Le sexisme du Roi Lion
La féminité dans Le Roi Lion L’une des premières choses qui nous frappe en regardant Le Roi Lion, c’est le sexisme banal et structurant de l’histoire. Dès les premières scènes, Le Roi Lion nous fait connaître un monde structuré hiérarchiquement, avec au sommet de la pyramide le monarque absolu, qui règne en bon patriarche sur, non seulement son peuple docile et servile (les autres animaux), mais également ses lionnes, qui jamais ne remettront en question le bien fondé de la place des hommes, ni de la place des femmes. La relation entre Simba et Nala nous apparaît comme étant une relation d’amitié étant jeune, qui plus tard évoluera selon le schéma classique de Disney vers un amour hétérosexuel. Et de un… Et de deux… Et de trois… cela suffira-t-il à renverser le patriarcat? Cette supériorité ouvrirait-elle des possibilités subversives? Hélas, Disney ne s’intéresse pas à ces valeurs-là, n’est pas pour la transgression des normes de genre ni même l’égalité des sexes. Et Nala dans tout ça?
YouTube aurait pu être une page blanche, elle est le reflet des pires stéréotypes sur le genre
Temps de lecture: 6 min Sur YouTube aussi, le sexisme a la vie dure. La visibilité apparaît alors comme le premier signal des inégalités existantes sur la plateforme de partage de vidéos en ligne. Il n'y a qu'à s'arrêter au nombre de femmes et d'hommes qui l'utilisent. Le rapport serait de 46/54%. Là où le bât blesse, c'est que les femmes qui figurent dans le top 50 des chaînes les plus vues dans le monde se font rares. En France, le haut de ce classement est là encore très masculin et fait la part belle aux jeunes humoristes tels Cyprien, Norman, Rémi Gaillard ou encore Mister V. Un espace d'expression genré Outre les considérations quantitatives, c'est aussi le contenu des vidéos qui pose question. La populaire Yuya, dédie ses vidéos à des thématiques féminines ou considérées comme telles: maquillage, beauté et bien-être. À son image, les «influenceuses» qui réussissent sont, pour l'immense majorité, des filles qui parlent de trucs de filles, à destination d'autres filles.
« Si ce n’est pas oui, c’est non », la campagne efficace du groupe Project Consent
Un pénis qui tourne autour d’une vulve qui ne veut pas de lui, c’est le pitch simpliste mais efficace de la vidéo du groupe Project Consent, en français Projet Consentement. Leur slogan résume bien leur action : Le consentement sexuel est simple. Si ce n’est pas oui, c’est non. Dans une série de trois vidéos, l’association met en scène le consentement. La campagne ne se fait pas uniquement via des vidéos. Un projet pour le consentement à l’international Project Consent est une association basée sur le volontariat qui met en place des campagnes pour combattre la culture du viol. Et si vous avez envie de participer, n’hésitez pas, ils font appel à des rédacteurs et des graphistes (bénévoles) : On cherche constamment des contributeurs pour garder nos campagne florissantes et rien de ça n’est possible sans le dévouement de notre staff motivé. (…)Tout ce que l’on recherche de la part des candidats c’est d’être engagé, de savoir communiquer et d’être créatif. Les limites de cette campagne
« F*ck Yes », une chaîne YouTube qui montre que le consentement peut être sexy
Tu te souviens quand on a dit que le consentement c’était un peu LE truc le plus important pour entretenir des relations saines avec les personnes que tu croises ? Et tu te souviens aussi quand il y a eu cette personne (un peu chiante, soyons honnête) qui est grosso modo venue te dire « Ah mais si tu demandes tout le temps la permission y a plus d’enthousiasme, de spontanéité, nianiania… » ? À lire aussi : Le consentement sexuel expliqué par une tasse de thé Eh bien la prochaine fois, tu pourras lui envoyer cette vidéo avec tes salutations. F*ck Yes est une chaîne YouTube créée le 7 mai 2016 — avec pour seul abonnement la chaîne Project Consent — dont le logo représente le hashtag #ConsentIsSexy. Elle se décrit comme : « [une chaîne] qui a pour but de donner des représentations sexy et informatives des conversations pré-coïtales. « F*ck Yes » croit qu’il est possible d’atteindre un équilibre entre un comportement sexuel positif et une véritable vulnérabilité.