
Les troubles de la motivation Apathie ou aboulie ?Ne pas confondre L’apathie caractérise l’état d’une personne qui n’éprouve aucune motivation, aucun intérêt, aucune passion. Jadis employée pour qualifier l’attitude des soldats au retour de la Première Guerre mondiale, ces derniers ayant perdu l’intérêt pour la vie civile, l’apathie se manifeste en cas de dépression, de schizophrénie ou de problèmes neuronaux comme l’hypothyroïdie (insuffisance hormonale de la thyroïde). Prendre des décisions, accomplir des actes pourtant planifiés devient difficile pour ceux qui sont atteints d’aboulie. La dopamine, hormone de la motivation ? Les chercheurs ont identifié depuis longtemps le rôle de ce neurotransmetteur : la libération massive de la dopamine après un effort permettrait de comprendre la motivation à court terme. La fatigue : « bâille-bâille » la motivation Une fatigue ponctuelle peut entraver la capacité à rester concentré et faire perdre toute motivation. Et si c’était la dépression ? Hyperactifs : trop motivés !
Confinement : une plateforme pour contester les verbalisations abusives créée par des avocats Ce site à pour but d'apporter une aide mais également de lister les retours d'expérience. "Au regard des très nombreux témoignages que nous avons reçus, il y a vraiment de l'abus. On est en situation de crise, tout le monde est capable de l'entendre, mais il ne faut pas oublier nos droits." explique Me Elisa Lashab, avocate au barreau de Paris spécialisée dans les infractions routières et cofondatrice du site www.pvconfinement.fr. Associée avec Me Xavier Nogueras, avocat pénaliste, ces deux avocats ont décidé de mettre en place une plateforme payante afin d'aider à contester toute verbalisation abusive. "souvent les gens ne savent pas qu'ils ont la possibilité de contester une contravention. L'idée nous est donc venue de créer cette plateforme pour pouvoir à la fois contester les contraventions mais aussi faire remonter toute information liée à un contrôle qui aurait dégénéré." explique Me Nogueras à nos confrères de Franceinter.
L’indulgence : une vertu à valoriser dans le management Nous manquons souvent d’indulgence et en premier envers nous-mêmes ! Nos ratés ou nos échecs nous marquent plus que nos réussites et avec cette impression que nous sommes coupables. « Que nous aurions pu mieux faire ». « J’aurais pu mieux faire ». Quel lien entre l’indulgence et l’exigence ? L’un ne va pas sans l’autre. Qu’est-ce que l’indulgence ? Être indulgent, c’est une approche de la situation qui passe par une compréhension de l’erreur, des variables extérieures et intérieures afin de ne pas s’accabler au mauvais endroit et de repérer où l’on peut effectivement faire mieux. Les variables extérieures et intérieures Schématiquement parlant, nous avons tendance à nous référer à des variables extérieures ou intérieures pour expliquer une situation. La culpabilité La culpabilité est un mécanisme intérieur, une sensation que l’on a et qui souvent nous empêche de raisonner. L’interprétation dépend souvent de notre rapport au monde Comprendre son terrain
La signification du travail, la sécurité d'emploi et la conciliation emploi-famille 1Comme l’ont indiqué les auteurs dans leur présentation, ce livre visait à repérer, décrire et analyser les ethos du travail dans le contexte actuel qu’ils caractérisent par l’émergence d’un nouveau modèle productif postfordiste, puis d’examiner l’arrimage des types d’ethos du travail repérés avec les principales caractéristiques des idéologies et pratiques managériales propres à ce nouveau modèle productif. L’ouvrage est certes intéressant pour lancer le débat sur ces questions, et en particulier à savoir si les égotélistes, comme ils les appellent, sont effectivement la figure de l’avenir. Comme nous le rappellent les auteurs : 2On nous dit aussi que « L’égotéliste participe pleinement de la nouvelle idéologie du travail, laquelle a su conjuguer les changements culturels et structurels récents aux fins de la valorisation du capital. Il constitue la figure de proue de notre monde, celle qui marquera vraisemblablement l’avenir de nos sociétés ».
"La souffrance éthique se retrouve dans beaucoup de métiers" Le conseil de prud'hommes examine ce jeudi 6 mars le licenciement, en avril 2013, d'un salarié de Veolia qui avait refusé de couper l'eau à des familles. En 2012, un agent d'ERDF avait lui aussi failli perdre son emploi dans une affaire similaire. Y'a-t-il des métiers qui exposent plus que d'autres à des conflits entre ses valeurs et son travail? Les conflits de valeurs, ou conflits éthiques, apparaissent chez les salariés quand ce qu'ils croient devoir faire, ce qu'ils pensent être le sens de leur travail, entre en contradiction avec ce qui leur est demandé. Le salarié de Veolia dit avoir été insulté et pris à partie par des clients pour les tâches qu'il était contraint d'effectuer. Quand le salarié travaille en contact avec le public, le jugement de l'usager entre en compte dans l'image qu'il se fait de son travail. Quels sont les risques pour ces salariés? Les conséquences varient fortement en fonction de l'organisation du travail et du cadre collectif.
Gaël Giraud : « Les banques sont intrinsèquement hostiles à la transition écologique » Gaël Giraud est économiste, directeur de recherche au CNRS, professeur à l’École nationale des Ponts et Chaussées et auteur. Spécialisé sur les interactions entre économie et écologie, il est également l’ancien chef économiste de l’Agence française de développement (AFD). Dans la première partie de cet entretien-fleuve, nous revenons notamment sur l’incapacité pour Emmanuel Macron de conduire une véritable transition écologique, sur le financement de celle-ci et la nécessaire réforme des traités européens qui la conditionne. Nouvelle économie des communs, dérive illibérale du gouvernement… Nous abordons également des questions relatives aux rapports entre foi chrétienne, laïcité et écologie. Télécharger l’entretien complet en PDF ici (idéal pour impression) LVSL – Vous travaillez sur les interactions entre changement climatique et économie. Qui peut croire que respecter une interprétation des traités permettra ensuite de mieux les renégocier ? Comment procéder en pratique ?
Insultes et menaces au travail : à quoi s'expose-t-on Sur son lieu de travail, tact et délicatesse doivent être l'attitude à adopter. Du côté des employeurs, mais aussi des employés. La liberté d’expression et le droit de critique ne sont pas sans limites. La liberté d’expression est un droit fondamental, consacré par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et la Convention européenne des droits de l’homme. Écarts de langage répétés ou non La liberté d’expression ne justifie pas certains écarts de langage au sein de l’entreprise. Privé d’indemnités de préavis et de licenciement, il porte l’affaire en justice. Dans ce genre d’affaires, les juges tiennent aussi compte du comportement du supérieur hiérarchique, qui ne doit pas jouer la provocation ni exprimer des « exigences illégitimes », poussant le salarié à des injures sous le coup de la colère (Cour de cassation, chambre sociale, 8 décembre 2010, pourvoi n° 09-66.770). Agressivité notoire ? Insulter un collègue ou son patron justifie-t-il un licenciement ?
La nouvelle éthique du travail au service de l’entreprise de soi ? 1L’ouvrage de Daniel Mercure et Mircea Vultur constitue de mon point de vue un apport majeur aux débats actuellement en cours en sociologie – mais aussi dans d’autres disciplines – sur la « valeur-travail » et les évolutions de celle-ci. Il fera date au sens où – à supposer que la sociologie d’un objet, d’un thème ou d’un champ soit semblable à l’édification d’un bâtiment – il permet, à un moment donné de l’accumulation du savoir, d’atteindre à partir d’un point de vue stabilisé une vision panoramique qui donne à un ensemble son sens. 3De quoi s’agit-il donc ? 5On ne comprendrait pas le fonctionnement du processus si n’intervenait un troisième terme, comme dans une démonstration logique – et c’est là que le cadre d’analyse mis en œuvre par les auteurs révèle toute sa subtilité – composé des « normes managériales » ou encore, écrivent parfois nos auteurs, de « l’idéologie managériale ». 7L’ouvrage de Daniel Mercure et Mircea Vultur ne se contente pas (!)
Les universités d'entreprise France Télécom et ses trois anciens dirigeants reconnus coupables de harcèlement moral institutionnel Le jugement, très attendu, est tombé vendredi 20 décembre : trois anciens dirigeants de France Télécom – Didier Lombard, président-directeur général entre 2005 et 2010, Louis-Pierre Wenès, ex-numéro 2, et Olivier Barberot, ex-directeur des ressources humaines –, ont été déclarés coupables de « harcèlement moral institutionnel », ainsi que l’entreprise, dix ans après une vague de suicides de salariés. Les trois prévenus ont été condamnés à un an de prison, dont huit mois avec sursis, et 15 000 euros d’amende, pour avoir mis en place une politique de réduction des effectifs « jusqu'au-boutistes » sur la période 2007-2008. Ils ont, en revanche, été relaxés pour la période 2008-2010. France Télécom, devenu Orange en 2013, a été condamné à 75 000 euros d’amende, soit la peine maximale prévue. Les autres prévenus ont été reconnus coupables de complicité de harcèlement moral. Lire aussi Reparcourir le procès France Télécom en 21 chroniques Une réduction des effectifs « à marche forcée »