
Prendre des notes à l'écrit plutôt qu'à l'ordinateur, ce qui est le plus efficace pour mémoriser Atlantico : Une étude réalisée par des neurologues de Princeton et l'université de Californie (voir ici) fait état d'un constat assez surprenant : écrire à la main plutôt qu'à l'ordinateur permettrait de mieux retenir ce que l'on prend en notes. Est-ce qu'il s'agit d'une piste crédible et comment l'expliquer ? André Nieoullon : C'est effectivement une piste crédible. Tout d'abord parce que l'écriture est un processus automatique qui traduit la personnalité, notamment. On sait aujourd'hui mettre en place des processus de reconnaissance de l'écriture pour déterminer un certain nombre d'éléments concernant la personnalité de l'auteur. Ce qui n'est pas nécessairement le cas dans le cadre de l'écriture à la machine : il s'agit là d'un procédé plus complexe à maîtriser, bien souvent, et qui nécessite donc de reporter une partie de l'attention ailleurs. Qu'est-ce qu'il faut en déduire concrètement ? Evidemment non ! Egalement, la vitesse de la prise de notes est un facteur important.
L’intérêt croissant pour l’ouverture des données publiques : des initiatives en éducation 1Le présent article s’inscrit dans un contexte d’engouement pour l’ouverture de données publiques et la floraison de portails publics dont la finalité est de rendre des données accessibles à un public hétérogène d’utilisateurs potentiels : citoyens, chercheurs, journalistes, entreprises ou développeurs informatiques, etc. 2Par le terme anglais open data, on entend le fait de rendre accessibles des données dans un format « ouvert » (« données brutes »), avec une licence qui permet leur réutilisation. Les données doivent pouvoir être lues, extraites de leur support d’origine et, surtout, réutilisées. Ce point est essentiel pour comprendre pourquoi l’ouverture des données publiques est considérée actuellement comme un enjeu économique et démocratique qui dépasse le simple enjeu de la transparence. 3Nous présentons d’abord un panorama des acteurs de l’open data en France et des sources d’information sur le sujet. Etalab « Les acteurs de l’Open data en 2012 par fonction »
La revanche du stylo sur les tablettes et les smartphones Bousculé par le clavier et l'écran tactile, le stylo effectue un retour en force en s'adaptant aux technologies numériques. On a peut-être enterré un peu vite le bon vieux stylo. Mis à l'écart au profit du clavier des machines à écrire puis des ordinateurs, concurrencé par l'écran tactile des tablettes et des mobiles, il fait aujourd'hui son grand retour au service des technologies numériques. Rien d'étonnant à ce come-back. Préférer le stylo ne signifie pas forcément abandonner les outils numériques. Reconnaissance d'écriture Du côté des smartphones, c'est le Galaxy Note de Samsung qui a lancé la tendance. La précision en plus Un problème qui ne concerne pas la nouvelle tablette de Lenovo, la Yoga Tablet 2 (à partir de 249 €). Dans la catégorie des tablettes, la nouvelle Slate 8 Pro de HP (250 €) se distingue par ses deux modes d'utilisation du stylo. Notes mémorisées Quant à la famille des stylos connectés, elle s'élargit de jour en jour.
Big Data, santé et défis pour l’éducation Le 11 juin 2013 s’est tenue la demi-journée de discussions autour du big data et leur impact sur les approches de recherche et d’enseignement. Organisés par l’université Paris Descartes en partenariat avec INRIA, les échanges ont eu pour but de faire émerger des directions et points critiques autour des usages des big data dans la pédagogie universitaire. J’y suis intervenue aux côtés d’Avner Bar-Hen dans la session “SANTÉ – Vers des responsabilités nouvelles pour les enseignants et les chercheurs”. Merci à Sophie Pène pour l’invitation et l’organisation de cette demi-journée enrichissante. Mon intervention est retranscrite ci-dessous. J’aimerais aborder avec vous quelques mythes construits autour du big data et ainsi initier la discussion autour de l’esprit critique que nous devons contribuer à faire émerger et enraciner chez les étudiants. “Avec assez de données, les chiffres parlent d’eux-mêmes.” Il s’agit d’un souci de qualité de données (et bien sûr, leur interprétation).
Technologies numériques et connaissance | Humanités numériques Quelles relations entre la grammaire numérique et les contenus (images, sons, textes) auxquels ces technologies nous donnent accès ? Quelle modification de nos usages d’intégration des connaissances cette grammaire numérique implique-t-elle ? Les outils que le numérique met à notre disposition pour mettre en forme comme pour transmettre toutes sortes de contenus culturels les remodèlent furtivement, sans que nous en ayons totalement conscience. Voici réunis des articles, vidéos de conférences, références de livres, qui donnent différents éclairages sur cette question du croisement entre technique et connaissance. Le second est un article s’intitulant «Prendre le pli des techniques», il est du philosophe Bruno Latour. Avec le numérique, nous parlons d’une technique très diverse, aux multiples visages.Toutefois la grammaire codificatrice qui le fonde soulève des questionnements quant à notre emprise sur les dispositifs qu’il met en place. (2) Bruno Latour, «Prendre le pli des techniques»
Le Big Data éducatif ausculté au Campus Européen d'été de l'Université de Poitiers Les techniques de collecte des données (le big data) peuvent-elles aider à mieux comprendre les élèves ? Sont-elles à même de publier des manuels scolaires plus performants ? Faut-il éduquer tous les élèves à en comprendre les enjeux ? Toutes ces questions se retrouvent au Campus Européen d'été de l'Université de Poitiers su 19 au 23 septembre. Reportage. Cela fait plus de dix années que le département Ingénierie des Médias pour l'Education de l'Université de Poitiers organise un rassemblement en début d'année universitaire. Qu'est ce que le Big Data éducatif ? Cette année le Campus Européen est consacré aux Big Data. Jean François Cerisier, professeur à l'université de Poitiers et grand ordonnateur de la manifestation a tout de suite donné le ton de la journée. Sans espérer ou désespérer de cette montée en puissance, JF Cerisier a mis en évidence les trois questions clés qui structurent la semaine : - Comment éduquer au big data, dans l'école et en dehors ? Les algorithmes nous enferment
Comment les outils numériques modifient notre cerveau - La Croix Des études scientifiques ont montré que l’utilisation massive d’Internet transforme notre mémoire et notre attention Réécouter l'émission de France Inter "La tête au carré" présentée par Mathieu Vidard, en partenariat avec La Croix. « Internet rend-il bête ? » Tel est le titre un peu provocateur d’un best-seller de l’essayiste américain Nicholas Carr, qui vient d’être traduit en français (1). S’appuyant sur des études scientifiques effectuées outre-Atlantique, il y montre comment l’utilisation d’Internet a opéré une véritable « révolution » dans notre cerveau. Éminemment plastique, cet organe se serait déjà adapté à l’usage intense des nouvelles technologies, comme il l’a fait dans le passé avec l’invention de l’écriture ou avec le développement de la lecture. Les nouveaux outils numériques auraient modifié le fonctionnement de notre mémoire, de notre attention et, plus profondément, de notre intelligence, de notre façon d’appréhender le monde et de le penser. (1) Éd. Newsletter
Quand le « big data » transforme l'éducation, la formation et les apprentissages Présentation du C2E 2016, CAMPUS EUROPÉEN D'ÉTÉ SUR LA eÉDUCATION JEUDI 28 AVRIL À 11 H Salle 417 Faculté de Lettres et langues - Université de Poitiers Bâtiment A3, 4e étage 1 rue Raymond Cantel à Poitiers. Retransmis par webconférence : L'édition 2016 du Campus européen d'été sur la eÉducation (C2E 2016) se déroulera du 19 au 23 septembre à Poitiers et invitera à la réflexion sur les usages des données massives dans les contextes d'éducation, de formation et d'apprentissage. Les références faites au big data, aux données massives ou aux mégadonnées sont sans cesse plus fréquentes, sans que ceux qui l'évoquent sachent toujours ce dont il s'agit exactement. L'expression est assez récente -à peine une vingtaine d'années- et désigne à la fois la collecte massive de données et leur traitement. Comme dans d'autres domaines, on observe aujourd'hui les prémisses de changements qui s'annoncent durables et profonds.
Révolution cognitive et numérique- Usages du numérique éducatif Une étude de l’OCDE parue le 14 septembre 2015 sur les compétences numériques des élèves fait un bilan plutôt positif des compétences développées dans le système français, mais souligne que les performances scolaires ne sont améliorées que lorsque l’intégration du numérique en classe s’accompagne d’une évolution des pratiques pédagogiques. Ce constat nous incite à résumer la conférence de Britt-Mari Barth1 donnée en avril 2014 sur la révolution cognitive et son lien avec la révolution numérique. L’origine de sa recherche part de l’expérience du terrain et de la réflexion sur les processus enseigner/apprendre (sciences cognitives). • Comment la révolution cognitive peut-elle guider la révolution numérique ? Les recherches indiquent qu’une révolution cognitive est en marche depuis les années 50. L’enseignant doit désormais viser non pas d’apporter le savoir mais de permettre à chacun de construire, ou plutôt co-construire son savoir. Aspect cognitif Aspect relationnel Aspect affectif
Le Big Data au service de l'éducation Grâce au Big Data et à l’essor de l’informatique et du numérique dans l’éducation, l’analyse des données permet désormais d’améliorer les systèmes scolaires et éducatifs du monde entier. Découvrez différentes utilisations et applications des Big Data Analytics visant à faire évoluer l’enseignement, en classe et à distance. Initialement, les ordinateurs sont nés dans les universités américaines. Aujourd’hui, les ordinateurs portables et les tablettes remplacent de plus en plus les feuilles blanches et les stylos dans les salles de classe. Cette numérisation de l’éducation génère un très grand volume de données relatives à l’apprentissage et à l’enseignement. Obtenir une vue d’ensemble De plus en plus de proviseurs et d’enseignants cherchent à utiliser le Big Data et l’analyse des données pour obtenir une vue d’ensemble sur le fonctionnement de leurs établissements. De nombreux outils et logiciels dédiés à l’éducation permettent aujourd’hui d’automatiser l’analyse des Big Data. Conclusion
L'Homme simplifié - Francetv Éducation Déresponsabilisation, déshumanisation, simplification à outrance : il y a urgence à penser l'usage et les conséquences des nouvelles technologies sur l'individu, le travail et la société. Propos recueillis par Isabelle Magos. Présentation de l'auteur Jean-Michel Besnier Professeur de philosophie à l'université Paris IV-Sorbonne, auteur de L'Homme simplifié. Vous affirmez que la technologie a pris une place fondamentale dans notre société et qu’elle est en train de nous formater. La grande différence entre les sociétés traditionnelles et nos sociétés occidentales tient au fait, qu’actuellement, les objets que nous avons créés nous façonnent largement. La technique, au même titre que la parole, est constitutive de l’humanité. Selon vous, cette technique prendrait le pas sur la parole. Oui, j’estime que nous sommes témoins d’un déséquilibre, car nos technologies contemporaines décrédibilisent peu à peu la parole, en réduisent le pouvoir. Cette tendance peut refléter une angoisse diffuse.
Une approche sociocritique des usages numériques en éducation Simon COLLIN (CRIFPE, Université du Québec à Montréal), Nicolas GUICHON (ICAR, Université Lumière Lyon 2), Jean Gabin NTÉBUTSÉ (CERTA, Université de Sherbrooke) 1. Introduction « It is contended that more research is required that moves away from a ‘means-end’ way of thinking about how best to harness the presumed inherent educational potential of digital technology and, instead, focuses on the socially contested and socially shaped nature of technology », (p. 66). 2. Fondements de l’approche sociocritique du numérique en éducation Pour présenter les fondements de l’approche sociocritique telle que nous la concevons, nous proposons dans un premier temps d'aborder ses principales prémisses. 2.1. 2.2. « comme partenaires dans l’activité cognitive de celui ou celle qui l’utilise. 2.3. « such over-simplification does the field no favours, either as a domain of research or as a domain of practice. 3. 3.1. 3.2. 3.3. 4. 5. 6. 7. AGBOTON J. (2006). ALLUIN F. (2010). BAKER R., YACEF K. (2009).