
Hebdo n° 1239 du 31 juillet 2014 Merci les vieux ! Evidemment, la querelle n’est pas nouvelle. A son époque – et ça ne date pas d’hier –, Platon dénonçait déjà les tendances décadentes de la jeunesse. Car, on le sait bien, les jeunes se désintéressent de tout, ils squattent chez leurs parents, regardent avec dédain le cadre corseté du monde du travail, et pis : pas rebelles pour un sou, ils seraient même incapables de produire la moindre contre-culture, quand leurs parents – leurs grands-parents – en voulaient, eux, à la société entière. Un fléau, ces jeunes ? A moins d’inverser l’argument. Les jeunes jettent un coup d'oeil à leur smartphone toutes les 10 minutes Le smartphone modifie notre comportement bien plus profondément qu'on pourrait le croire. Une étude britannique menée par l'institut Omnibus pour l'éditeur Kana Software (PDF en anglais) montre comment les plus jeunes sont devenus impatients face à leur téléphone mobile. Selon elle, les 18-24 ans vérifient leur smartphone toutes les 9 minutes et 50 secondes. Dans cette tranche d'âge, une personne sur vingt pousse même la dépendance à examiner son téléphone portable toutes les minutes. On atteint là une forme de dépendance absolue. Les ultra-connectés de plus en plus impatients Cette étude portant sur 2 000 personnes montre également que l'intérêt pour l'appareil diminue avec le temps. Autre enseignement intéressant de l'étude : les Britanniques utilisent en moyenne 7,4 différents moyens de communication électronique (SMS, mails, réseaux sociaux, etc.). Enfin, les résultats révèlent une vraie modification de comportement vis-à-vis de l'impatience aux réponses.
#PNFifla base de données de l'IFLA autour de 5 grands thèmes #IFLA : 'Une réforme du #copyright est nécessaire' (Sinikka Sipilä) #ifla2014 #wlic2014 Le congrès mondial des bibliothèques, organisé par l'IFLA à Lyon, touche à sa fin — et toujours aucune nouvelle de la ministre de la Culture. Peu avant la session de clôture, nous avons pu solliciter la présidente Sinikka Sipilä sur quelques-uns des sujets qui préoccupent la profession. L'occasion de revenir sur une possible réforme du copyright, le prêt numérique en bibliothèque, ou encore... l'absence des ministres français à Lyon. Sinikka Sipilä, présidente de l'IFLA (ActuaLitté, CC BY 2.0) Pour son mandat de présidente, qui s'étend de 2013 à 2015, la présidente de l'IFLA Sinikka Sipilä avait choisi le thème « Des bibliothèques fortes pour des sociétés fortes », qui s'est concrétisé dans les interventions du congrès. Le moment-clé aura évidemment été celui de la Déclaration de Lyon, un texte majeur, signé par plusieurs centaines d'organisations, qui entend faire revenir l'accès à l'information dans la stratégie globale des Nations Unies. Faire face à la crise et moderniser le métier
4 stades de perturbation de l’apprentissage traditionnel par les TIC Il existe une bonne variété de modèles théoriques pour situer l’enseignant dans son progrès technopédagogique (SAMR, ASPID, Raby, matrice MIT, etc.). En voici un qui s’intéresse aux élèves. Je suis tombée sur cette infographie diffusée sur Twitter par le site américain TeachTought. Elle présente 4 stades d’intégration de la technologie non pas dans l’enseignement, mais dans l’apprentissage. Le modèle interroge le degré de perturbation de l’apprentissage traditionnel apporté par les TIC. En voici une traduction et une adaptation libres : Premier stade : Apprentissage dirigé L’apprenant utilise la technologie de façon dirigée. L’apprenant est dirigé dans le choix et l’utilisation constructiviste de la technologie à des fins d’apprentissage, mais c’est souvent pour accomplir des tâches purement académiques (qui seraient entièrement réalisables sans la technologie). Deuxième stade : Apprentissage encadré Troisième stade : Apprentissage mobile. Quatrième et dernier stade : Apprentissage autodirigé
« professeurs de la discipline de documentation » : avancée ou trompe-l’œil ? Faut-il considérer comme un changement positif le fait que les professeurs -documentalistes soient désignés comme « professeurs de la discipline de documentation », dans le projet de décret portant sur le statut des enseignants soumis le 27 mars prochain au CTPN ? Selon ce projet, en effet, « III- Par dérogation aux dispositions des I et II du présent article, les professeurs de la discipline de documentation et les professeurs exerçant dans cette discipline sont tenus d’assurer un service d’information et documentation, d’un maximum de trente-six heures hebdomadaires, dont six heures consacrées aux relations avec l'extérieur qu'implique l’exercice de cette discipline. C’est la première fois que, dans un projet de texte officiel, il est fait référence aux « professeurs de la discipline de documentation » et non pas aux « professeurs-documentalistes ». C’est justement sur cette appréciation qu’il convient de réfléchir.
Verification Handbook: homepage Internet est-il en train de disparaître Thierry27.04.2014 émission Place de la toile du 26-04-2014 Pour rebondir sur les propos de votre dernière émission et de la précédente, je vous fais part de cette courte réflexion. Elle ne date pas d'hier, elle est plutôt étayée par un retour d'expérience professionnelle et personnelle, individuelle et collective qui s'est construite sur plusieurs décennies. L'acquisition, par la pratique et l'apprentissage, d'une autonomie réelle sur les réseaux informatiques mondiaux est quasiment impossible. (1) G. Thierry répondre Etre vraiment intelligent, c'est... comprendre qu'on n'a pas compris : Albert jacquard Pour le généticien Albert Jacquard, les surdoués sont des enfants plus rapides que les autres sur certains sujets. Mais quel intérêt de comprendre à 13 ans plutôt qu'à 18 ? Entretien avec l'auteur de «la Légende de demain» (Flammarion). Le Nouvel Observateur. Albert Jacquard. Quand on songe que cette hiérarchie est basée sur un seul critère, la mesure du QI, le prétendu quotient d'intelligence, on voit tout de suite qu'il s'agit d'une idée folle. Et la seconde raison ? Ah oui ! Il y a tout de même - cela se voit à l'école - des enfants plus brillants que d'autres? Voilà, vous l'avez dit : brillants. A l'inverse, un jeune garçon de 14 ans, dans un collège de banlieue à problèmes, m'a un jour posé la question suivante: «Monsieur, est-ce que l'on peut devenir généticien lorsqu'on a un casier judiciaire?» Mais comment la caractériser, et comment se construit-elle? On peut relier l'intelligence au nombre des synapses ? Il y a plus. Ce n'est qu'un aspect de la question...
L’Education nationale a-t-elle peur de l’innovation ? Audrey Maurin, déléguée générale de la Fédération des établissements scolaires publics innovants (FESPI) et professeur de sciences économiques et sociales au microlycée 93, répond à l’Ajéduc sur la question de l’innovation dans l’Education nationale. Audrey Maurin, déléguée générale de la Fédération des établissements scolaires publics innovants (FESPI) et professeur ,de sciences économiques et sociales. Ajéduc : « Le Conseil national pour l’Innovation et la Réussite éducative (CNIRE) vient de remettre son rapport. Audrey Maurin : « Je ne parlerais pas forcément d’une peur de l’innovation, mais il est certain qu’on peut regretter un manque de positionnement clair vis-à-vis des équipes innovantes. Il est indispensable de donner aux équipes pédagogiques davantage d’autonomie dans la définition et la mise en œuvre du projet éducatif qu’elles souhaitent mener. Propos recueillis par Erwin Canard
Être prêt aujourd’hui pour les innovations de demain Voilà le thème du deuxième Sommet sur le iPad en éducation qui se tiendra les 1er et 2 mai 2014 au Hilton Bonaventure, à Montréal. Il veut prolonger la réflexion amorcée l’an dernier sur cet outil technologique de plus en plus présent dans les salles de classe. « Comment intégrer ce nouvel outil dans les établissements scolaires? Comment concevoir des séquences de cours efficientes? Quels sont les usages dans les classes? Quels sont les défis rencontrés? Pourquoi axer l’événement uniquement sur le iPad, et non sur les autres marques de tablettes? Le Sommet rassemblera des chercheurs, des enseignants et des praticiens québécois et internationaux. Il est toujours temps de s’inscrire.