La pédagogie du “care” ou la culture de la bienveillance
La polysémie du mot anglais « care » rend difficile une traduction littérale de ce concept qui touche entre autre le monde de l’éducation. Les pratiques du care sont caractérisées essentiellement par la prise en compte de la vulnérabilité et de la dépendance des individus. Selon P. Un récent article publié par Review of Education se penche sur cette question et propose une revue de littérature sur les recherches portant sur les pédagogies du care. Dans le sillage de l’éducation à la morale, l’éthique du care, développée principalement dans les pays anglo-saxons, en particulier par la psychologue Carole Gilligan, met l’accent sur la notion de vulnérabilité considérée comme l’une des caractéristiques essentielles de la condition humaine. Certains chercheurs en éducation ont donc tenté de mieux cerner le rôle que joue le care, d’en mesurer les effets et de définir les contextes dans lesquels il serait un important levier de réussite. Mais comment prendre la mesure du « care » ?
Séminaire "Apprendre et faire apprendre" — Site de l'Institut Français de l'Education
Une construction scientifique interdisciplinaire, au coeur du projet "éducation" de l'ENS Depuis 2011, le séminaire international de l’IFÉ est conçu comme un lieu de rencontre pour les recherches pionnières qui souhaitent s'affranchir des cloisonnements disciplinaires dans le champ de la recherche en éducation. Il donne à "éducation" son sens ouvert, en invitant au dialogue entre sciences de l'éducation, sciences de l'apprendre (learning sciences), sciences de l'enseigner (didactiques, technologies éducatives..), sciences de la formation, sciences sociales de l'éducation... Il s’adresse aux chercheurs confirmés et sollicite leur participation active, mais son objectif majeur de diffusion dépasse cette seule communauté : le séminaire vise à devenir un lieu de formation des doctorants et jeunes chercheurs et ainsi contribuer à la promotion de projets de recherche interdisciplinaires dans le domaine de la recherche en éducation. Texte d'orientation du Séminaire (version 2015) Partenariat
Métacognition - Idées ASH
" Si tu donnes un poisson à un homme, il se nourrira un jour, si tu lui apprends à pêcher, il se nourrira toujours." La métacognition consiste à avoir une activité mentale sur ses propres processus mentaux, c'est à dire " penser sur ses propres pensées ". Dans le domaine de la psychologie de l'éducation, le terme désigne la composante du savoir d'un individu qui concerne les processus mêmes d'acquisition de ce savoir, en quelque sorte " ce qu'il sait de sa façon d'apprendre ". La métacognition se rapporte à la connaissance qu'on a de ses propres processus cognitifs, de leurs produits et de tout ce qui touche, par exemple, les propriétés pertinentes pour l'apprentissage d'information ou de données... La métacognition se rapporte, entre autres choses, à l'évaluation active, à la régulation et l'organisation de ces processus en fonction des objets cognitifs, ou des données sur lesquelles ils portent, habituellement pour servir un but ou un objectif concret.
Métacognition et transfert
De quoi s'agit-il ? "Métacognition" ! Avec "autosocioconstruction des savoirs", ce terme fait partie des deux "gros mots" pédagogiques plutôt jargonnants dont on parle beaucoup aujourd'hui. Concept issu des travaux basés sur une conception cognitiviste de l'apprentissage, c'est un peu la cerise sur le gâteau d'un dispositif constructiviste. Mais abordons-le plutôt par une expérience... que vous venez de faire si vous venez de découvrir ce terme pour la première fois. En répondant à ces questions, vous avez pris une distance (c'est le "méta") par rapport à la difficulté qui se présentait à vous (acquérir une nouvelle connaissance, ou cognition). Pourquoi ? Comment faire pour que les apprentissages fonctionnent dans d'autres situations, face à des problèmes nouveaux ? Pour certains, s'il ne s'opère pas, c'est par défaut d'entraînement. Joseph Stordeur nous met cependant en garde d'attribuer trop tôt une difficulté de transfert à l'élève. Pour en savoir plus DELANNOY C., PASSEGAND J. Comment ?