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Shrinking city

Shrinking city
Le terme de « shrinking city », traduit par ville rétrécissante ou ville en déclin désigne les conséquences d'un phénomène de rétrécissement urbain, le shrinkage, qui touche les villes sur trois plans : démographique, par la perte de population ; économique, par la perte d'activités, de fonctions, de revenus et d'emplois ; et social, par le développement de la pauvreté urbaine, du chômage et de l'insécurité. Les shrinking cities sont d'abord associées au « déclin urbain » ou encore à la « décroissance urbaine » des villes industrielles états-uniennes et allemandes (schrumpfende Städte) dans les années 1970-1980 et touchent désormais un certain nombre de grandes villes du monde, d'abord européennes et, depuis les années 1990, des pays émergents. Le phénomène de rétrécissement peut se concentrer sur certains quartiers des villes en déclin : on parle de « shrinking neighborhoods » aux États-Unis. Il s'agit alors souvent des ghettos noirs des villes du Nord-Est. Pour compléter Liens externes

Dévitalisation des centre-villes : la prise de conscience Quel avenir pour les centres-villes? Et quelles solutions politiques pour maintenir l’équilibre dans les territoires? Voilà les questions auxquelles se consacrent les 12ème Assises Nationales du Centre-Ville. Structurer les acteurs du centre-ville On se souvient de cet article du New York Times et de ses descriptions apocalyptiques du centre- ville d'Albi. Écouter "Il faut se fédérer en coopératives, entre tous les acteurs du coeur de ville" Redonner de l'accessibilité Mais il faut aussi, et surtout, penser pratique : comment faire revenir les gens en centre-ville s'ils n'y habitent pas. "On a su faire venir les gens en périphérie: il faut apprendre à les faire revenir en centre ville" Autre enjeu, et non des moindres, capitaliser sur les atouts des centres-villes, notamment culturels, quand ils ne sont pas architecturaux ou historiques. "A Orléans, on a joué sur nos 2000 ans d'histoire" Les centres-villes français meurent en silence

Pour désengorger Pékin, la Chine crée une énième ville nouvelle Pour l’instant, c’est encore une petite route de campagne, filant à travers des champs de blé parsemés de tombes. Aux alentours, les villageois vivent de la production d’emballages en plastique et du textile. Des bandes de fourrure de renard, suspendues par dizaines sur des cordes à linge, sèchent au soleil avant d’être cousues sur des capuches de doudounes destinées au marché russe. Le paysage est bucolique, mais à terme, tout va disparaître pour laisser place à la «nouvelle zone» de Xiong’an. Située à environ 100 kilomètres au sud de Pékin, Xiong’an sera une ville nouvelle. Le projet de désengorger Pékin (22 millions d’habitants) n’est pas nouveau. Valeur ajoutée et vague spéculative Il s’agit aussi de limiter la croissance démographique de Pékin. La ville-satellite de Xiong’an est également une base de relance économique pour le nord de la Chine. Dans le cas de Xiong’an, le soutien explicite du président chinois a été interprété comme une promesse de succès.

Canicule : comment les villes s’adaptent-elles à la montée des températures ? Dans les villes, les surfaces asphaltées et les habitations denses interceptent les rayons du soleil et emmagasinent la chaleur. La France est touchée, depuis dimanche 18 juin, par une vague de canicule. Des records nocturnes de chaleur pour un mois de juin ont été battus dans la nuit de lundi à mardi dans l’ouest du pays, particulièrement dans les villes, qui payent cher aujourd’hui le choix du « tout minéral » fait par les urbanistes après-guerre. Dans les années 1950, le besoin urgent de logements a en effet conduit à la densification des habitats et à l’augmentation des voies asphaltées pour favoriser la circulation des véhicules. Autant de surfaces qui, aujourd’hui, interceptent les rayons du soleil et emmagasinent la chaleur en journée, pour mieux la restituer la nuit. En conséquence, les villes ne se refroidissent plus la nuit, créant des « îlots de chaleur urbains ». Lire aussi : Canicule : « Entre un espace rural et la ville, l’écart de température peut être de plus de 10 °C »

Rôle et limites des tiers-lieux dans la fabrique des villes contemporaines 1L’intégration des innovations techniques dans la fabrique des villes n’est pas un phénomène nouveau. Sans remonter à l’époque Antique et à l’origine des villes, on peut évoquer les projets urbains des architectes-urbanistes du début du XXe siècle. La Ville Contemporaine de Le Corbusier (1922), Broadacre City de Frank Lloyd Wright (1931), Manhattan 1950 de Raymond Hood (1929) ou encore la Cité Idéale de Tony Garnier mettent en scène les dernières avancées technologiques : intégration des nouveaux matériaux de construction (acier, béton armé), immenses gratte-ciel monolithiques, obsession du transport rapide (ascenseur, train métropolitain, automobiles), perspectives aériennes. 1 Nous faisons ici référence aux technologies immersives, aux systèmes RFID, aux capteurs, aux outils (...) 2 Projet Masdar à Abou-Dhabi (Émirats Arabes Unis) ou New Songdo City en Corée du Sud. 3 22@Urban Lab (Barcelone), Campus de l’innovation (Grenoble), quartier de l’innovation (Montréal, Bo (...) 1.1. 1.2.

Le « New Urbanism » et la soutenabilité Kentlands (Maryland) © Cynthia Ghorra‑Gobin Dossier : Actualité des modèles urbanistiques Le New Urbanism (NU), un courant d’urbanisme made in America officiellement fondé en 1993, a déjà plus de vingt ans. Il résulte de l’initiative d’architectes-urbanistes soucieux de formaliser leurs pratiques et leurs engagements pour la création de quartiers répondant à des critères de qualité architecturale et de bien-être (long-lasting and better-performing neighborhoods) respectueux de l’environnement naturel. Toutefois, en dépit de sa forte visibilité dans la sphère architecturale et urbanistique, le NU ne bénéficie pas, en Europe, d’une image très positive. Trois questions guident l’analyse : Le NU peut-il être considéré comme un modèle renouvelant la conception du lotissement résidentiel dont la spécificité serait qu’il minimise l’empreinte foncière ? Des principes architecturaux communs plus qu’un modèle Photo 1. © Cynthia Ghorra‑Gobin. Des principes ajustés à l’échelle du lotissement Photo 2.

De la crise urbaine à la réappropriation environnementale et alimentaire du territoire – M@ppemonde « Déserts alimentaires », « environnements obésogènes », « quartiers au faible potentiel piétonnier » – autant de nouvelles manières de nommer les quartiers défavorisés aux États-Unis. Dans ces inner cities, les habitants relatent un quotidien fait d’effluves nauséabonds, d’air pollué, de rivières souillées, de terrains vagues, de squares dégradés et de commerces d’alcool en guise de supermarchés. Les problèmes traditionnels des « ghettos » se doublent ainsi d’inégalités environnementales et alimentaires. À partir d’enquêtes de terrain menées dans deux quartiers défavorisés, Hunts Point dans le South Bronx à New York et Jefferson-Mack à Detroit, ma recherche s’est structurée autour des bénéfices territoriaux des mobilisations civiques dans des quartiers en déclin et du potentiel de stratégies environnementales et alimentaires à aborder des enjeux également sociaux, économiques, politiques ou raciaux. Figure 1. Figure 2. Figure 3. Duchemin É., Wegmuller F., Legault A. Skogan W.G. (1990).

Vidéo de Cynthia Ghorra Gobin. Des villes dans un monde globalisé Avec l’avènement d’un monde globalisé, les villes s’attribuent un pouvoir croissant dans les champs économiques et sociaux. L’intervention mettra l’accent sur les enjeux de l’espace intermétropolitain en raison de sa condition "locale-globale". Cette vidéo peut facilement être diffusée en classe ou en amphi pour illustrer un cours ou un débat. L’hypothèse d’une « rivalité » latente ou encore masquée entre les Etats et les grandes villes circule dans un certain nombre de débats scientifiques, politiques ou encore médiatiques. Cette hypothèse se retrouve dans l’ouvrage de Benjamin Barber (If mayors rule the world) qui insiste sur les compétences des maires pour gérer des problèmes complexes et leurs capacités à dépasser les clivages idéologiques. Cette thématique s’avère d’actualité avec l’avènement du Global Parliament of Mayors qui s’est réuni pour la première fois à l’automne 2016 à Amsterdam sous la houlette du politiste Barber.

Vidéo. Le défi des villes chinoises, par le Professeur C. Chancel. Géographie urbaine Si la ville a une tradition particulière en Chine, la transformation récente d’un pays de ruraux en une nation de citadins remet en cause les relations ville-campagne, à une échelle XXL qui se retrouve dans les problèmes et les risques que cela représente, jusqu’au point de rupture ? La Chine est un empire qui est aussi un vieux pays rural, mais dont une de ses composantes essentielles ont été ses capitale historiques : Luoyang, Keifeng, Chang’an, devenue Xi’an, Hangzhou, « la plus belle ville du monde » selon Marco Polo et où s’est tenu le G20 de 2016, Nankin et Pékin… Justement, cette « Capitale du nord » comme son nom l’indique, ville du pouvoir par excellence, est le centre politique et culturel absolu de la Chine. Claude Chancel regroupe ses observations autour de trois parties : I. De l’Empire au management territorial. II. III. Cette vidéo peut facilement être diffusée en classe ou en amphi pour illustrer un cours ou un débat.

Mieux accueillir les femmes dans l’espace public : le casse-tête des urbanistes et des chercheurs Des événements récents dans certains quartiers de Paris et de sa banlieue ont mis en lumière un problème étudié depuis déjà des années, non sans difficultés. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Feriel Alouti Des détritus qui jonchent le sol, des traces d’un liquide suspect qui colle à la semelle, des squares cadenassés, des terrains de basket verrouillés et une forte odeur d’urine qui s’immisce dans les narines. Un air de lendemain de fête plane place de la Chapelle à Paris en ce jour de juin. Saleté, pauvreté et promiscuité constituent dans ce quartier de la capitale un cocktail explosif, auquel s’ajoute une occupation des lieux très masculine, jugée par certaines femmes écrasante. Lire (en abonnés) : A Paris, des femmes dénoncent le harcèlement de rue A la Chapelle, « aucune réponse rapide n’est possible », tranche Chris Blache, ethno-sociologue et fondatrice de l’association Genre et ville. Plus de bancs Des skateparks réservés aux filles Le genre, « un caillou dans la chaussure »

Inégalités socio-spatiales dans les villes et leurs évolutions récentes : comparaison de Besançon, Mulhouse et Strasbourg 1La répartition spatiale des fonctions et des populations urbaines n’est pas due au hasard, elle peut mettre en évidence des dynamiques de séparation importantes. En effet, les sociétés urbaines révèlent de multiples inégalités socio-spatiales qui traduisent des dysfonctionnements sociaux et territoriaux majeurs (Tissot et Poupeau, 2005). La séparation des différents groupes sociaux dans un même espace urbain peut être subie ou volontaire, et révéler des tensions plus ou moins importantes entre classes sociales qui s’opposent dans la hiérarchie sociale (Roncayolo, 1952 ; Brun et Chauviré, 1983 ; Pinçon et Pinçon-Charlot, 1989 ; Chauviré et Chauviré, 1990 ; Brun et Rhein, 1994). Ces inégalités socio-spatiales se traduisent notamment dans les villes par des différences d’accès à l’emploi, de qualité des logements ou encore d’intégration territoriale. Quel contexte théorique ? Quels espaces ? Quelles démarches et quelles données ? Tableau 1: Thématiques et description des indicateurs retenus

Le mégaprojet du Dubai Water Canal : fabrique d’une ville mondiale à travers la construction d’un réseau touristique Bibliographie | citer cet article Le regard des enseignants Cet article présente un projet structurant d’une métropole des Suds. En classe de Seconde, dans le cadre du thème « Aménager la ville » et de la préparation au Bac, l’étude critique de la carte 2 (Le canal et les aménagements riverains) et de la figure 6 (La mise en scène des projets urbains) met en lumière les aspects (économiques, touristiques, résidentiels) et les objectifs (« Fabrication de la ville mondiale », marketing territorial) d’un tel aménagement, tout en insistant sur les limites du projet (Gentrification, bétonisation, projet vitrine). J’ai particulièrement apprécié l’encadré 2 (« Le modèle singapourien ») qui permet de renouer avec le pilier environnemental du développement durable. T. Tous ces projets ont le même objectif : développer le tourisme à Doubaï. 1. 1.1. Les travaux du Dubai Water Canal ont débuté dès décembre 2013. 1.2. Étant donné l’ampleur des travaux, le projet a été divisé en 5 contrats distincts :

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