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Wikileaks, une vérité insoutenable ?

Wikileaks, une vérité insoutenable ?
“Une société transparente est une société totalitaire” F. Baroin (à propos de WikiLeaks) le 29.11.2010 Aucune “révélation” fracassante, rien qui ne peut ébranler le monde. Pourtant WikiLeaks a frappé le cœur du système. Il a rapporté les petites phrases diplomatiques des uns sur les autres, un gossip mondial qui expose finalement ce qui se savait ou se subodorait déjà. Les messages diplomatiques mis en ligne sont le fruit d’un vol. L’incursion de WikiLeaks produit un choc dans ce milieu tempéré par les mandarins omnipotents. Plus de ligne éditoriale, de joug politique dont les injonctions font taire les dossiers. Atteinte à la démocratie, dictature de la transparence, la levée de boucliers est immédiate. Agiter le spectre de l’homme nu, sans intimité relève d’une confondante mauvaise foi. Il ne s’est rien passé. Vogelsong – 3 décembre 2010 – Paris Like this: J'aime chargement…

Wikileaks lâché par PayPal Après le service d'hébergement d'Amazon et EveryDNS.net, c'est au tour de PayPal de lâcher WikiLeaks après la fuite géante de documents diplomatiques coordonnée par l'organisation de Julian Assange. Comme l'explique The Lede, un blog du New York Times, le site de paiement en ligne, filiale du site de e-commerce eBay, a annoncé samedi qu'il rompait ses relations avec Wikileaks dans un communiqué: «PayPal a fermé le compte de WikiLeaks à cause d'une violation de notre politique d'utilisation, qui stipule que notre système de paiement ne peut être utilisé pour aucune activité qui encourage, promeut, facilite ou enjoint des personnes à s'engager dans des activités illégales. Nous avons notifié cette décision au titulaire du compte» Le compte PayPal de l'organisation avait déjà été suspendu à plusieurs reprises dans le passé. Photo: le logo de Wikileaks (DR) publicité Devenez fan sur , suivez-nous sur

2010-12-04: NSW Supreme Court Solicitor Peter Kemp: Letter to Australian Prime Minister Julia Gillard By Peter Kemp, Solicitor of the Supreme Court of New South Wales, on 2010-12-04 Dear Prime Minister From the Sydney Morning Herald I note you made a comment of "illegal" on the matter of Mr Assange in relation to the ongoing leaks of US diplomatic cables. Previously your colleague and Attorney General the Honourable McClelland announced an investigation of possible criminality by Mr Assange. As a lawyer and citizen I find this most disturbing, particularly so when a brief perusal of the Commonwealth Criminal Code shows that liability arises under the Espionage provisions, for example, only when it is the Commonwealth's "secrets" that are disclosed and that there must be intent to damage the Commonwealth. Likewise under Treason law, there must be an intent to assist an enemy. Those offences remain unclear and the Swedish prosecutor Ms Ny appears to be making up the law as she wants. An Australian citizen is apparently being singled out for "special treatment" Prime Minister.

Wikileaks, le culte malsain de la transparence « Pensées d'outre-politique Julian Assange, le patron de Wikileaks Trois jours avant la publication de 250 000 mémos diplomatiques sur le site Wikileaks, on nous bassinait déjà avec l’écho qu’auraient ces révélations fracassantes, analysées en lien avec cinq grand quotidiens : Der Spiegel, Le Monde, le New York Times, El Pais et The Guardian. Depuis, on cherche. Et à part des infos ras de plafond sur la santé de Kirchner ou la susceptibilité de Merkel, on cherche désespérément l’intérêt de ce scoop qui fragilise les positions diplomatiques de l’occident et d’une partie du monde arabe. Autant les précédentes révélations de Wikileaks, notamment sur la guerre en Irak, avaient un intérêt en soi – révéler des illégalités pour que celles-ci cessent, et ainsi faire progresser le sort de la population irakienne, par exemple – autant l’affaire de la diplomatie ressemble à un gros soufflé retombé à peine les infos outées. Bon. Bon, et alors, que nous disent ces télégrammes, ces mémos diplomatiques? Bon. Certes. Like this:

6 questions sur WikiLeaks, le Napster du journalisme » Article » OWNI, Digital Journalism WikiLeaks est-il vraiment transparent? Fallait-il publier les mémos diplomatiques? Nous apprennent-ils quelque chose? Le processus est-il réversible? Assiste-t-on à une évolution structurelle de la société? OWNI essaie de répondre à ces interrogations. Près d’une semaine après le début de leur mise en ligne, les mémos diplomatiques révélés par WikiLeaks continuent d’agiter le landerneau politico-médiatique. Transparence = totalitarisme, vraiment? NON. La transparence, ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, plus de discrétion [...] Quel rapport? Tous ces télégrammes ont été publiés après que les cinq rédactions partenaires (le Guardian, le New York Times, Der Spiegel, Le Monde et El Pais) les aient parcourus, étudiés, contextualisés, vérifiés. Fallait-il publier ces documents? OUI. Mais il y a une seconde question. C’est aux gouvernements, pas à la presse, de garder les secrets tant qu’ils le peuvent, et de s’ajuster vis-à-vis de la réalité quand ceux-ci sont découverts. OUI. NON. NON.

Why WikiLeaks’ latest document dump makes everyone in journalism — and the public — a winner For some, WikiLeaks’ recent dump of diplomatic cables seems to make an excellent case for why traditional journalism still matters. Others, however, suggest that the widespread condemnation of WikiLeaks founder Julian Assange is a sign of a toothless legacy media that can’t do its own work — and a triumph for new forms of journalism. The truth is, though, that everyone here is a winner — traditional media and non-traditional journalism and, most importantly, the public. Much of this conversation has come out of a discussion about the comparison between the Pentagon Papers’ combined 7,000 pages of documents and WikiLeaks’ 251,000 or so diplomatic cables. And as Mediaite summed up in an excellent post after this summer’s WikiLeaked release of AfPak documents, that comparison is both fair to make and overly simplistic. One thing is clear, though: The web has changed the nature of the debate when it comes to the release of secret documents. 1. 2. 3. 1. Though Pfc. 2. 3.

Wikileaks : du poujadisme participatif L'émoi s'est emparé de twitter ce dimanche. De #statelogs en #cablegate, pendant plusieurs heures, ils ont guetté ce qu'ils ont appelé avec gourmandise "la plus grande catastrophe diplomatique de l'Histoire" : la mise en ligne de documents dont "le pouvoir de nuisance pourrait s’avérer dévastateur". L'« intelligence collective" a assailli ma timeline de ses cris d'impatience. Sans même se questionner sur les intentions réelles d'Assange, sa mégalo qui affleure, les jeux d'influence dont il peut être l'objet, la pré-sélection à laquelle il a pu se livrer et, c'est déterminant, sans rien connaître du contenu des documents qui seraient révélés, elle jouissait de l'instant, célébrait le moment. Comme une jacquerie internetique. La revanche du web sur les Etats. Avec un peu de sens commun, chacun aurait pourtant dû être terrifié par l'hypothèse d'une "catastrophe diplomatique" ou, selon le mot du ministre italien des affaires étrangères, d'un "11 septembre de la diplomatie mondiale".

Le commentaire de Claude Askolovitch sur l'affaire WikiLeaks (JDD) "On ne peut héberger des sites Internet qualifiés de criminels et rejetés par d’autres Etats en raison d’atteintes qu’ils portent à leurs droits fondamentaux", écrit le ministre. Etrange argutie: il suffirait donc qu’un Etat, même dictatorial, qualifie un site de "criminel" pour que la France le bannisse? Et curieux concept: la notion de "droits fondamentaux" des Etats est contestable; existent en revanche les droits fondamentaux de la personne humaine, et notamment celui-ci, exprimé dans la charte européenne: "Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières." Faisons simple. Si le State Department peut être pillé par un soldat de 22 ans, qu’il se réforme! On est dans Les 39 Marches, on est dans Largo Winch, dans une BD d’aventures… On est dans le réel. samedi 04 décembre 2010

Wikileaks et la révolte du clergé » Article » OWNI, Digital Journalism Éric Scherer fustige les réactions hostiles à WikiLeaks d'une partie des médias traditionnels. Face à ce nouveau venu qui bouscule encore un peu plus les anciennes pratiques du métier, il est urgent d'évoluer. "WikiLeaks, c'est très vilain, comme tout ce qui se fait sur le Net d'ailleurs." Quand j’entends, depuis une semaine, les cris d’orfraies, le dénigrement, le mépris, l’inquiétude qui émanent du clergé médiatique face aux nouvelles fuites de WikiLeaks, je vois, hélas, une profession minée par des forces conservatrices et protectrices d’un ordre ancien, hostile à l’évolution de ses pratiques, qui veut se cramponner à des comportements d’un autre âge. Comme le disent plusieurs voix ce week-end, il s’agit du premier vrai conflit [en] entre l’ordre établi, l’establishment, et la nouvelle culture du web. Je ne veux pas dire qu’Assange est un héros. C’est vrai, WikiLeaks, organisation apatride, fille d’un Internet mondialisé, n’obéit à aucune des règles du journalisme professionnel.

Wikileaks : l’État, le réseau et le territoire « Mais où est-ce qu'on est ? Politique Published on décembre 12th, 2010 | by Anthony “ Infowar”, “cyber warfare”, “opération riposte”, “guerre de l’information”, … les titres couvrant l’affaire Wikileaks ont largement puisé dans le vocabulaire militaire pour décrire les événements qui ont suivi la publication des “cables” diplomatique par le site de Julian Assange. La multiplication des déclarations violentes de journalistes et hommes politiques à l’encontre de Wikileaks, l’acharnement des États a vouloir faire fermer le site en vain via les hébergeurs ou les fournisseurs de noms de domaines, et bien sûr la “riposte” des Anonymous par attaques DDoS, tout cela participe bien d’un climat de “guerre”. Mais quelle guerre ? L’Internet, un territoire étranger Cela dit, la menace terroriste ou les questions de droits d’auteurs que soulèvent les usages de l’Internet attirent l’attention de l’État sur le réseau. Même le gigantesque firewall chinois n’est qu’une chimère. Ce qui est inscrit sur le réseau devient le réseau

“Wikileaks ne nous demande rien” Rémy Ourdan, grand reporter et ancien chef du service étranger du Monde, a coordonné pour le quotidien français les recherches et la mise en ligne des derniers documents obtenus par WikiLeaks. A quel moment avez-vous reçu ces documents ? WikiLeaks a mis ces documents à la disposition du Monde et des quatre autres journaux – The New York Times, The Guardian, El Pais, Der Spiegel, NDLR – il y a plusieurs semaines. Sous forme de CD ou en ligne ? Peu importe ! Combien de documents sur les 250.000 seront publiés ? Au total, les cinq journaux s’apprêtent à divulguer plusieurs milliers de télégrammes diplomatiques : ceux qui semblent les plus importants pour les articles qui seront publiés ces prochains jours. Avez-vous subi des pressions ? Des Affaires étrangères ou des services français ? WikiLeaks a mis ces documents à disposition sans contrepartie ? Et WikiLeaks, c’est qui ? C’est lui, et son équipe, qui a changé en partie. La publication va s’étaler sur combien de temps ? Serge Michel

The Shameful Attacks on Julian Assange - David Samuels - International Getty Images Julian Assange and Pfc Bradley Manning have done a huge public service by making hundreds of thousands of classified U.S. government documents available on Wikileaks -- and, predictably, no one is grateful. Manning, a former army intelligence analyst in Iraq, faces up to 52 years in prison. He is currently being held in solitary confinement at a military base in Quantico, Virginia, where he is not allowed to see his parents or other outside visitors. Assange, the organizing brain of Wikileaks, enjoys a higher degree of freedom living as a hunted man in England under the close surveillance of domestic and foreign intelligence agencies -- but probably not for long. Published reports suggest that a joint Justice Department-Pentagon team of investigators is exploring the possibility of charging Assange under the Espionage Act, which could lead to decades in jail.

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