Les inégalités scolaires en France : évolutions, contradictions et paradoxes – Les Carnets du Cedrhe
Introduction Les résultats obtenus par les élèves français lors de l’évaluation internationale PISA de 2015, publiés en décembre 2016, à l’instar de ceux de 2009 et de 2012, attestent à la fois une augmentation de la proportion d’élèves en difficultés et l’accroissement des inégalités scolaires de performance. Ils montrent que la France est l’un des pays de l’OCDE où le poids de l’inégalité sociale sur l’inégalité scolaire est le plus important. Comment expliquer cela alors que plusieurs initiatives politiques visant à démocratiser l’éducation et à réduire les inégalités scolaires se sont succédées au cours du XXe siècle et au début XXIe siècle ? Instruments de mesure Alors que les enquêtes de type “suivi de cohorte” ont débuté dans les années 70, celles qui visent à évaluer les compétences ou les acquisitions des élèves (et permettent donc d’en mesurer les inégalités) sont plus récentes en France. Démocratisation ou massification de l’enseignement secondaire ? [1].
«En France, on attend que les difficultés scolaires arrivent pour agir»
35e sur 38. Telle est la position de la France en termes d’inégalités scolaires, selon un rapport de l’Unicef publié cette semaine. Située entre la Slovaquie (34e) et la Belgique (36e), l'école de la République fait figure de mauvais élèves. Quelle a été votre première réaction à la lecture de ce rapport ? Cette étude rapporte des éléments plusieurs fois soulignés. Comment expliquer cette position de la France par rapport au reste de l’Europe ? C’est justement l’objet d’un travail que va rendre public le CNESCO. Les Pays baltes et scandinaves sont encore une fois bien classés. Par la formation continue, plus développée dans ces pays. Hormis les critères économiques, quels sont les facteurs qui génèrent ces inégalités ? Chaque élève arrive à l’école avec une histoire familiale différente. La ministre de l’Education nationale a réagi en qualifiant le rapport de «réquisitoire contre la politique de la droite». Ces données s’inscrivent dans la durée. Cyril Castelliti
L'école est-elle vraiment de plus en plus inégalitaire?
Depuis quand l’école augmente les inégalités scolaires? Peut-on critiquer le rapport Pisa qui ne cesse de le rappeler? Le discours de déploration sur l’école plombe-t-il l’école française ? Cela fait des années que je répète – que tous ceux qui travaillent sur l’éducation – répètent et écrivent ces phrases: La France est championne des inégalités scolaires. Le système scolaire français ne réduit pas les inégalités sociales mais les creuse. En France, les élèves les plus en difficulté sont de plus en plus en difficulté. Je ne le fais pas pour le plaisir mais parce que c’est ce qui ressort de nombreuses études et enquêtes internationales et françaises : Pirls pour le niveau en langue, Timss pour les mathématiques, Pisa -alternativement centré sur les compétences en langues, en sciences et en mathématiques et enfin, les études fournies par le service des statistiques de l’Education nationale, la DEPP Quelle déprime! A lire / à écouter - Les enjeux de l'enseignement supérieur en 2017 Focus.
Élèves de milieux défavorisés: «assieds-toi et tais-toi» | Hugo Pilon-Larose | Société
Les parents issus de milieux défavorisés contribuent au maintien des inégalités sociales dans les salles de classe en apprenant à leurs enfants à ne pas poser de questions et à se débrouiller par eux-mêmes, constate une sociologue de l'Université de l'Indiana dans une étude, obtenue par La Presse, qui sera publiée cet automne. La professeure Jessica McCrory Calarco a passé près de trois ans dans une école du New Jersey pendant lesquels elle a interviewé enfants, parents et enseignants. Au cours de son expérience, elle a remarqué que les enfants reproduisaient à l'école des phénomènes inégalitaires vécus entre les classes sociales, car implicitement, c'est ce que leurs parents leur avaient appris. «Nous savions par des recherches antécédentes que les enfants de la classe moyenne, contrairement aux enfants issus de milieux défavorisés, posaient plus naturellement des questions en classe et allaient chercher de l'aide», explique la professeure. «Tous les enfants peuvent réussir»
France : l'état de l'école primaire devient alarmant ...
Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire. 28 août 2007. – Le Haut conseil de l'éducation vient de remettre un rapport de 39 pages au Président de la République, Nicolas Sarkozy, conformément à la loi du 23 avril 2005. Ce document tire la sonnette d'alarme sur l'état de l'école primaire en France avec des chiffres éloquents : « Chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300 000 élèves sortent du CM2 avec de graves lacunes. Près de 200 000 d'entre ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul. Plus de 100 000 n'ont pas la maîtrise des compétences de base dans ces domaines ». Sur une classe d'âge, il y aurait donc : 60 % des élèves qui obtiendrait des résultats « acceptables ou satisfaisants », 25 % qui auraient des « acquis fragiles » et 15 % qui connaitraient des difficultés « sévères ou très sévères ». Notes Voir aussi ((fr)) « France : une suppression de 10 000 postes est prévue dans l'Éducation Nationale ». Sources
Comment l'école creuse-t-elle les inégalités? | Morgane Zouabi
Peu de temps après la publication du rapport PISA en décembre 2013, Vincent Peilllon ministre de l'éducation (de mai 2012 à mars 2014), a affirmé: "L'École de la République doit être juste, pour tous les enfants: elle doit faire en sorte que l'origine sociale cesse de peser aussi lourd sur les résultats scolaires. Elle doit être exigeante avec chacun des élèves, pour l'amener au maximum de ses capacités". L'enquête, qui porte sur 65 pays, a démontré que la France est le pays dans lequel l'écart entre les "bons" et les "mauvais" élèves est le plus important. Il est aussi celui dans lequel les déterminismes sociaux pèsent le plus lourd dans la scolarisation. Ce bilan place la France en "championne des inégalités" et témoigne du fait que la démocratisation de l'école ne s'est de loin pas accompagnée d'une hausse de "l'égalité des chances". Les inégalités initiales, liées au milieu social de l'élève, ne sont pas imputables à l'école. Close FlickR/North Shore Country Day School
Comment l’orientation scolaire renforce les inégalités
Alors que l’école française pèche par un trop grand élitisme, le système d’orientation des jeunes vers l’enseignement supérieur favoriserait le maintien des inégalités sociales. Une problématique au cœur des recherches d’Agnès van Zanten, sociologue et spécialiste des politiques éducatives. Vous menez depuis longtemps des recherches sur les politiques éducatives. Selon vous, quelle est la caractéristique majeure du fonctionnement de notre système scolaire ?Agnès van Zanten1 : Comparé à d’autres modèles éducatifs, y compris ceux de nos proches voisins européens, le système français se montre particulièrement efficace pour dégager une élite, écrémer progressivement les meilleurs ou supposés tels, repérer les pépites qui occuperont les postes les plus en vue dans l’administration, la politique, l’économie, la recherche... La France est devenu un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE en matière d'éducation. Simon LAMBERT/HAYTHAM-REA Et le contexte familial ?
• Titre : L’école peut-elle réduire les inégalités sociales ?
• Auteur :Louis Maurin
• Date de publication : 15 février 2024
Résume Dans cet article, Louis Maurin explique que l’école devrait permettre à tous les élèves d’avoir les mêmes chances de réussir, peu importe leur origine sociale et leurs classes sociale. Mais en réalité, ce n’est pas ce qu’il se passe. Les enfants de familles plus favorises sont souvent très bien accompagnés à la maison par exemple en ayant des cours particulières ou bien de l’aide aux devoirs, tandis que ceux qui viennent de milieux plus défavorisés ont moins d’aide pour les devoirs à faire. L’école n’arrive toujours pas à réduire cette différence qu’il peut avoir. Même les dispositifs mis en place pour aider les élèves en difficulté n’ont pas toujours de bons résultats. Le soutien des parents joue un rôle important et crucial, les parents qui ont peu de connaissances scolaires ou ont du mal à suivre ou aider leurs enfants durant toute leurs scolarités. Pour tout dire, l’école nous montre souvent les inégalités au lieu de les corriger.
Pour conclure, même si l’école essaie de donner les mêmes chances à tous, elle ne parvient pas vraiment à réduire les inégalités sociales. Il faudrait plus de moyens mis a disposition, ainsi plus de soutien pour les élèves défavorisés, et des changements profonds pour que chacun ait réellement sa chance de réussir. by amelbouchentouf Apr 18