
Le secteur culturel veut protéger son droit d’auteur LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) Parmi les nombreux lobbies qui s’inquiètent des intentions de la nouvelle Commission Juncker, le secteur de la culture est aux premières loges. Mardi 2 décembre, certains de ses représentants – dont Jean-Noël Tronc, président de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) – ont fait le déplacement à Bruxelles pour rencontrer l’Allemand Günther Oettinger, commissaire à l’économie numérique, l’Estonien Andrus Ansip, vice-président chargé du marché unique numérique et l’autre « super-ministre » européen, le Hongrois Tibor Navracsics, au portefeuille de la culture. Ces professionnels ont de quoi se sentir concernés : la réforme du droit d’auteur fait partie des priorités de Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne, en poste depuis le 1er novembre. Sur...
Livre numérique: quand les auteurs s’en mêlent Derrière le pseudo meurtre du livre papier par le numérique, le débat de fond est aussi économique. Loin de ne pas comprendre les enjeux des publications numériques, les écrivains veulent négocier leurs droits d'auteurs. En octobre 2007, le Kindle d’Amazon sort. Deux ans plus tard, il est commercialisé dans plus de cent pays. Premiers concernés, les éditeurs, qui se sentent menacés. Il ne s’agit pas d’une guerre de principe. Les 10% du prix de vente hors taxe que perçoivent en moyenne les auteurs français sur les versions papiers sont certes justifiables par les éditeurs, mais le même pourcentage semble très faible sur le numérique. Eric Pessan, romancier, auteur de pièces de théâtre et collaborateur de remue.net, explique que la réponse de Gallimard et Flammarion à Google Books et Amazon sur le site Feedbooks ne peut pas tenir: les éditeurs français vendent en effet les œuvres au même tarif quelque soit le format. Faire valoir ses droits: navigation en solitaire Harold Cobert explique:
Barcamp EDITION NUMERIQUE…PARTOUT #2 - lundi 25 mars 2013 – 14h à 18h30 Les nouvelles industries de lectures numériques drainent de nouvelles modalités d’écriture et de création, d’édition et de production, de communication, de médiation et de diffusion, d’usages et de pratiques de lecture et de réception. Les exemples foisonnent tant sur le plan des processus de création / diffusion transmédiatique, d’autopublication, de bookcrossing, ou encore de travail participatif (écriture, financement). Les outils de présence en ligne via réseaux sociaux, blogs, carnets, etc. exacerbent ces tendances et les acteurs qui les portent et les relayent qu’ils soient pure players ou développeurs d’applications. Cet essor redéfinit-il les métiers de la chaîne du livre ou bien les recentre-t-il autour des fonctions principales et savoir-faire spécifiques des acteurs ? Qu'est ce que "L'édition numérique ... partout " ? Un BarCamp pourquoi ? Un BarCamp c’est quoi ? Le BarCamp se déroule selon le double principe de la « non-conférence » ouverte et du « tous participants ».
Le droit d'auteur est-il soluble dans l'economie numerique ? Des formes d’appropriabilité indirectes possibles mais limitées « L’appropriabilité » est la capacité d’un détenteur de droits de récupérer directement ou indirectement la valeur des utilisations faites de l’œuvre sur lesquelles portent ses droits. L’appropriabilité est directe lorsque le détenteur des droits parvient à faire payer l’utilisateur ; elle se fonde sur le régime légal de la propriété intellectuelle ou sur des techniques d’exclusion. L’appropriabilité est indirecte lorsque le producteur réussit à obtenir un montant proportionnel à la valeur des exploitations faites de son idée ou de son œuvre sans en exclure juridiquement ou technologiquement l’accès aux utilisateurs [18] FARCHY, ROCHELANDET, 2001. [18] . Parce que les technologies numériques favorisent largement la violation des droits d’auteur, l’appropriabilité directe de la valeur des droits auprès des utilisateurs est rendue extrêmement difficile. La situation est sensiblement différente dans des industries culturelles.
Le numérique impose de nouvelles relations auteurs-éditeurs "Le numérique, c'est l'avenir du livre, tranche Susanna Lea. Quand je monte dans un TGV, je vois beaucoup de passagers absorbés devant des écrans et des tablettes ou avec un casque vissé sur les oreilles. Mais combien lisent un livre ?" En France, Susanna Lea est connue pour être l'agent littéraire de Marc Levy, l'auteur français qui vend le plus de livres, mais aussi de plusieurs dizaines d'autres écrivains, comme Ingrid Betancourt, François Bizot, Tzvetan Todorov… Mais Susanna Lea, qui récuse d'ailleurs ce terme d'agent, est aussi, depuis 2010, "éditrice numérique", à travers Versilio, une marque numérique internationale présente à Paris, Londres, New York et Chennai (Madras) en Inde. Versilio, qui propose aux auteurs de "les accompagner en partenaire dans toutes les possibilités offertes à leur créativité personnelle", illustre un mouvement à l'oeuvre dans le monde de l'édition : la montée du numérique bouscule les règles du jeu et impose l'émergence de nouveaux modèles éditoriaux.
La bande dessinée numérique choisit son camp Le dernier article de Lettres Numériques sur la bande dessinée laissait deux camps dos-à-dos. L’arrivée du géant américain comiXology a fait bouger les choses. Le modèle outre-Atlantique fait école. En janvier dernier, quatorze éditeurs francophones de bandes dessinées entraient dans le giron de comiXology (leader de la distribution de BD’s numérique au monde). L’occasion de remarquer que le milieu de la bande dessinée était clivé entre deux approches. L’une assez conservatrice, incarnée par Izneo, rassemblant les gros éditeurs traditionnels et se préoccupant plutôt d’une numérisation et d’une distribution patrimoniale de leurs catalogues. L’autre approche était, quant à elle, représentée par une kyrielle de petits projets indépendants, résolument axés sur la création et les expériences transmédias. Mais ça, c’était avant l’arrivée de comiXology. Le débarquement américain Et bien, c’est ce modèle qui débarque avec chez nous avec comiXology. Résistance gauloise Mais ce n’est pas tout.
Marché unique numérique : la Commission dévoile sa stratégie Le commissaire européen Pierre Moscovici, de passage au Salon du livre de Paris, avait déjà avancé quelques éléments sur le travail à venir au sein de la Commission européenne pour mettre en place un marché unique numérique. Vecteur de croissance et d'emploi, ce dernier a besoin, pour se développer d'une harmonisation globale de certaines législations nationales. La Commission vient d'exposer une partie de sa stratégie. Les persiennes de la Commission européenne (Xavier Häpe, CC BY 2.0) Dans un communiqué de presse publié hier depuis Bruxelles, les commissaires européens concernés par cette importante réforme ont voulu détailler la stratégie adoptée pour faire de l'Union européenne un marché unique numérique, et ainsi favoriser l'innovation et la croissance : Qu'il s'agisse de faire des études, de regarder un film, d'acheter ou de vendre en ligne, de communiquer avec ses amis ou de consulter son médecin, les possibilités qu'offre l'internet sont innombrables. 1. 2. 3. Pour approfondir
L'auto-édition en vedette au Salon du Livre 2015 Succès mitigé pour le salon du Livre de Paris 2015. Entre la concurrence des élections départementales, le plan vigipirate renforcé, la grève de radio france et le boycott de Hachette, la grande messe du monde de l’édition aura attiré moins de monde cette année qu’en 2014. Mais ce qui aura surtout surpris les visiteurs, c’est une manifestation de près de 300 « auteurs en colère », réunis à l’appel du conseil permanent des écrivains (CPE) et pointant la faiblesse de leurs rémunérations. Selon le CPE, plus des deux tiers des auteurs perçoivent moins de 10% de droits d’auteurs sur le prix d’un livre ce qui représenterait une rémunération d’à peine 1 euro par livre vendu. « Pourquoi la part la plus maigre de toute la chaîne éditoriale revient-elle aux auteurs ? Pour les jeunes auteurs comme pour les auteurs établis disposant encore de leurs « droits numériques », l’une des options est de passer par l’auto-édition et une nouvelle génération de plates-formes web .
Les âmes sensibles » Blog Archive » les livres n’existeraient pas sans auteur mars 23rd, 2015 Plusieurs médias et écrivains ont parlé de cette manifestation d’écrivains qui profitant du salon du livre de Paris ont mis mettre en lumière leurs problèmes et leurs inquiétudes liés à la précarité de leur activité. La création littéraire peut être une vocation, une passion, c’est aussi une activité qui produit de la richesse, c’est le fruit du travail d’un auteur et en ce sens elle mérite le respect. Ce respect passe par une reconnaissance d’ordre intellectuel mais aussi matériel. Comme Laure Limongi, je reproduis les propos de Valentine Goby, présidente du CPE en espérant qu’ils ne resteront pas lettre morte et inciteront les écrivains à continuer à défendre ensemble leurs intérêts. « Bonjour à tous et à toutes, Mardi 17 mars, le Conseil permanent des Écrivains a publié dans la presse une “lettre ouverte à ceux qui oublient qu’il faut des auteurs pour faire des livres”, afin d’alerter l’opinion sur la condition des auteurs de l’écrit, et principalement :
Ecrivez, on s'occupe du reste Kindle direct publishing : ce projet d’autopublication lancé par le géant Amazon a changé la vie de plusieurs auteurs. Sans passer par un éditeur, ce sont eux qui mettent désormais leurs romans en ligne sous la forme d’e-books. Le prix de vente est compris entre 0,89 et 1,49 euro l’exemplaire – 70 % de cette somme leur revenant. Le système Amazon Le parcours de quatre auteur(e)s permet de disséquer le système Amazon. La littérature au risque du numérique Notes Le rapport ( www. culture. fr/ culture/ actualites/ rapports/ cordier/ intro. htm) de la commission Cordier sur le livre électronique mis en place par la ministre de la Culture Catherine Trautman est à cet égard éclairant. Dominé par les craintes de la plus grande partie des acteurs de la filière du livre, il reste cantonné à des considérations commerciales et éthiques sans aborder les questions de fond sur la nature même de la littérature numérique. Grand prix ex-æquo : David Maranis pour When Pride still mattered et E.M. Ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui les arts numériques compose une vaste galaxie en mouvement qui commence seulement à être pensée d’un point de vue épistémologique. Il suffira ici de rappeler les polémiques menées par des chercheurs en littérature comme Rifaterre ou Todorov contre les premières études de lexicométrie appliquées à des œuvres littéraires. Chartier (R.), Le livre en révolutions. Clément (J.), « Le e-book est-il le futur du livre ?
Les auteurs restent-ils en marge des contrats d'édition numérique ? Lors du Festival littéraire des Utopiales, à Nantes, une conférence réunissant Ugo Bellagamba (auteur et modérateur), Denis Detraz (responsable numérique des éditions de L'Atalante), Jerôme Vincent (éditeur d'ActuSF), Vincent Gessler (auteur) et Ayerdhal (auteur et actif du Droit du Serf), discutait du droit d'auteur dans le cadre de l'édition numérique. Confrontant les points de vue des auteurs et des éditeurs autour de la question du livre numérique, il s'agissait de s'interroger sur les droits d'exploitation numérique, le contrat d'édition, les conflits d'intérêts qui pouvaient exister entre auteurs et éditeurs. crédits ActuaLitté, Ayerdhal, Jerôme Vincent, Denis Detraz D'un point de vue global et général, la révolution numérique peut apparaître sans aucun doute comme un événement majeur et « exceptionnel ». Bref, « génial », d'après le mot provocant à souhait d'Ugo Bellagamba. Évidemment, derrière les principes il y a la réalité concrète. Contrats numériques et droits d'auteurs