Nathalie et Guylaine, victimes d'agression lesbophobe dans le Var, veulent que justice soit faite
Nathalie (à droite sur la photo) et Guylaine, deux femmes habitant ensemble à Signes, un village du Var, sont victimes depuis des mois de harcèlement lesbophobe de la part de leur voisin-e-s. Un harcèlement qui est allé jusqu'à une agression physique le 29 mai dernier. Guylaine, artiste plasticienne de profession, raconte le calvaire vécu par le couple à Yagg. UNE ATMOSPHÈRE DE PLUS EN PLUS TENDUE «Nathalie a acheté une maison à Signes en 2004. C’est une femme discrète, reconnue pour son calme et son intégrité dans son travail à Marseille, où elle a été élue déléguée du personnel. En mai et juin 2011, deux jeunes couples hétéros s’installent dans la rue. Fin octobre, début novembre 2011, je suis entrée dans la vie de Nathalie. Cela n’a pas plu que deux femmes vivent ouvertement ensemble, sans homme. Le 4 mai 2012, nous avons été menacées avec une hache. Le gendarme les reçoit avec scepticisme. Nathalie, qui entend sa compagne appeler à l'aide, sort de la maison. Photo DR
En finir avec le genre ? (Le Monde, 15 août 2013) | Sébastien Chauvin
En finir avec le genre ? Chiche ! (Op-ed, Le Monde) Par Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait et Anne Revillard. [Une version réduite et modifiée de ce texte est parue dans Le Monde daté du 15 août 2013 sous le titre : « Il faut d’urgence parler du genre à l’école ».] Ce n’est pas le moindre paradoxe des contempteurs français des études sur le genre que leur crainte que les découvertes de ce champ de recherche ne trouvent une traduction à l’école sous la forme d’enseignements et de matériaux plus neutres. Mais un système d’inégalité reproduit de siècle en siècle serait-il aussi fragile que sa simple mise à jour suffirait à le faire s’effondrer comme un château de cartes ? Une partie du grand public a récemment découvert que la notion de « genre » pouvait être utilisée au-delà de son usage courant (qui renvoie au « genre grammatical », féminin ou masculin) pour désigner, plus largement, les rapports sociaux entre les femmes et les hommes, entre le masculin et le féminin.
Viol masculin vs viol féminin
En plus d’être un phénomène de société, dont personne ne parle, le viol revêt plusieurs échelles: un viol perpétré sur une personne est une chose différente que le viol utilisé dans les conflits armés, à grande échelle. Néanmoins, il semble que les ressorts à l’œuvre derrière le viol, féminin comme masculin, soient quasi semblables, à quelques nuances près. Et tiennent de l’ordre du mythe, du symbole, et de l’image qu’on a et qu’on se fait d’un homme dans la société. Dans le détail, le viol est commis à 98% par des hommes en France, l’âge des victimes va de 2 à 85 ans, et les proportions avancées de viol d’hommes sont de l’ordre de 7 à 10% — les chiffres sont semblables dans d’autres pays. Le viol individuel n’est reconnu comme crime que depuis 1980. Le viol suscite un étonnant silence. Néanmoins, les pratiques changent, et c’est tant mieux. Autre cliché, plus spécifique au viol masculin. Le viol de masse Parlons du viol de masse. Créer un climat de terreur La place des faibles
Herself : récupérons notre corps | POULET ROTIQUE
Si vous n’avez pas encore découvert Herself – superbe site d’interviews intimes de femmes, ponctuées de clichés nus bienveillants – allez y faire un tour. C’est une ode à la diversité, et ça fait un bien fou. A l’origine du projet Herself, l’article australienne Caitlin Stasey (que vous connaissez si vous regardez la série américaine Reign). « J’étais désespérée de ne pas voir de visages et de corps différents dans les médias », expliquait-elle au lancement du site. Ironiquement, c’est un lien racoleur qui a fait monter la mayonnaise autour du lancement du site : « Une actrice lance un site pour les femmes contenant des interviews intimes et des photos nues. » Pourtant, aucun érotisme : l’intimité qui est dévoilée ici est bien plus profonde que les images sexualisées qu’on nous sert à longueur de journée. Pour participer au projet, vous pouvez contacter Caitlin : herselfdotcom@gmail.com Voir aussi Mon article « Toutes les origines du monde » dans le magazine Be. J'aime : J'aime chargement…
Veille permanente féministe
Connards ordinaires en une
Par Benjamin Lemaire • 14 mai, 2013 • Catégorie: Connards ordinaires , en une Je ne vous aime pas Christine Boutin . Je me rappelle avoir entendu parler de vous pour la première fois en 1998. Où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l’homosexualité et la pédophilie ? Je ne vous ne vous respecte pas Christine Boutin . Qu’est-ce que l’homosexualité, sinon l’impossibilité d’un être à pouvoir atteindre l’autre dans sa différence sexuelle ? Je vous emmerde Christine Boutin . On construit l’avenir sur la force de son Histoire.
Préface de Christine Delphy au livre de John Stoltenberg : Refuser d’être un homme – Pour en finir avec la virilité
Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse Pourquoi publier le livre d’un homme dans une collection féministe, qui publie d’ordinaire des livres écrits par des femmes ? Est-ce une entorse aux principes du féminisme radical ? À mon sens, non. Et c’est bien ce que l’on constate, en étudiant l’histoire du féminisme, ou en observant les pratiques contemporaines : des experts blancs discourent sur l’oppression des groupes racisés, des expert·es hétérosexuel·les discourent sur l’oppression des lesbiennes et des gays. Et « parce que les hommes sont concernés aussi par le sexisme », des experts-hommes se mêlent de théorie féministe : donnent leurs définitions de ce dont souffrent les femmes, des définitions qui ne sont pas forcément les mêmes que celles données par les femmes. Il est donc juste de leur refuser ce rôle. John Stoltenberg est un de ces hommes. Ce qu’il voit le conduit à « refuser d’être un homme », et pour cette raison, ce livre est un brûlot. Christine Delphy Like this:
about sex, gender and sexuality, You want to say Hi to the cute girl on the subway....