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Les cartes postales « de guerre », reflet des imaginaires collectifs ?

Les cartes postales « de guerre », reflet des imaginaires collectifs ?
Certains objets ont peu intéressé les historiens. C’est le cas des cartes postales, pourtant omniprésentes pendant la Première Guerre mondiale : 80 000 modèles différents, 4 à 5 milliards de cartes produites et diffusées en France pendant toute la durée du conflit, plusieurs dizaines de milliards supplémentaires si l’on prend en compte l’ensemble des pays belligérants. C’est dire la popularité de ce médium, dont l’utilisation est favorisée par les autorités militaires dès les premiers jours de la Guerre. La mobilisation générale (2 août en France) implique en effet un arrachement brutal de centaines de milliers de jeunes hommes à leur milieu social, familial et professionnel. A ces cartes « officielles » et étatiques s’ajoute la production privée. Dans les premières semaines, on favorise la diffusion des stocks d’avant-guerre, puis peu à peu, une production nouvelle émerge, marquée par le conflit. Evolution de l’iconographie Bourrage de crâne, propagande ou « culture de guerre » ?

1,5 millions de cartes postales par jour en 1914. Qui étaient les éditeurs ? - Publications du CHS – Centre d'histoire sociale En 1914, la carte postale est un objet populaire, simple, et de faible coût (le tarif d'affranchissement de la carte postale est inférieur à celui de la lettre). La carte postale est utilisée massivement au quotidien par la population civile et militaire pour communiquer entre proches d’une façon plus aisée et rapide que la lettre (et plus accessible que le téléphone). A la veille de la guerre, le courrier postal tient une place prépondérante dans les communications en France, 82 % contre 13 % pour le téléphone et 4 % pour le télégraphe. Et la part de la carte postale dans le courrier postal est très importante, entre 1910 et 1914, la production française passe de 100 millions de cartes éditées à 800 millions par an. Cet engouement pour les cartes postales est d'autant plus fort que depuis les lois Jules Ferry de 1881-1882, l'alphabétisation est en progression. Un million et demi de cartes postales... par jour "En avant pour la victoire !" Un exemple d'éditeurs, les établissements J.

Grades, Brisques et Attributs Les grades, les brisques (ou chevrons), les attributs sont autant d'informations importantes portées sur l'uniforme que l'on retrouve sur les photos d'époque. Ces éléments sont très importants mais encore faut il pouvoir les identifier. Cet article aura pour but de présenter tout cela. (vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir) Les grades Les grades sont portés sur le bas des manches. Cela permet de retrouver les gradés sur les photos (d'ou l'importance de numériser les photos en bonne résolution afin de pouvoir zoomer sans perte de qualité) : Les brisques Un élément sur la manche d’un soldat peut aussi donner une information intéressante : Les brisques (ou chevrons). Sur la manche gauche, la première brisque indique une présence d’un an au front. Sur la manche droite, une brisque correspond à une blessure de guerre (les blessures en service commandé ne sont donc pas comptabilisées) Les attributs : Concernant les uniformes, je joins ce tableau des nuances de couleurs :

CPsoldatgare P comme Poilus La guerre de 14 a fait plus d'un million trois cent mille morts et plus de 4 millions de blessés, handicapés voire mutilés côté français. A cela s'ajoute les dizaines de milliers de disparus .Chaque commune de France possède aujourd'hui un monument aux morts qui nous rappelle cette tragédie sans compter les cimetières qui bordent les routes des campagnes du Nord et de l'Est de la France.Pire encore, il n'est pas une famille qui n'ait été touchée de près ou de loin par le décès d'un de ses proches.On ne comptait plus, après la guerre, le nombre de veuves et d'orphelins. Le pays portera longtemps dans sa courbe démographique et la pyramide des âges les stigmates de ce conflit. source : INED* Qu'ils soient officiers ou simples soldats, notables, paysans ou ouvriers, ces "poilus", partis un jour d'août 1914 "la fleur au fusil " n'imaginaient pas que cette guerre allait durer 4 ans. Rechercher un ancêtre "poilu" est assez aisé lorsqu'on sait où chercher. source : SGA / Mémoire des hommes

GM100 1 Patrimoine numérique, dossier - La Première guerre mondiale Le 12 mars 2008, s'éteignait le dernier combattant survivant de la guerre de 14-18, Lazare Ponticelli. L’effroyable bilan de la Grande Guerre a marqué durablement la France. Sa mémoire est conservée par diverses institutions (ministère de la Culture, ministère de la Défense, services d’archives, bibliothèques…) qui numérisent et diffusent reportages, photographies, films, journaux de tranchées, correspondances, cartes d‘état-major, archives sonores, fiches biographiques... Toutes les collections numérisées Mémoire des hommes Le ministère de la Défense (Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense - ECPAD) a numérisé ses archives audiovisuelles et photographiques. Films sur la Première Guerre mondiale Clichés de l’armée de 1915 à 1919 Site Internet Mémoire des Hommes Les autres théâtres de la guerre La guerre toucha aussi l'Europe orientale, les anciennes colonies d'Afrique, l'Extrême-Orient. La Guerre en Orient (1915-1918) La Grèce (Mont Athos...) La Tunisie

GM100005 Le parcours du combattant de la guerre 1914-1918 GM100004 Exposition virtuelle - Sur les chemins de la Grande Guerre GM100006 La Grande Guerre en couleur Ceux qui trouvent que les éditeurs en font trop sur 14-18 peuvent se préparer à un choc. L’ouvrage que publie Géo Histoire, « la Grande Guerre en archives colorisées », est non seulement magnifique mais aussi saisissant. Saisissant parce qu’à la distance habituellement créée par le noir et blanc des traditionnels documents de l’époque qui ancraient les événements dans un passé suranné, répond ici l’extraordinaire vitalité de la couleur qui donne à ce conflit vieux d’un siècle une incroyable modernité. Par l’effet de colorisation, le lecteur est, en effet, immanquablement saisi par une impression de proximité et transporté au cœur du conflit. Les 500 clichés sélectionnés sont tirés des archives du journal illustré Le Miroir. Cette originalité, Le Miroir la tient d’une idée simple mais géniale : dès le 16 août 1914, il annonce qu’il paiera au prix fort les clichés intéressants qui lui seront soumis. Jean-Yves Le Naour, spécialiste de la Grande Guerre, signe le texte.

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