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Thomas Coutrot : « 59% de la dette publique est illégitime »

Thomas Coutrot : « 59% de la dette publique est illégitime »

Que faire de la dette ? Un audit de la dette publique de la France Cette étude a été réalisée par un groupe de travail du Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique. Elle se veut une contribution au nécessaire débat public sur des questions cruciales : d’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres ? Peut-on alléger son fardeau autrement qu’en appauvrissant les populations ? Les réponses apportées à ces questions détermineront notre avenir. Télécharger la version complète du rapport 59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs Tout se passe comme si la réduction des déficits et des dettes publiques était aujourd’hui l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente: une croissance excessive des dépenses publiques.

Démocratie contre capitalisme par Thomas Coutrot "La démocratie ne pourra se régénérer qu'en faisant irruption dans l'économie." C'est le postulat central du dernier livre de Thomas Coutrot, économiste, membre du conseil scientifique d'Attac et du Réseau d'alerte sur les inégalités. Réfutant la thèse selon laquelle le capitalisme serait le seul régime compatible avec la démocratie, alors que les inégalités se creusent et que l'insécurité sociale mène à une apathie croissante des citoyens, il propose une "autre rationalité économique", construite autour de l'idée d'une "démocratie économique participative". Les entreprises seraient soumises au contrôle des ouvriers et des citoyens; le marché serait politisé, c'est-à-dire régulé par des instances démocratiques et participatives, etc. Une transformation radicale qui pourrait être portée par le mouvement altermondialiste. Comme toujours avec les ouvrages de Thomas Coutrot, le propos à la fois engagé, bien mené et très argumenté, invite à la réflexion.

L'insoutenable illégitimité de la dette LE MONDE | • Mis à jour le | Par Patrick Roger Analyse. Le premier ministre, Manuel Valls, en a fait un argument massue pour justifier le programme de stabilité et la réduction de 50 milliards d'euros de la dépense publique : « Depuis plus de trente ans, nous vivons au-dessus de nos moyens. » Le rapprochement qu'il effectue avec l'endettement de la France sous-entend que la dépense publique est la cause première de la dette publique. Faux, répond le groupe d'économistes de gauche et de syndicalistes constitué au sein du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC), qui a publié, mardi 27 mai, une étude analysant les composantes de la dette publique. L'explication – ou plutôt les explications – réside ailleurs : des recettes dont s'est privé l'Etat « en multipliant les cadeaux fiscaux » depuis le début des années 2000 et des taux d'intérêt excessifs auxquels l'Etat s'est financé. Ces deux facteurs, à eux seuls, contribuent pour 59 % à l'actuelle dette publique.

La compétitivité est une idée morte Peu nombreux sont ceux qui le contestent : la montée des inégalités socio-économiques et l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre portent en germe des catastrophes sociales et écologiques à l’horizon de deux ou trois décennies. Pourtant les décisions politiques de court terme ne sont pas seulement indifférentes à ces menaces, mais en accélèrent de toute évidence l’arrivée. Contrairement à une vision superficielle, l’austérité n’engage aucunement nos sociétés dans la voie de la sobriété. La priorité donnée par François Hollande à la compétitivité de la France s’inscrit en effet dans une vision de court terme — redresser la croissance des exportations du pays par la baisse du coût du travail et des dépenses publiques — qui est contraire à toute perspective de redistribution des richesses et de transition écologique. Deux courbes explosives Mais c’est précisément au moment où elle semblait près de se réaliser que cette promesse d’accomplissement tourne au cauchemar.

Les idées fausses sur la dette publique (1/2), Le Cercle par Jean-Jacques et Steve Ohana - Un certain nombre d’idées fausses circulent aujourd’hui sur la dette publique. Ces idées conduisent à des peurs irrationnelles et à des choix de politique économique très contreproductifs. Cet article vise à énumérer et à combattre ces erreurs. 1) Première idée fausse : La dette publique représente un fardeau laissé à nos enfants Nous avons choisi de commencer par cette première idée car elle procède d’une incompréhension fondamentale de ce qu’est la dette publique, incompréhension à la source de toutes les autres. Au contraire, la logique veut que le stock de dette publique augmente au cours du temps (à mesure que le PIB augmente), pas qu’il se réduise [1]! 2) Deuxième idée fausse : tous les pays peuvent être victimes « d’attaque des marchés » sur leurs dettes publiques La nécessité de financer en permanence déficits et stock de dette sur les marchés crée le risque de crises de financement de la dette publique.

De grandes banques organisent massivement l’évasion fiscale à l’échelle internationale « Environ 120 chargés d’affaires suisses seraient présents clandestinement en France pour démarcher les grosses fortunes hexagonales, ce qui est rigoureusement interdit par la loi mais réalisé, d’après Antoine Peillon, en toute connaissance de cause par la maison mère en Suisse. Chaque commercial est muni d’un document, le manuel du Private Banking, ’ véritable guide en évasion fiscale ’ » |3|. Le témoignage d’un ancien employé d’UBS, publié en janvier 2014, vient renforcer les accusations lancées par Antoine Peillon. « Le témoignage d’un ancien employé suisse de la banque, déposé auprès de la justice et recueilli par Le Parisien-Aujourd’hui en France (édition du mardi 21 janvier), montre que la plus grande des banques helvètes, qui fait depuis 2012 l’objet d’une enquête judiciaire en France, aurait institué un système bien rodé pour inciter les Français à frauder le fisc. Ce qui s’est passé aux États-Unis avec UBS confirme la doctrine « Too Big to Jail ». Conclusion

Sarkozy aura bien été le "président des riches" Lors du duel de l'entre-deux tours, François Hollande n'a cessé d'accuser Nicolas Sarkozy d'être le "président des riches". Mais qu'en est-il vraiment ? Certes, le gouvernement a alourdi les prélèvements des hauts revenus à la fin du quinquennat. Mais il avait auparavant gâté les gros contribuables en distribuant les cadeaux fiscaux. Surtout au profit des rentiers. Mais arrêtez avec ça ! "Jamais les revenus du capital n'ont été aussi taxés !" A première vue, elle semble en effet assez impressionnante. A quoi viendra s’ajouter, à partir du mois de juillet, un coup de bambou sur les revenus du capital. Les chiffres sont formels : au total, les impôts payés par les 1% les plus riches ont été réduits de près de 1,5 milliard d'euros

Rapport sur la dette de la France : elle provient des cadeaux fiscaux ! Le Lot en Action, par Bluboux, mis en ligne le 3 juin 2014 La dette de la France Elle s'élevait à 1 925,3 milliards d'euros (fin 2013, estimation Insee) et représente l'ensemble des engagements financiers, sous formes d'emprunts, pris par l’État, les collectivités territoriales et les organismes publics français (entreprises publiques, certains organismes de sécurité sociale…). Les discours des économistes, inaccessibles pour la plupart des citoyens, et de ceux des politiques, partiaux, voire mensongers, vont tous dans le même sens : nous dépensons beaucoup trop d'argent pour notre santé, l'éducation de nos enfants, pour nos services publics en général et entretenons une masse insupportable de fonctionnaires. Alors nous raconterait-on des sornettes ? Les résultats de l'étude réalisée par un groupe de travail du Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique sont éloquents et nous vous livrons ci-dessous le résumé du rapport, dispobible dans sa version complète ici (38 pages).

Sortie de l’Euro et dette publique Un argument récemment soulevé par les adversaires d’une dissolution de la zone Euro consiste à dire que le retour à des monnaies nationales poserait des problèmes insurmontables quant au financement de la dette française. Ceci se traduirait tant par la nécessité pour la Banque de France de monétiser une large part du stock de dettes existant, entraînant ainsi un risque d’hyperinflation, que par une hausse des taux sur la dette qui viendrait dégrader le solde budgétaire. On notera cependant que ces arguments sont mutuellement exclusifs. La dette de la France était d’environ 1925 milliards d’euros à la fin de 2013[1]. Tableau 1 Dette nette (milliards d’euros) Source : INSEE : La dette négociable de la France, qui est la seule pertinente pour ce qui nous intéresse, s’élevait quant à elle au 31 mars 2014 à 1502,2 milliards, et avait une durée moyenne de 6 ans et 343 jours[2]. Graphique 1 Source : Agence France-Trésor More Posts

Ah bon ce serait 82 % au lieu des 59 % ? Cela ne me surprend guère en fait et j'imagine très bien la tête de tous ceux qui s'engraissent avec les intérêts illégitimes de la dette si jamais on les ramenait (si un exécutif assez solide s'y lançait) à 18 au lieu de 100. :p
Autant rêver ! :D by alwen Jun 13

André-Jacques Holbecq a écrit : "cette étude est bien faite au niveau des données utilisées. Néanmoins je ne suis pas d'accord et j'arrive pour ma part à 82% d'intérêts illégitimes dans le total de la dette depuis 1970 (mais je pars sur l'idée de monétisation des déficits, solution non prise en compte dans ce rapport).Je ne suis pas d'accord non plus avec les solutions préconisées "recours à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %"... encore gaver les banques ?" by christine98713 Jun 13

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