
Valeur du travail, sens du travail Compte-Rendu. Fabrice Flipo restitue les grandes lignes de l’ouvrage de François Vatin, Le travail et ses valeurs, Paris, Albin Michel, 2008, non sans interroger la plus value que les questionnements écologiques pourraient apporter à cet essai. 16 Novembre 2008. Farnçois Vatin annonce dans cet ouvrage vouloir rouvrir la question du lien entre le travail et la nature. L’ambition de l’ouvrage est tout-à-fait centrale pour notre époque, qui connaît une crise profonde de ce que l’on appelle « nature », une crise qui prend la forme d’un débat récurrent et difficile autour du « productivisme ». Pour ce faire, François Vatin adopte la méthode de l’histoire intellectuelle ou histoire des idées. François Vatin remonte jusqu’à l’Antiquité pour rappeler le mépris grec envers le « travail ». Mais d’où vient ce « travail » ? Dans une quatrième partie, F. En conclusion F. Ce livre ouvre de nombreuses pistes extrêmement intéressantes mais il est loin de toutes les refermer. La question des 35 h, enfin.
Les styles de direction – la décentralisation du pouvoir Introduction : Professeur de psychologie industrielle à l’Université du Michigan aux Etats-Unis, Rensis Likert (1903-1980) conduit des recherches sur les attitudes et les comportements humains au travail. […] I – Les styles de direction A – Les styles de direction selon Rensis Likert Professeur de psychologie industrielle à l’Université du Michigan aux Etats-Unis, Rensis Likert (1903-1981) conduit des recherches sur les attitudes et les comportements humains au travail. […] Il cherche à comprendre dans quelle mesure la nature des relations entre supérieurs et subordonnés peut conduire à des résultats très différents dans un contexte organisationnel identique. A partir d’enquêtes auprès de directeurs de grandes compagnies d’assurances, il observe que ceux qui ont les résultats les plus médiocres présentent des traits communs. Source : Jean-Michel Plane, Management des organisations, Dunod, 2003 1 – Le manager autoritaire Il ne fait aucune confiance à ses collaborateurs. La crise ?
Le devoir de paresse, par Thierry Paquot (Le Monde diplomatique, avril 1999) Au siècle dernier, les révolutionnaires de 1848 militaient pour le droit au travail, pour la reconnaissance de ce temps « bien » particulier qu’un personnage bien particulier aussi, le prolétaire, vendait contre un salaire, à son employeur. Un patron de gauche, influencé par Charles Fourier (1) et théoricien des « solutions sociales », Jean-Baptiste André Godin, honorait le travail — et les travailleurs — chaque premier dimanche du mois de mai, avant que ne s’institue le 1er mai, à la suite d’une sanglante répression, à Chicago, en 1886. A cette époque, à droite comme à gauche, le travail était vertueux, grâce à lui l’individu tourmenté ou marginalisé rentrait dans le rang, se moralisait et renouait avec le sage principe biblique, qui pourtant résonne encore comme une malédiction : « Tu te nourriras à la sueur de ton front ! Au cours du XIIIe siècle, la paresse est identifiée à l’oisiveté, « mère de tous les vices » comme chacun sait.
La stabilité émotionnelle : une compétence clé des managers « J’ai été nommé manager car j’avais une solide expertise technique. Je pensais que cela suffirait à encadrer une équipe », nous raconte Charles, responsable juridique au sein d’un groupe bancaire. Penser que la seule compétence technique puisse suffire à manager une équipe est une erreur communément partagée par les directions d’entreprise. Dans les faits, un bon commercial fait rarement un bon responsable des ventes. Pour combler cette lacune, certaines directions proposent à leurs cadres nouvellement nommés des formations aux techniques de management : communication, conduite d’entretien, animation de réunions, etc. Les compétences acquises s’avèrent peu utiles, quand le manager n’est pas stable émotionnellement. « Six mois après ma nomination, j’ai du mettre en œuvre un changement d’organisation du travail au sein de mon service. Alors que faire pour donner à nos cadres cette compétence essentielle ? Etre stable. Se former. S’entraîner régulièrement. Avoir une hygiène de vie.
VISION CRITIQUE => Quel lien faites-vous entre qualité de vie au travail et qualité du travail? La signification du travail, la sécurité d'emploi et la conciliation emploi-famille 1Comme l’ont indiqué les auteurs dans leur présentation, ce livre visait à repérer, décrire et analyser les ethos du travail dans le contexte actuel qu’ils caractérisent par l’émergence d’un nouveau modèle productif postfordiste, puis d’examiner l’arrimage des types d’ethos du travail repérés avec les principales caractéristiques des idéologies et pratiques managériales propres à ce nouveau modèle productif. L’ouvrage est certes intéressant pour lancer le débat sur ces questions, et en particulier à savoir si les égotélistes, comme ils les appellent, sont effectivement la figure de l’avenir. Comme nous le rappellent les auteurs : 2On nous dit aussi que « L’égotéliste participe pleinement de la nouvelle idéologie du travail, laquelle a su conjuguer les changements culturels et structurels récents aux fins de la valorisation du capital. Il constitue la figure de proue de notre monde, celle qui marquera vraisemblablement l’avenir de nos sociétés ».
Talents et Risques Psychosociaux : quel lien ? Ah, le talent ! Que de fantasmes quand on l’évoque ! Et pourtant, serait-il vraiment si "extra-ordinaire" que ça ? Et tous s’accordent à dire que le talent est d’abord individuel ! Potentiellement donc, nous en avons tous ! Je fais une brève analogie. Une graine ne pourra se développer que si elle est dans un environnement favorable. Avec les hommes c’est pareil ! Mais quel rapport avec les facteurs de risques psychosociaux ? Et bien selon vous, comment voir émerger des talents si les professionnels sont en situation de surcharge de travail, contraints par le temps, sans autonomie, isolés, dans une sale ambiance, coincés dans des tâches dans lesquelles ils se sentent mal, et qu’en plus ils se sentent en insécurité vis à vis de leur avenir ? Prévenir ces facteurs de risques c’est permettre à chacun d’exprimer de quoi il est capable… et même plus ! Mais est-ce le talent qui est élitiste finalement ou les conditions de travail qui permettent son expression et sa visibilité ? Like this:
La nouvelle éthique du travail au service de l’entreprise de soi ? 1L’ouvrage de Daniel Mercure et Mircea Vultur constitue de mon point de vue un apport majeur aux débats actuellement en cours en sociologie – mais aussi dans d’autres disciplines – sur la « valeur-travail » et les évolutions de celle-ci. Il fera date au sens où – à supposer que la sociologie d’un objet, d’un thème ou d’un champ soit semblable à l’édification d’un bâtiment – il permet, à un moment donné de l’accumulation du savoir, d’atteindre à partir d’un point de vue stabilisé une vision panoramique qui donne à un ensemble son sens. 3De quoi s’agit-il donc ? 5On ne comprendrait pas le fonctionnement du processus si n’intervenait un troisième terme, comme dans une démonstration logique – et c’est là que le cadre d’analyse mis en œuvre par les auteurs révèle toute sa subtilité – composé des « normes managériales » ou encore, écrivent parfois nos auteurs, de « l’idéologie managériale ». 7L’ouvrage de Daniel Mercure et Mircea Vultur ne se contente pas (!)