
La fabrique du social, croisement des savoirs et apprentissages coopératifs ALTER Norbert, L’innovation ordinaire, PUF, 2010 (Quadridge), 284p. AKRICH Madeleine, LATOUR Bruno, CALLON Michel, La sociologie de la traduction, textes fondateurs, Presses de l’Ecole des Mines, 2006, 303p. AMBLARD Henri, BERNOUX Philippe, HERREROS Gilles, LIVIAN Yves Frédéric, Les nouvelles approches sociologiques des organisations, Seuil, 1996, 290p. AVENEL Cyprien, Les enjeux de l’évaluation des expérimentations du RSA, CNAF, Informations sociales, 2008, pp.80-96 BARBIER, René, La recherche-action, Paris : Anthropos, 1996, 112 p. BOLTANSKI Luc, THEVENOT Laurent, De la justification, les économies de la grandeur, Paris, Métaillé, 1987, 483p. BOLTANSKI Luc, CHIAPELLO Eve, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard, 2001, 971p. BOLTANSKI Luc, De la critique, précis de sociologie de l’émancipation, Gallimard, 2009, 294p. CALLON Michel, LATOUR Bruno, La science et ses réseaux, Paris La Découverte, 1988, 214p. CASTEL Robert, Les métamorphoses de la question sociale, Paris : Fayard, 1995, 490p.
Au bord du gouffre environnemental, l'Europe s'effondre en silence… menaçant l'économie et la biodiversité de tout le continent - Science et vie Longtemps considéré comme un bastion de prospérité et de stabilité, le vieux continent traverse aujourd’hui une phase de fragilité moins visible mais tout aussi profonde. Derrière les indicateurs économiques et les ambitions politiques, un affaiblissement plus silencieux s’opère à la racine même de son territoire. La dégradation environnementale en Europe ne se résume plus à une série d’alertes isolées. Elle trace une trajectoire qui, lentement mais sûrement, menace l’équilibre du vivant autant que celui des sociétés humaines. Les écosystèmes européens approchent du point de rupture Plus de 80% des habitats protégés affichent un état médiocre ou dégradé. En parallèle, les surfaces forestières perdent en capacité d’absorption du carbone. La montée des températures aggrave cette dynamique. La dégradation environnementale en Europe compromet la résilience économique Les écosystèmes ne sont pas de simples réserves naturelles. Le secteur agricole illustre ce basculement.
Working in Cooperatives and Social Economy: Effects on Job Satisfaction and the Meaning of Work 1According to its representatives (SCOP network representing cooperative and participative companies in France) and the specialized press (Participer; Alternatives économiques), cooperative management is assumed to increase the quality of life at work and workers’ job satisfaction. A few years after the foundation in France of the Supreme Council of the Social Solidarity Economy (July 11, 2006), which is in charge of promoting this economic sector, it seems appropriate to investigate the effects of the social economy approach on quality of life at work and especially on workers’ job satisfaction. Indeed, quality of life at work and job satisfaction in the social economy sector have not been the focus of many studies until now, in particular in the French context. In this study conducted in France, we carried out a qualitative analysis of the links between social economy characteristics and job satisfaction. 1.1 Job Satisfaction 1.2 The social economy sector 1.4 W.O.C and job satisfaction
L’évaluation des politiques publiques environnementales : un pilier démocratique à consolider | Le Conseil économique social et environnemental Le CESE établit 14 préconisations pour que l'évaluation des politiques publiques environnementales soit davantage anticipée dès l'élaboration, réalisable, dotée d'une légitimité démocratique et utile dans la décision publique et dans le débat public. L'avis a été adopté à l'unanimité avec 109 voix pour à la séance plénière du 11 juin 2025. Lire l'avis Lire l'essentiel de l'avis (2 pages) Évaluation de politiques publiques environnementales : de quoi parle-t-on ? Un exemple L’évaluation des politiques publiques est particulièrement difficile et complexe à réaliser dans le domaine environnemental parfois par une impossibilité technique faute d’avoir été anticipée, par des effets mesurables à 10, 15, 20 ans (ex : la restauration d’un milieu écologique) ou par des impacts diffus (ex : pollutions). En France 3,2 milliards de vêtements mis sur le marché en 2023 + 48 vêtements par habitant sont mis sur le marché chaque année et 35 vêtements sont jetés chaque secondesource Ademe → Comment ?
Travailler en coopérative et dans l’économie sociale, effets sur la satisfaction et le sens du travail 1Selon les acteurs concernés (réseau SCOP entreprises, représentant les sociétés coopératives et participatives de France) et la presse spécialisée (Participer ; Alternatives économiques, 2006), le management coopératif entraînerait une augmentation importante de la qualité de vie au travail et de la satisfaction ressentie par les individus. Peu après la naissance en France du Conseil Supérieur de l’Économie Sociale chargé de promouvoir ce secteur de l’économie (décret du 11 juillet 2006), il est sans doute pertinent de s’interroger sur les effets réels de l’économie sociale sur la qualité de vie et plus spécifiquement sur la satisfaction des individus au travail. En effet, la qualité de vie au travail au sein de l’économie sociale, sa capacité à répondre aux attentes des individus et à être source de satisfaction n’ont fait l’objet que de très peu d’études à ce jour. 1.1 La satisfaction au travail 1.2 L’économie sociale 1.3 Les sociétés coopératives ouvrières de production (SCOP)
Transition écologique : croissance vs décroissance, de quoi parle-t-on ? le CESE a adopté son étude d'analyse de controverses | Le Conseil économique social et environnemental L'étude du CESE a été adoptée par le Bureau du CESE et a été présentée le mercredi 13 novembre 2024. Lire l'essentiel de l'étude Lire l'étude Des logiques contraignantes Le modèle économique existant et dominant s'oppose aux limites en ressources finies et avérées de notre planète. Quelles seraient les autres alternatives possibles ? Pour structurer et clarifier ce sujet clivant, le CESE a voulu dépassionner le débat en posant les arguments en faveur de la croissance et ceux prônant la décroissance. La croissance du PIB est-elle compatible avec les limites planétaires ? Le CESE livre les arguments au débat L'étude a ainsi questionné la croissance économique et son indicateur phare le PIB. Les points clés L'étude "Transition écologique : croissance vs décroissance : de quoi parle-t-on ?" La table ronde Animée par Sylvain Boucherand, Président de la Commission Environnement, la table ronde a proposé deux regards croisés sur le sujet. Pour en savoir plus sur les auditions
Coopérer pour co-construire des savoirs : une approche différentielle 1Dans le domaine de l’apprentissage coopératif, les recherches portant sur l’efficacité des méthodes d’apprentissage en groupe, comparées à d’autres modes d’instruction, ont fait place à des travaux centrés sur les caractéristiques des dialogues entre pairs, le « mode de collaboration » ayant été identifié comme un facteur fondamental pour rendre compte des progrès des enfants. L’analyse s’étant ainsi déplacée de l’étude des facteurs externes à l’apprentissage à l’étude de l’activité des sujets dans l’apprentissage, de nouvelles questions ont surgi. On se demande en particulier aujourd’hui comment mettre en évidence les différences intra et interindividuelles dans les activités interactives d’apprentissage (Kumpalainen & Mutanen, 1999). On peut s’étonner de trouver cette question explicitement posée aussi tardivement. 2Le travail empirique présenté ici s’est inscrit dans cette double perspective. Comment les différences individuelles ont-elles été prises en compte ?
Socio-économie écologique : bilan et programme de recherche Les problématiques environnementales en particulier et les enjeux de développement durable en général posent de redoutables problèmes aux sciences sociales car les phénomènes qui leurs sont associés remettent en cause de manière assez fondamentale les cadres de pensée, les hypothèses théoriques, mais aussi les méthodes permettant d’aborder les phénomènes complexes à l’interface entre sociétés et environnements. Cette situation n’est sans doute pas sans lien avec le développement important, au cours de ces trente dernières années, d’approches interdisciplinaires, mobilisant l’économie et les sciences sociales, à côté d’autres disciplines relevant des sciences de la nature (écologie, biologie notamment) ou encore en lien avec celles relevant du domaine des SHS (géographie, aménagement, science politique, histoire, droit, anthropologie, etc.). Iratxe Calvo-Mendieta (économie, TVES, Université du Littoral Côte d’Opale) Hélène Melin (sociologie/anthropologie, CLERSE, Université de Lille)
Le kibboutz fête ses 100 ans: la fin d’un modèle coopératif? Israël vient de fêter en octobre 2010 le centenaire du kibboutz et de demander pour 2011 son inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le kibboutz représente l’un des modèles les plus poussés de la coopération économique et est défini comme “une unité de peuplement dont les membres sont organisés en collectivité sur la base de la propriété commune des biens, préconisant le travail individuel, l’égalité entre tous et la coopération de tous les membres dans tous les domaines de la production, de la consommation et de l’éducation” (Registre des sociétés coopératives). Origines et développement Le premier kibboutz est fondé à Degania en octobre 1910 par des pionniers originaires de Russie. Pendant les 75 années qui suivirent sa création, la population des kibboutzim s’est constamment accrue pour atteindre 125 000 personnes en 1990. Les kibboutzim font face à trois dans les années 1990 dont les effets se font ressentir jusqu’à aujourd’hui : politique, financière et sociale. Crise sociale
Accord UE-Mercosur : Greenpeace dénonce un désastre environnemental, social et humain - Espace Presse Greenpeace France Après plus d’un quart de siècle de négociations, l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur a été finalisé ce matin lors du Sommet du Mercosur, en Uruguay. Malgré la ferme opposition de la France, de la société civile et du monde agricole, la Commission européenne justifie la finalisation de l’accord par, entre autres, l’intégration de mesures ou d’engagements liés à la protection de l’environnement. Pour Greenpeace, aucune mesure environnementale n’est suffisante pour en justifier l’adoption : cet accord est une véritable bombe à retardement pour le climat, la biodiversité, les agricultrices et agriculteurs européens et sud-américains et les droits humains. «Cet accord n’est pas compatible avec des objectifs de lutte contre le changement climatique et la déforestation, s’indigne Eric Moranval, chargé de campagne Forêts à Greenpeace France. Les conséquences de cet accord seraient désastreuses s’il venait à entrer en vigueur : Notes aux rédactions :
Bordeaux – Forum de l'Économie Collaborative We Share vs Oui cher : faut-il avoir peur de l’économie collaborative ? — Chroniques de la transition numérique L’explosion des modèles collaboratifs, également appelés P2P (peer-to-peer) ou C2C (consumer-to-consumer), est probablement un des phénomènes les plus intéressants de la transition numérique. L’économie collaborative contourne les acteurs habituels d’un secteur en mettant en relation directement des internautes et en leur permettant d’échanger grâce à une plate-forme numérique. L’exemple le plus emblématique est bien sûr la société AirBnB qui met en relation des internautes disposant de chambres ou d’appartement à louer avec d’autres internautes qui cherchent un hébergement temporaire à l’occasion d’un déplacement personnel ou professionnel. Le développement de cette économie collaborative suscite l’enthousiasme des internautes et l’intérêt de toute une génération d’entrepreneurs et de capitaux risqueurs. Qu’en est-il réellement ? L’économie collaborative, un gisement inépuisable Le développement de l’économie collaborative s’inscrit au carrefour de plusieurs tendances de fond.
Recension de "Néolibéralisme et autogestion" (de Maxime Quijoux) Maxime Quijoux, Néolibéralisme et autogestion. L’expérience argentine, Paris, Editions de l’IHEAL, 2011, 280 p. Préfacé par Paul Bouffartigue, l’ouvrage de Maxime Quijoux rend compte in situ de ce qui s’est joué en Argentine dans la foulée des mobilisations sociales de 2001 – les cacerolazos – du côté des entreprises récupérées dont un des exemples les plus célèbres à été rendu visible dans le film The Take réalisé par Naomi Klein et Lewis Avi. Dans la deuxième partie de l’ouvrage, l’auteur revient sur les parcours des ouvriers et des ouvrières des deux usines. La troisième partie de l’ouvrage se concentre donc sur l’histoire des récupérations. Dans la dernière partie de l’ouvrage, il revient sur les difficultés des salarié-e-s après les récupérations, soulignant la pénurie de personnel, le problème des débouchés commerciaux, l’absence de capital qui se traduit par des lieux de travail en mauvais état, des équipements détériorés et un difficile accès aux matières premières. Fanny Gallot