27 avril 1848 - Abolition de l'esclavage en France
Le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie un décret par lequel il abolit l'esclavage dans les colonies françaises. L'abolition concerne avant tout les vieilles colonies héritées de l'Ancien Régime, dont l'économie repose encore sur les grandes plantations sucrières. Le long parcours des abolitionnistes Sous la Révolution, les députés de la Convention ont aboli l'esclavage une première fois pour calmer les révoltes dans les colonies des Antilles. Les Anglais se montrent plus hardis : sous la pression des sociétés philanthropiques d'inspiration chrétienne, ils abolissent la traite atlantique en 1807 et l'esclavage en 1833. Les libéraux et les philanthropes français sont tout disposés à imiter leurs homologues d'outre-Manche. Ils y réussissent sans trop de problème dans l'île de Mayotte. Par contre, dans les vieilles colonies qui comptent beaucoup de planteurs, ils en sont régulièrement empêchés par ces derniers. Une application précipitée
La Guyane française au temps de l'esclavage, de l'or et de la francisation (1802-1946), au temps de l'esclavage, de l'or et de la francisation, 1802-1946, Serge Mam-Lam-Fouck, Ibis Rouge, Espace Outre-Me, 9782844500595
Dans des travaux antérieurs, l'auteur a contribué à la mise au jour des traits marquants de la société guyanaise d'avant la départementalisation. Il propose ici une nouvelle approche de l'histoire guyanaise du rétablissement de l'esclavage par Napoléon (1802) à la départementalisation (1946).L'idéologie de la solidarité nationale ainsi que les pratiques sociales de la période départementale (1946-1999) ont eu tendance à évacuer de la mémoire collective le fait colonial dont le poids est pourtant déterminant dans les attitudes et les comportements, au temps de l'esclavage comme après l'abolition. C'est à la lumière du fait colonial que l'auteur saisit la vie économique, sociale et politique. Publisher Ibis Rouge Publication date Collection Number of pages Measures 24 x 17 x 3 cm Weight 664 g Language français Dewey code UNIMARC files
Le rétablissement de l'esclavage en Guyane (1802) - L ...
Les « nouveaux citoyens » de Guyane replongés dans l’esclavage. L’abolition de l’esclavage, votée par la Convention en 1794 n’a pas touché toutes les colonies héritées de la France d’Ancien régime mais, après Saint-Domingue, l’esclavage a été supprimé effectivement à La Guyane. Son rétablissement par Bonaparte en 1802, signifie pour 10 000 personnes (86% de la population) qui ont expérimenté la liberté et la citoyenneté pendant huit ans, le déni de leur humanité et la réduction de leur statut à celui de « biens meubles ». Les « affranchis et libres de couleur », soit près de 500 anciens esclaves (4% de la population) ayant bénéficié de mesure individuelle avant même la Révolution, voient aussi leur statut remis en cause. A la Guadeloupe, l’envoi du décret d’abolition permet en 1794 d’organiser la contre-offensive libératrice de l’île, occupée à l’époque par les Anglais. Vente d’esclave en 1831 Loi du 30 Floréal an X Esclaves se rendant au travail Auteur : Françoise LEMAIRE
ABOLITION DE L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES FRANÇAISES
La lutte pour l'abolition de l'esclavage commence au xviiie siècle, menée par les Britanniques Granville Sharp et William Wilberforce, les Américains Anthony Benezet et John Wesley ou le Français Guillaume Raynal. En France, en dépit de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la Constitution de 1791 refuse l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, au motif que cela causerait la ruine de ces dernières. Ce n'est qu'après la révolte des esclaves de Saint-Domingue, menés par Toussaint Louverture, que l'esclavage est aboli, le 4 février 1794, dans toutes les colonies françaises. « Périssent les colonies plutôt que les principes » : le mot de Robespierre est dénoncé ensuite par Bonaparte, qui rétablit l'esclavage sous le Consulat, en 1802. Photographie Révolte des esclaves à Saint-Domingue, 1791 La révolte des esclaves noirs dans la colonie française de Saint-Domingue, en août 1791.
Guyane: les bagnards (archives)
Guyane française: données historiques
1 Les premiers habitants Selon le ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, les premiers habitants de la Guyane auraient été les Amérindiens appartenant aux familles de langues: tupi-guarani (les Emerillon et les Wayampi), arawak (les Arawak et les Palikour), caraïbe (les Kalihna et les Wayana). Avant l’arrivée des premiers Européens (XVIe et XVIIe siècles), on comptait environ 30 000 Amérindiens en Guyane française, puis 25 000 au siècle suivant. Après 1885, la ruée vers l’or et les maladies ont eu pour effet de décimer ces populations qui ne comptaient au début du XXe siècle que 1500 survivants. Présentement, selon les estimations, leur nombre varierait entre 5000 et 9000 individus. 2 Une colonie au début précaire Vers 1498, Christophe Colomb passa devant la Guyane sans s’y arrêter. 2.1 L'épopée acadienne Puis, très rapidement, la France envoya des milliers de Français, de 10 000 à 15 000 résidents supplémentaires. 3 L’esclavage
Comité national pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage
Les Antilles et la Guyane - Le site de l'association Frontenac-Amériques
La Guadeloupe Situation géographique et population La Guadeloupe est en réalité un archipel de 1 779 km², constitué de six groupes d’îles : la Guadeloupe « continentale », d’une superficie de 1 438 km2, composée de Basse-Terre à l’Ouest et Grande-Terre à l’Est ; La Désirade ; Les Saintes ; Marie-Galante ; Saint-Barthélémy ; Saint-Martin (île partagée depuis 1648 entre la France et les Pays-Bas). D’après les résultats du recensement de mars 1999, la population de la Guadeloupe s’élève à 422 496 habitants avec une densité de 248 habitants au km². La ville la plus peuplée est Pointe-à-Pitre, mais la préfecture se trouve à Basse-Terre. L’origine de la Guadeloupe Vers 300 après Jésus-Christ, la Guadeloupe est peuplée par les Indiens Arawaks, un peuple pacifique venu du bassin de l’Orénoque (actuel Vénézuela), vivant de l’agriculture et de la pêche. Christophe Colomb aborde l’île en novembre 1493 et la baptise Guadeloupe en référence à un monastère d’Estrémadure. Une colonie basée sur l’esclavage
Com au carré – OUI : on fait ça en Guyane et on vous le raconte !
Une Saison en Guyane | Aux rythmes de la Nature et des Hommes
Guyane française (France)
1) Situation géographique 2) Composition ethnolinguistique - La population d’origine africaine - Les Européens - Les Amérindiens - Les Asiatiques et les autres - Des tensions entre autochtones et immigrants 3) Données historiques - Une colonie au début précaire - L’esclavage - Une colonie pénitentiaire - Le dynamisme économique et démographique - Un département français d’outre-mer 4) La politique linguistique - Les langues de l’Administration - Le français dans l’éducation - Les médias - La vie commerciale