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A propos de « décadence » : « Les Grecs n’étaient ni homos, ni hétéros »

A propos de « décadence » : « Les Grecs n’étaient ni homos, ni hétéros »
La Grèce antique est souvent invoquée lorsque l’on relie l’homosexualité à l’histoire. Dernière sortie en date : celle de Serge Dassault, « L’homosexualité ? Une des raisons de la décadence de la Grèce ». Les historiens antiquisants montrent que l’orientation sexuelle n’était pas constitutive de l’identité des Grecs. Entretien par e-mail avec Sandra Boehringer, de l’université de Strasbourg, qui apporte d’utiles précisions et renverse quelques contrevérités. Rue89 : Les textes de plusieurs philosophes comme certaines céramiques grecques laissent penser que les relations amoureuses entre personnes du même sexe étaient bien acceptées chez les Grecs. Sandra Boehringer : Selon les circonstances, elles étaient admises, valorisées, ou interdites. La façon que nous avons, au XXIe siècle en Occident, de catégoriser les individus (homosexuels/hétérosexuels) ou de différencier les pratiques sexuelles sur le critère d’une orientation sexuelle aurait semblé complètement exotique pour les Grecs.

"Lorànt Deutsch a une vision quasi-maurrassienne de l’histoire" Lorànt Deutsch est de retour: trois ans après le phénoménal succès de «Métronome», son histoire de Paris vendue à plus de deux millions d’exemplaires, le comédien publie «Hexagone» (Michel Lafon). Et de nouveau, il s’attire les critiques de plusieurs historiens, comme Christophe Naudin, qui lui reproche notamment sa vision ultra-droitière de la bataille de Poitiers. Le combat de Christophe Naudin, que Deutsch traite pour sa part de «militant d’extrême-gauche», ne date pas d’hier: avec William Blanc et Aurore Chéry, il a cosigné au printemps dernier «les Historiens de garde» (Inculte), pour dénoncer la résurgence d’une histoire de France construite sur des inexactitudes et des partis-pris idéologiques afin de promouvoir un roman national discutable. On en a donc discuté avec lui. Christophe Naudin Lorànt Deutsch défend une vision quasi-maurrassienne de l’Histoire, le grand homme au-dessus des autres qui sauve le bas peuple. L’argument du «manque de recul» est un faux prétexte !

From Manly to Sexy: The History of the High Heel Cross-posted at The Huffington Post. Why do women wear high heels? Because men did. Men were the first sex to don the shoe. Women started wearing heels as a way of trying to appropriate masculine power. In the 1630s you had women cutting their hair, adding epaulettes to their outfits…They would smoke pipes, they would wear hats that were very masculine. The lower classes also began to wear high heels, as fashions typically filter down from elite. How did the elite respond to imitation from “lesser” people: women and workers? This is a beautiful illustration of Pierre Bourdieu’s theory of class distinction. Eventually men quit wearing heels because their association with women tainted their power as a status symbol for men. What brought heels back for women?

Si vous n'avez rien compris au débat sur la compétitivité Rapport Gallois, crédit d'impôts, fiscalité, rigueur, trajectoire des finances publiques… depuis la rentrée, pas un jour sans que l'actualité française ne soit dominée par des questions économiques et fiscales. Et il n'est pas toujours aisé de tout comprendre des débats en cours. Quelques clés pour y parvenir. 1/ Quel est le problème avec la compétitivité française ? La "compétitivité" est une notion large, pour ne pas dire floue, qui désigne la capacité de la France et de ses entreprises à affronter la concurrence. Or la France n'est pas au mieux dans ces indicateurs : si sa productivité horaire est plutôt très bonne, elle tend à ralentir sa progression. Le rapport Gallois se concentre en fait sur un aspect de la compétitivité française : celui de son industrie. >> Lire : "Depuis vingt ans, la France diminue les charges des entreprises" >> Lire : "Pour une vision élargie de la compétitivité" >> Lire : "Coût du travail : les raisons de la discorde"

L’Evangile selon Mandela, par Alain Gresh « Un héros de notre temps », titre un hors-série de Courrier international (juin-août 2010). « Il a changé l’histoire », surenchérit Le Nouvel Observateur (27 mai 2010). Accompagnées du portrait d’un Nelson Mandela souriant, ces deux couvertures témoignent d’une adoration consensuelle, dont le film Invictus du réalisateur Clint Eastwood a constitué l’apothéose. Avec la Coupe du monde de football, la planète entière communie dans le culte du prophète visionnaire rejetant la violence, qui a guidé son peuple vers une terre promise où vivent en harmonie Noirs, métis et Blancs. Le bagne de Robben Island, où celui que ses camarades appelaient Madiba fut enfermé de longues années — et lieu de pèlerinage obligé pour les hôtes étrangers —, rappelle un « avant » un peu flou, ce temps de l’apartheid honni qui ne pouvait que susciter une condamnation universelle, et en premier lieu celle des démocraties occidentales. Le Christ est mort sur la croix, il y a quelque deux mille ans.

LGBT mais pas trop, tenue correcte exigée - Miss Koala tient un blog... Comme vous le savez peut-être il y a une manifestation pour l'égalité des droits le 16 décembre. Dès l'annonce de l'évènement des messages ont commencé à apparaître pour dire comment s'habiller. Il faudrait donner une belle image toute lisse d'individus tout ce qu'il y a de plus hétéro-normés. Un défenseur du "tenue correcte exigée" : « Que vous ayez des sexualités et des styles personnels et originaux vous en avez bien sûr le droit mais vous ne pouvez pas nier que les médias reprendront forcément, comme au moment des Gayprides parisiennes, les images des trans etc et que ça apportera forcément de l'eau au moulin des antis. » Ainsi, les trans apportent de l'eau au moulin des antis ? J'ai essayé de critiquer cette volonté d'hétéro-normalisation des LGBT, d'en discuter sans trop m'énerver, j'ai espéré mais quand on m'a insultée d'hétérophobe j'ai compris qu'au final ce serait impossible. Hétérophobe ? Qu'est-ce que l'hétérophobie ? Pourquoi c'est stupide de parler d'hétérophobie ?

« ISLAMOPHOBIE » : le mot qui gêne L’éditocratie n’aime pas être confrontée à l’islamophobie ambiante : elle a donc entrepris de réécrire l’histoire de ce mot. En 2003, l’éditocrate Caroline Fourest explique – sans toutefois produire à l’appui de cette assertion la moindre citation précise – que « le mot “islamophobie“ a été pour la première fois utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de “mauvaises musulmanes“ ». Deux ans plus tard, elle dénonce, dans un burlesque essai (qui lui vaudra d’être distinguée par très chiraquien Jean-Louis Debré), le « piège du mot “islamophobie“ », qui a (cette fois-ci) été fabriqué, explique-t-elle, par « certains groupes islamistes anglais » soucieux de se poser en « victimes » pour mieux faire taire « les critiques contre l’islam » - et qui seraient soutenus dans l’installation de ce « piège sémantique » par « le Parlement musulman de Grande-Bretagne, l’organe représentatif des musulmans anglais ».

Barbie à l’Assemblée Nationale « Le mauvais genre Jean Député porte bien ses 42 ans, dont dix passés sur les bancs de l’Assemblée. Crinière abondante et très brune (il avoue se teindre pour masquer les cheveux blancs), silhouette fine et sportive, il porte ce matin un costume bleu marine à fines rayures crème, bien taillé, une cravate de couleur vive, des mocassins discrets. Un style classique mais d’un bon goût certain. Père de deux enfants, de 13 et 16 ans, il raconte les appeler tous les jours : “ils sont ma force, mon énergie, ma fierté”, confie-t-il. Il reste très proche d’eux, malgré son divorce et les tensions incessantes avec le nouveau mari de Laetitia, son ancienne compagne.Sur les marchés de sa circonscription, dans sa permanence, en réunion de section socialiste ou en commission des lois à l’Assemblée, Jean demeure fidèle à lui-même : discret, doux, chaleureux. A l’écoute de chacun, électeurs, collègues, attachés parlementaires. Quelque chose vous choque ? 1) L’infériorisation : “vous êtes bien mignonnes” ! Sois belle…

Appli : vous ne comprenez rien au traité européen ? On l’a lu pour vous | Rue89 Politique Coup d’envoi ce mercredi C’est ce mercredi que le Conseil des ministres examine le projet de loi qui doit permettre de transposer le traité en droit français. Il sera examiné en même temps qu’un projet de loi organique sur le pilotage des finances publiques, qui prévoit, selon Le Monde, la création d’un Haut conseil des finances publiques. Les députés s’empareront des deux textes à partir du mardi 2 octobre. Comment défendre ce que l’on a violemment attaqué ? C’est le casse-tête de François Hollande, condamné à faire ratifier ce mois-ci le traité européen de discipline budgétaire, puis la loi organique mettant en œuvre la « règle d’or » de retour à l’équilibre des finances publiques, qu’il a longtemps combattus. Au risque de déchaîner une opposition multiforme, qui trouve socialement suicidaire et économiquement aberrant d’ajouter la rigueur à la rigueur au milieu d’une récession. A vous de forger votre propre opinion sur ce texte essentiel pour l’avenir du pays.

Des hommes harcelés dans la rue Huhuhu. J’imagine qu’un certain nombre de personnes auront ouvert de grands yeux en voyant ce titre (ou hurlé, sauté par la fenêtre, etc). Explication: l’article qui suit est la traduction d’un article paru sur le site feministe.us, écrit par Patrick Ryne et intitulé « Harassing Men on the Street ». J’ai essayé de rendre clair, dans ma traduction du titre et de l’article, le fait qu’on ne parle pas des hommes en général, mais de certains seulement; en l’occurrence, des hommes identifiés comme gays ou bisexuels, ayant vécu des formes de harcèlement dans l’espace public de la part d’autres hommes, gays ou hétéros. Cet article m’a intéressée pour plusieurs raisons. D’abord, je n’avais jamais, jamais rien lu sur le sujet (mais peut-être que ça m’a seulement échappé, et dans ce cas, merci de me signaler les articles en commentaire!) L’orientation sexuelle peut être la cause d’une forme d’oppression distincte de l’oppression de genre, et qui doit donc être étudiée comme telle. J'aime :

Pourquoi le taux de marge des entreprises a-t-il baissé ? LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Liêm Hoang Ngoc, économiste, député européen (PSE) La perte de compétitivité de l'économie française est souvent présentée comme la conséquence de la dégradation du taux de marge des entreprises. Lestées par un coût du travail trop élevé, celles-ci ne dégageraient pas suffisamment de marges d'autofinancement pour engager les investissements nécessaires afin de réorienter l'offre sur une trajectoire hors coût, à l'allemande. La restauration des marges d'aujourd'hui serait donc les investissements de demain et la compétitivité hors coût d'après-demain. Or, que nous enseigne l'analyse de l'évolution récente du taux de marge en France ? Cette hausse tendancielle du taux de marge ne s'est pas accompagnée d'une hausse, mais d'une baisse tendancielle des taux d'investissement, contredisant intuitions et prédictions courantes. Il existe deux interprétations de cette baisse du taux de marge. La réalité empirique contredit cette opinion dominante.

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