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Gaël Giraud « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme »

Gaël Giraud « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme »
Contrairement à ce qui est écrit dans tous les manuels d’économie, l’énergie (et non le capital, sans elle inerte) se révèle être LE facteur essentiel de la croissance, selon Gaël Giraud, 44 ans, directeur de recherche au CNRS et jésuite. Economistes, perpétuez-vous depuis deux siècles la même bourde fatidique ? Gaël Giraud, directeur de recherche au Centre d’économie de la Sorbonne, spécialisé en économie mathématique, et membre depuis 2004 de la compagnie de Jésus. [Agence Sipa]. Quels sont d’après vous les indices d’un lien intime entre consommation d’énergie et croissance de l’économie ? Depuis deux siècles, depuis les travaux d’Adam Smith et de David Ricardo par exemple, la plupart des économistes expliquent que l’accumulation du capital est le secret de la croissance économique inédite que connaissent les sociétés occidentales, puis une partie du reste du monde. Croissance mondiale de l’économie, de la consommation d’énergie et de pétrole.

Repenser l’économie à partir du concept universel d’énergie Je tente ici de faire le point après l'interview de Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS, publiée le mois dernier sur 'Oil Man' (« Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme »), et suite aux nombreux commentaires que cet interview a suscités. Nous aurions juste tout faux. Selon Gaël Giraud et d'autres avant lui, l'énergie se révèle être, tout compte fait, le paramètre essentiel qui influe sur l'activité économique et permet de la comprendre : son grand faiseur. La valeur du capital dans le capitalisme serait, par conséquent, largement sur-cotée. Le rôle de l'énergie est-il si massif qu'il déborde de notre cadre habituel de pensée ? Le prix véritable de l'énergie serait bien différent de ce qui est écrit sur les pompes à essence et de ce qu'énonce la théorie économique. Si la valeur de l'énergie est infiniment sous-estimée, deux questions s'imposent : Une insanité latente pèse sur les réponses envisageables à de telles questions. [*] cf.

90 entreprises sont responsables de deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre - Basta ! Une étude pointe les 90 entreprises qui ont produit le plus de gaz à effet de serre. Les pétroliers Chevron, ExxonMobil, BP et Shell arrivent en tête. Parmi les groupes français, Total et le cimentier Lafarge sont les entreprises qui contribuent le plus aux émissions de CO2 et de méthane. Deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre accumulées dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle sont causées par seulement... 90 entreprises ! Les recherches menées par Richard Heede viennent d’être publiées par la revue scientifique Climatic Change. Les cinq premières entreprises privées sont les géants pétroliers américains Chevron (3,5 % des émissions) et ExxonMobil (3,2 %), la britannique BP (2,4 %), la néerlandaise Shell (2,1 %) et l’entreprise américaine ConocoPhillips (1,1 %). Quelles sont les compagnies qui provoquent le réchauffement climatique ? Sophie Chapelle Photo : CC Graeme Maclean

Comment le Japon compte remplacer ses centrales nucléaires par une station solaire orbitale |CitizenPost Le désastre de Fukushima en mars 2011 aura mis en lumière un point essentiel : la remise en question de la dépendance énergétique du Japon face à son industrie nucléaire. Il fallait alors trouver des alternatives viables à un système vieillissant et dangereux. L’Agence Japonaise pour l’Exportation Spatiale, la JAXA, tient peut-être la solution puisqu’elle table sur l’élaboration de panneaux solaires qui seraient envoyés dans l’Espace. Prévus pour 2030, ces panneaux solaires photovoltaïques seraient reliés à une station orbitale, et pourraient redistribuer sur Terre une énergie très proche de celle fournie par une centrale nucléaire classique, soit 1 Gigawatt, pour fournir en électricité environ 294 000 foyers. Cependant, la taille de ce projet colossal et les investissements qu’il implique semblent freiner la coopération internationale, pourtant essentielle à sa réalisation selon la JAXA. Sources : Spectrum, io9

« L’imposture économique », puissante critique de la théorie économique dominante (1) Attention, chef-d’œuvre de la critique économique ! Ce livre de Steve Keen, économiste australien mondialement réputé, considéré comme l’un des rares « grands » à avoir prédit, dès 2006, l’imminence d’une crise profonde, fin connaisseur de la théorie dite néoclassique, va sortir en librairie le 9 octobre prochain. C’est un gros volume de 530 pages (27 euros, pas cher pour une telle œuvre), mais une déconstruction aussi sérieuse, concept par concept, raisonnement par raisonnement, hypothèse par hypothèse, d’un édifice aussi complexe exige autre chose qu’un survol. Ce livre est la traduction de l’ouvrage de Keen considérablement révisé et complété en 2011 afin d’y intégrer les enseignements de la « Grande Récession » actuelle. Mais les lecteurs non économistes qui sont préoccupés par l’invasion du libéralisme économique dans les médias et dans la vie politique sont également concernés. Que reste-t-il au terme de ce parcours ?

Le gouvernement dévoile son ambitieux plan sur la méthanisation agricole - L'Usine de l'Energie C’est dans le Morbihan, ce vendredi 29 mars, que Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, et Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie, ont présenté leur plan d’attaque concernant la méthanisation agricole. Ce plan, baptisé "Energie méthanisation autonomie azote", est des plus ambitieux. Alors que le pays ne compte actuellement que 250 installations de méthanisation - dont seulement 90 sont agricoles -, les pouvoirs publics souhaitent voir ce chiffre passer à 1500, dont 1000 méthaniseurs agricoles en 2020. Pour y parvenir, la filière agricole devrait bénéficier de plusieurs mécanismes de soutien. Le procédé de méthanisation consiste à générer du méthane à partir de déchets organiques (déchets agricoles mais aussi ordures ménagères, boues de stations d’épuration, etc.). En matière de méthanisation, l’Allemagne fait figure de référence en Europe. L’annonce du gouvernement français devrait toutefois mettre du baume au cœur des industriels présents sur ce marché. Camille Chandès

Skyscrapers — but no sewage system. Meet a city run by private industry Kuni Takahashi/Bloomberg via Getty Images The city of Gurgaon, roughly a half-hour’s drive south of New Delhi, has survived without a functioning municipal government for roughly four decades. If the city of 2 million residents needs to pave a road, or hire police, firefighters or garbage collectors, a patchwork of private companies makes it happen. Or … not. “It’s a weird place,” says Shruti Rajagopalan, an economist at SUNY Purchase who grew up a short drive away from Gurgaon. She co-authored, with her colleague Alex Tabarrok, a 2014 study of its strange inner workings. An unplanned city can grow at astonishing speeds. A patchwork of private services emerges, but only within property lines. A dystopian world between privatized compounds. One paradoxical solution to Gurgaon’s heedless growth — sell off still more of the city. The private city has a precedent: Walt Disney World.

Le « pic du nucléaire » date… de 2005. C’est la chute finale. Le nucléaire, c’est comme la croissance : la fin s’annonce. Mais si on n’anticipe pas, l’agonie sera douloureuse. Presque personne, presque aucun média, presque aucun « responsable » politique, ne le sait, ou ne le dit alors qu’il le sait. En France tout particulièrement. Il faut aller sur certains sites pour en prendre conscience. Contrairement à la propagande des multinationales de l’atome, la part du nucléaire dans la production mondiale d’électricité est en chute libre depuis des années, un mouvement qui avait commencé bien avant Fukushima et qui s’est accéléré depuis. Les dernières statistiques mondiales de l’AIE (Key World Energy Statistics) datent de 2013 et s’arrêtent en 2011, année de la catastrophe de Fukushima. Le premier représente l’évolution de la production mondiale d’énergie (dite « primaire » : ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés) exprimée en millions de tonnes d’équivalent pétrole.

Quantitative Easing - BCE Avant propos : L’analyse qui suit permet de bien comprendre l’échec du Quantitative Easing (QE) en Europe ; elle a été produite par Gabriel Galand (avec qui nous avions écrit le livre « la monnaie dévoilée« ), animateur de l’ association Chômage et Monnaie qui travaille depuis sa création en 1992 sur les liens entre politique monétaire et chômage. Ses travaux insuffisamment connus sont pourtant originaux et essentiels, tant au plan théorique que pratique. C’est l’occasion de réaffirmer que la monnaie est soit oubliée soit incomprise dans les raisonnements économiques dominants alors que c’est le levier majeur, en coordination avec le levier budgétaire – coordination difficile en Europe – de la politique macroéconomique. Au moment où le président de la République présente un plan emploi largement considéré comme très insuffisant, il est indispensable de comprendre pourquoi le Quantitative Easing ne marche pas en Europe. Alain Grandjean Les buts officiels de la BCE sont les suivants :

Sarkozy favorable au gaz de schiste : cela n'aura pas d'impact positif sur l'économie Nicolas Sarkozy a évoqué le gaz de schiste lors de son meeting à Lambersart, le 25 septembre 2014 (P. HUGUEN/AFP). En annonçant qu’il était favorable à l’exploitation du gaz de schiste, pour des raisons d’emplois et d’indépendance énergétique, Nicolas Sarkozy a relancé le débat sur les effets bénéfiques que pourrait avoir cette énergie sur l’économie française. Mais les déclarations de l’ancien président semble relever plus de la posture politique que d’une connaissance du dossier. Il parait essentiel de (re)faire une mise au point sur les prétendus impacts économiques que pourraient avoir le gaz de schiste en France. La production de gaz de schiste ne crée pas d’emplois Dans un discours de septembre 2012, Barack Obama avait avancé la création de 600.000 emplois aux États-Unis grâce au gaz naturel (gaz conventionnel et non conventionnel). "Je ne peux pas accepter […] que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie alors que le chômage ravage tant nos territoires…" [2] J.G.

Il faut des esclaves aux hommes libres, par Régis Debray (Le Monde diplomatique, octobre 1978) Quiconque ignore la géographie contribue à l’histoire de l’infamie. De nos jours, l’interconnexion règle plus que jamais la physiologie de la planète (tout comme l’avancée des sciences). Si vous voulez savoir le pourquoi d’un fait, cherchez aux antipodes. Ici s’explique, par là-bas. Si l’Afrique, par exemple, n’était pas ce qu’elle est, l’Europe occidentale non plus ne serait pas ce qu’elle est. Isoler l’« Europe des libertés » chère au CIEL (Comité des intellectuels pour l’Europe des libertés) de ce tiers-monde dont la permanente exploitation assure l’entretien de ces mêmes libertés, c’est faire d’une pierre deux coups : on coupe l’Occident de sa sanglante formation historique, en effaçant du présent l’ombre portée des crimes d’hier et d’aujourd’hui, et on libère la politique des obscurs soubassements de l’économie, la pureté métaphysique des principes, des sordides détails d’intendance. Taille de l’article complet : 2 436 mots.

Les gaz de schiste ne sauveront pas l’Europe Pourquoi les pauvres fument-ils toujours autant ? | Alternatives Economiques Campagnes de prévention de plus en plus directes, forte augmentation du prix du paquet de cigarettes, élargissement continu des lieux où il est interdit de fumer : depuis une quarantaine d’années les pouvoirs publics ne lésinent pas sur les moyens engagés dans la lutte contre le tabagisme. Mais les résultats sont-ils au rendez-vous ? Un article récent étudiant la prévalence du tabagisme au sein de trois générations de fumeurs, montre que, si progrès il y a eu, ceux-ci n’ont pas concerné l’ensemble de la population, si bien que les inégalités sociales en la matière se sont aggravées. Un renforcement progressif des inégalités sociales face au tabac Sur trois générations, le tabagisme des diplômés de l’enseignement supérieur diminue fortement tandis qu’il se renforce chez les moins diplômés Dans la deuxième génération (1956-1970), une différenciation sociale apparaît plus clairement. La durée du tabagisme augmente chez les moins diplômés La cigarette, le seul plaisir qu’il reste

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