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Sur la drague comme violence

Sur la drague comme violence

Des classes préparatoires toujours aussi fermées - Pale Moon Sur le même sujet L’origine sociale des étudiants 6 septembre 2013 Les étudiants, enfants de cadres supérieurs, constituent près de la moitié des étudiants dans les filières les plus sélectives, alors que leurs parents ne représentent que 15 % des emplois. L’inégal accès au bac des catégories sociales 16 juin 2013 Globalement, les taux d’accès au bac augmentent, mais les enfants d’enseignants ont 14 fois plus de chances relatives d’avoir le bac que ceux d’ouvriers non-qualifiés. Le niveau de diplôme des catégories sociales 11 septembre 2012 62 % des cadres supérieurs possèdent un diplôme de niveau minimum bac+2 contre 1 % des ouvriers. De la sixième aux études supérieures : le poids des catégories sociales 11 septembre 2012 En sixième, 16 % des élèves sont enfants de cadres supérieurs, 56 % ont des parents ouvriers, inactifs ou employés. France, le pays où le milieu social influe le plus sur le niveau scolaire Les inégalités sociales au collège Pas de diversité sociale à l’ENA

J'enseigne le genre. Et je continuerai à le faire. - Une heure de peine... - Pale Moon Ce sera un billet énervé. Très énervé. Fatigué aussi. Fatigué d'entendre des ignares et des incompétents baver de haine sur quelque chose qu'ils ne connaissent pas. Enervé de voir qu'on les laisse faire et que, pire encore, on leur donne raison. J'enseigne le genre parce que c'est ce que mon programme de Sciences économiques et sociales me demande de faire, n'en déplaise à Vincent Peillon qui double son ignorance crasse des sciences sociales - déjà étonnante pour un philosophe de profession... - d'une méconnaissance absolue de ce qui se passe dans l'administration dont il est le ministre. On étudiera les processus par lesquels l'enfant construit sa personnalité par l'intériorisation/ incorporation de manières de penser et d'agir socialement situées. De quelque façon qu'on le prenne, "la construction sociale des rôles associés au sexe", c'est le genre. J'enseigne le genre parce que c'est un fait. Enfin, et peut-être surtout, j'enseigne le genre parce que mes élèves en ont besoin.

L'impolitesse du désespoir Je n'ai pas d'humour. Voilà, comme ça, c'est dit. J'ai préféré préciser ce point d'entrée de jeu pour que les choses soient claires... En tant qu'enseignant, j'y suis sans cesse confronté : des élèves qui se traitent de "pédé", "tarlouze", "sale arabe", "enculé", "pute", "pétasse", "fils de pute", "enculé de ta race", "bougnoule", j'en passe et des pas mûres, c'est malheureusement courant... A chaque fois, l'idée est la même : les mots utilisés ne font pas sens pour les individus. Partons donc de là : qu'est-ce qu'une interaction et de quelle interaction parle-t-on ? A quels moments sommes-nous embarrassés ? A ce niveau, loin d'être une impulsion irrationnelle qui viendrait transpercer le comportement régulier socialement prescrit, fait partie intégrante de celui-ci. Vous l'aurez compris : c'est la même chose pour les blagues. En quoi consiste alors le "oh, c'est bon, c'est de l'humour" ou le "tu comprends pas le second degré ou quoi ?" Cette analyse ne se limite pas à l'humour.

autopsie du politiquement incorrect Dans mon précédent billet, j'ai essayé de montrer qu'il existait une "culture troll", c'est-à-dire une façon relativement routinisée de réagir au problème du troll. Le point clef me semble être une certaine tolérance au troll, dans le sens où ceux-ci sont assez systématiquement minimisés au point que la faute devient moins le trollage proprement dit que l'indignation face à ceux-ci, voire le simple fait de se sentir blessé.e. Le problème réside surtout dans le fait que cela vient valider la représentation du monde qui est celle des trolls. Dans le présent billet, je vais essayer de me plonger dans certaines productions de la culture troll, pour essayer de montrer ce qu'elle en vient à produire. Ce site, pour ceux qui ne le connaissent pas, est sans doute celui qui a poussé l'art du troll le plus loin. 4chan a une caractéristique particulière pour le sujet qui m'intéresse : le troll n'y est pas un évènement ponctuel, c'est la norme. Qu'est-ce que le "LULZ" ?

...pour être laissée à des rigolos Moi : Tagazok, gars. . Moi : Ah, ben, ça tombe bien, je me suis justement retiré dans un fjord perdu de la Norvège pour réfléchir au sens des propositions humoristiques. Lui : ... Tu vois, il y a une référence à l'homosexualité. Lui : D'accord, on retrouve bien le décalage non ? Lui : Tu es sûr que c'est un bon exemple ? Lui : Et le fait qu'on ne "le pense pas", ça ne peut pas être un élément qui modifie le sens de la proposition alors ? Note : Une fois de plus, ce dialogue, bien qu'inspiré de faits réels, est fictif : je ne m'arrête jamais au milieu d'un boss.

L'humour est une chose trop sérieuse... Lui : Wah, hé, faut que je te montre un truc, tu vas trop te marrer. C'est un test dans le dernier Consoles +, c'est trop bon. Moi : ... Lui : Tu ris pas ? Moi : Désolé, le sexisme, ça me fait pas franchement rire. Note : ce dialogue est évidemment fictif, bien qu'inspiré de nombreuses discussions réelles : personne n'est capable de m'écouter aussi longtemps.

« Salut la Vranze » A propos de l’accent d’Eva Joly - PERFORMANCES. (Science, culture et politique) Mardi 24 janvier 2 24 /01 /Jan 13:54 Au début du mois de décembre 2011, une polémique a éclaté dans les médias, à la suite d’une chronique publiée dans le Point par le journaliste Patrick Besson (1/12/2011). Imaginant que la candidate écologiste Eva Joly avait gagné l’élection présidentielle, il transcrit son discours au peuple français : « Zalut la Vranze ! Auchourt'hui est un krand chour : fous m'afez élue brézidente te la République vranzaise », etc. Cet article a été dénoncé par les associations de défense des droits de l’homme et par les partis de gauche comme une forme de racisme à l’égard d’une candidate d’origine norvégienne possédant la double nationalité. Le mot important dans cette dernière phrase c’est « légitime ». Il fallait rappeler ce contexte pour comprendre pourquoi l’article de Patrick Besson a choqué. Voyons les arguments avancés par ceux qui ont pris la défense de Patrick Besson. En 1898, Hégesippe Légitimus devient député de la Guadeloupe.

L'excellence scientifique est-elle masculine ? Une réforme paramétrique a minima Tout d’abord, et ce n’est guère une surprise, pas de changement paradigmatique : le Gouvernement ne s’attache qu’à une réforme du système par répartition, sans référence à la capitalisation (et le MEDEF n’y trouve évidemment pas son compte…). Il conserve la structure actuelle d’un régime général en annuités, complété par des régimes complémentaires en points, avec une constellation de régimes spéciaux : exit une lointaine proposition évoquée en 2012 lors de la campagne de Ségolène Royal, et également, de manière plus ambigüe par la CFDT, l’introduction de comptes notionnels. Une mesure phare, la création d’un compte pénibilité Du rapport Moreau, la seule proposition véritablement originale est la création d’un compte pénibilité. Comme je l’ai écrit dans un billet précédent, l’intuition « à travail pénible, retraite précoce » mérite d’être relativisée. Des ajustements paramétriques Parmi les ajustements paramétriques, figurent deux mesures principales.

Quota de meuf Diverses instances de l'enseignement supérieur et de la recherche ont mis en place des quotas officieux de femmes dans les jurys de recrutement. Dernièrement, un épisode m'a bien fait rire : Acte 1 — Une collègue me demande si je ne connaîtrais pas une femme maître de conférence ou assimilée (p.ex. chargée de recherche CNRS ou INRIA) travaillant dans une certaine thématique, pour faire partie d'un comité de sélection. Après discussion autour de moi je finis par proposer un nom. Et hop, le « quota de meuf rang B ». Acte 2 — Une autre collègue, professeure des universités, me dit avoir été sollicitée pour être membre d'un comité dont j'identifie rapidement qu'il s'agit du même. Je me demande quelle portion des professeures des universités et directrices de recherche en informatique est sollicitée pour faire quota de meuf dans les divers comités (l'avantage d'être un homme : on me fiche largement la paix). (Remarque : peut-on parler de « poste à moustaches » avec des jurys féminisés ?)

Simple-touriste me défie... Simple-touriste me défie de relever des propos racistes dans ses interventions sur le blog de David Monniaux. Pendant quelques instants je me suis dit que je pourrais faire une analyse lexicale automatisée sous forme de pastiche des analyses des discours politiques que Jean Véronis présentait sur son blog des technologies du langage pour lui rendre hommage. Puis à la réflexion je me suis dit que le parallèle pouvait tout autant être vu comme une insulte à sa mémoire. Mais cela m'a rappelé que lorsque j'étais plus jeune j'allais dans une colonie de vacances xénophobe... Les racistes sont nos amis, il faut les aimer aussi... Ma mère a voulu m'envoyer en colonie de vacances pour me socialiser (hum !) Bref, c'étaient des xénophobes qui allaient tous les ans au BBR et accusaient les arabes de tous leurs maux. Mais j'ai continué à y aller, non pas que je partageasse leurs vues, mais le programme sportif était intéressant et c'étaient tous de braves gens. Le blocage de la réflexion

Ebranler les hommes | Christiane Taubira Il est triste, infiniment triste, d'achever une année sur les pitreries obscènes d'un antisémite multirécidiviste. Faut-il que son talent soit stérile pour qu'il n'ait d'autres motifs pour faire s'esclaffer des esprits irresponsables ou incultes ou pervers, qu'une tragédie, un génocide, un indicible drame, de ceux dont on sait qu'on ne guérira pas, car rien ne nous consolera jamais des enfants dont la destinée s'est interrompue, brusquement ; et avant même cette violence de la mort industrielle, qui ne distingue pas, frappe sans rien connaître de ses victimes, la violence de l'arrachement, de la malnutrition, de la maladie, du désarroi, de cet inconnu irrationnellement hostile, la violence de la révélation de parents démunis qui ne peuvent protéger que par l'amour. Faut-il frayer avec les monstres pour trouver quelque plaisir à se faire complice, après coup, de ce crime contre l'humanité ? Agir. Réfléchir et agir. Sanctionner avec efficacité est indispensable mais ne suffira pas.

Ma grand-mère vote FN, mon amie dit « chinetoque » : fragments d’un racisme ordinaire A la maternelle, mes deux meilleurs amis s’appellent Jérémie Cohen et Abdulaï Bourouissa. Tous deux sont français, et je ne me pose pas la question de savoir s’ils sont juifs, musulmans, catholiques ou athées. Ce sont mes deux petits copains, et on s’amuse bien. En CP, ma meilleure amie, Estelle, est chinoise. Making of Elisa G. En classe de CE1, un scandale éclate parce qu’une de mes amies a traité un camarade de « sale juif ». J’ai 8 ans. Je demande à ma mère ce que ça veut dire, « lapidée ». Mon père soupire et dit tristement à ma mère : « Tu vois, c’est comme ça que ça démarre, le racisme. » Quand j’ai commencé à haïr ma grand-mère Je suis blanche. Il avait rencontré ma grand-mère pendant la guerre, paraît-il. Publicité pour le chocolat Banania Une chose est certaine : il y a une dizaine d’années, ma mère et ma grand-mère se brouillent gravement : ma grand-mère et son mari ont voté Front national aux élections… Ma grand-mère, donc, vote FN. J’ai haï ma grand-mère pour cela. J’ai 19 ans.

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