Villepin a popularisé le terme de « déclinologue » en lui donnant le sens péjoratif de personnes voyant tout en noir. « Je vois surgir une nouvelle population dans notre pays, de nouveaux experts : les « déclinologues ». Les articles et les études à ce sujet sont passés dans la presse cet hiver.
Observatoire des inégalités
17 décembre 2010 - L’emploi qualifié continue de se développer, mais le déclassement des générations qui arrivent sur le marché de l’emploi n’est pas un fantasme. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, extraite du hors série « Générations », du magazine Alternatives Economiques. Les jeunes générations sont-elles « déclassées » ? Vont-elles connaître un destin social moins favorable que leurs aînées ? La récession a relancé le débat. La réponse dépend des instruments de mesure utilisés. L’ascenseur social fonctionne toujours… La première façon d’appréhender le phénomène consiste à observer l’évolution globale de la structure des emplois. Ce mouvement n’est pourtant pas univoque. Les jeunes générations ont tiré parti de ce phénomène. … mais plus lentement Bon nombre de jeunes adultes, qui se battent pour prendre pied dans l’emploi, doivent se frotter les yeux à la lecture de telles données. Plus diplômés, mais moins bien lotis ou au chômage Louis Maurin
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