
Guillaume II, roi de Sicile et exemple de tolérance religieuse La plus belle des cités de la Sicile est la résidence de son roi ; les musulmans l'appellent la cité al Madina et les chrétiens Palerme ; c'est là que demeurent les musulmans citadins ; ils y ont des mosquées et les souks qui leur sont réservés dans les faubourgs sont nombreux. Tous les autres musulmans habitent les fermes, les villages et les autres villes, comme Syracuse, etc. Mais c'est la grande cité, résidence du roi Guillaume qui est la plus importante et la plus considérable ; Messine ne vient qu'après elle […] L'attitude du roi est vraiment extraordinaire. Il a une conduite parfaite envers les musulmans ; il leur confie des emplois, il choisit parmi eux ses officiers et tous, ou presque tous, gardent secrète leur foi et restent attachés à la foi de l'islam. Ibn Djubayr, Voyages, 1184.
Turquie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. République de Turquie Türkiye Cumhuriyeti (tr) La Turquie possède 3 % de son territoire en Europe (la Thrace orientale). Par sa localisation géographique, à cheval sur deux continents, au carrefour des axes Russie - Méditerranée et Balkans - Moyen-Orient, sur l'antique route de la soie, aujourd'hui sur le tracé d'oléoducs d'importance stratégique, la Turquie a toujours été un carrefour d'échanges économiques, culturels et religieux. Elle a fait le lien entre l'Orient et l'Occident, d'où sa position géostratégique de premier plan qui se renforce au vu des évènements politiques qui secouent tant le Moyen-Orient que le marché des hydrocarbures ou les tensions liées au problème de l'eau. La Turquie moderne, fondée sous l'impulsion de Mustafa Kemal Atatürk en 1923 sur les ruines de l'Empire ottoman défait par la Première Guerre mondiale, est une république démocratique, laïque, unitaire et constitutionnelle . Étymologie[modifier | modifier le code]
Un exemple de production culturelle : les tables alphonsines Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les tables alphonsines sont des tables astronomiques composées par ordre d'Alphonse X, roi de Castille à la fin du XIIIe siècle (1re édition imprimée en 1483, Venise : Alphonsi regis Castellae caelestium motuum tabulae). Histoire[modifier | modifier le code] Frontispice de l'édition 1545 des Tabulae astronomicae L'objectif de ces tables était de fournir un outil d'usage commode pour calculer la position du Soleil, de la Lune et des planètes en accord avec le système de Ptolémée. Alphonse X a rassemblé une équipe de lettrés, connue comme École de traducteurs de Tolède qui a réuni Aben Raghel y Alquibicio et Aben Musio y Mohamat, de Séville, Joseph Aben Alí et Jacobo Abenvena, de Cordoue, et d'autres venus de Gascogne et de Paris[1]. Les instructions pour les tables alphonsines étaient écrites originellement en castillan. Bibliographie[modifier | modifier le code] Éditions[modifier | modifier le code] Études[modifier | modifier le code] E.
TURQUIE - Economie turque La répartition des activités économiques comme les niveaux de vie opposent vigoureusement les deux moitiés du pays, que l'on pourrait délimiter par une diagonale Zonguldak-Gaziantep: l'Ouest industrialisé et urbanisé, avec des taux d'alphabétisation et de fécondité proches du niveau européen; l'Est rural, sous-industrialisé et pauvre, surtout au sud (zone de peuplement kurde). Agriculture La Turquie est d'abord une nation de paysans, classe sociale qui représentait 46,6 % de la population active. La modernisation de l'agriculture, engagée dans les années 1950 avec les débuts de la mécanisation en Thrace, en Anatolie centrale et dans la Cilicie, s'est traduite par le recul de la jachère et l'accentuation des spécialisations régionales. Elle reste entravée par l'exiguïté des exploitations (leur dimension moyenne ne dépassait pas 6,2 ha en 1980). Ressources minérales La Turquie est faiblement dotée en combustibles minéraux. Industrie
Faire l'histoire - Le manteau de Roger II, les langages du pouvoir Au XIIe siècle, en Sicile, le roi chrétien Roger II se pare, comme manteau de cérémonie, d’une chape inspirée de celle des évêques, ornée sur son pourtour d’inscriptions en langue arabe imitées des habits califaux. Au XIIe siècle, en Sicile, le roi chrétien Roger II se pare, comme manteau de cérémonie, d’une chape inspirée de celle des évêques, ornée d’inscriptions en langue arabe rappelant les habits califaux. La médiéviste Valérie Theis se penche sur ce manteau qui permet de faire surgir, à travers une histoire sicilienne contemporaine des Croisades, un laboratoire d’influences musulmanes, byzantines et pontificales. Témoin d’une société multiculturelle oubliée, cet objet exprime un vivre-ensemble qui tranche avec l’image caricaturale de temps médiévaux emprisonnés dans un fantasme identitaire occidental. Récit d’objets Proposé et présenté par le médiéviste Patrick Boucheron (Quand l’histoire fait dates), ce nouveau rendez-vous hebdomadaire est animé par des historiens.
12 avril 1204 - Des croisés s'emparent de Constantinople Le 12 avril 1204, les troupes de la IVe croisade s'emparent de Constantinople, richissime capitale de l'Empire byzantin. La ville est mise à sac par les chevaliers. 2 000 Grecs sont massacrés. Le scandale est immense dans toute la chrétienté et de ce jour fatal date la véritable rupture entre la chrétienté orthodoxe d'Orient et la chrétienté catholique d'Occident... Querelles de marchands La IVe croisade a été voulue par le pape Innocent III. Les comtes Louis de Blois et Thibaud de Champagne répondent avec enthousiasme à son appel, ainsi que le comte Baudouin de Flandre et le duc Eudes de Bourgogne. Le pape donne pour but aux croisés de s'emparer des ports égyptiens, poumon du monde arabe, en vue de les échanger contre Jérusalem, que le sultan Saladin a reconquise quelques années plus tôt. Le doge Enrico Dandolo, qui gouverne la République de Venise, a fixé le prix du transport à un montant considérable - 85 000 marcs d'or, non compris la moitié du butin escompté -.
Le Coran des historiens Se faire l’historien du texte sacré de l’islam, ce n’est pas l’écraser d’une raison qui lui serait étrangère — c’est comprendre ses raisons, en une démarche de compréhension historique qui n’est en rien une profanation. Car faire de l’histoire, c’est rendre raison au passé. Jacques Berque fut un immense savant, historien chaleureux et rigoureux des sociétés musulmanes. Traducteur du Coran, il appelait à la fin de sa vie à des « Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l’inlassable espérance ». Aujourd’hui, le monde est à refaire, et le temps est venu, sans doute, d’écouter à nouveau cette voix qui avance, calmement, fermement : « mon option à moi c’est la raison ». Se faire l’historien du texte sacré de l’islam, ce n’est pas l’écraser d’une raison qui lui serait étrangère — c’est comprendre ses raisons, en une démarche de compréhension historique qui n’est rien une profanation. Bibliographie Mohammad Ali Amir-Moezzi ,Guillaume Dye.
La violence seigneuriale à la fin du Moyen Âge, vue par les représentations pédagogiques en France 1L’historiographie, qui repose habituellement sur l’étude des productions scientifiques de haut niveau, sous-estime foncièrement le poids des représentations populaires et la circulation des méta-images dans le savoir collectif. Le spécialiste du Moyen Âge, expert en sa matière, réputé insensible face aux stéréotypes et aux clichés venus d‘une base peu savante dont il se serait distancié, est érigé abusivement comme étant l’initiateur et le producteur unique des savoirs. Toutefois, élaborée dans une société, l’expertise scientifique ne peut être étanche face à la mer des élaborations collectives. Or, depuis la réforme enclenchée par René Haby en juillet 1975, l’enseignement du Moyen Âge repose essentiellement sur les écoles et les collèges, c’est-à-dire les âges de l’enfance et de la première adolescence. L’expert, lui aussi, a été enfant. 1 Le corpus a été réalisé avec les productions des principaux imprimeurs pédagogiques français de cet (...) Figure 1. Figure 2. Figure 3. Figure 4.
L’Invention de la Méditerranée : repères antiques et médiévaux, héritage (...) - UMR 8546 CNRS/PSL - AOrOc - Archéologie & Philologie d'Orient et d'Occident Table de Peutinger La Méditerranée est un thème à la mode. Elle intéresse l’Orient et préoccupe l’Occident. À en juger d’après les mass-médias actuels, pour la plupart d’entre nous la Méditerranée est la plage où le touriste cultivé rêve de Calypso et où celui qui revendique ses racines méridionales retrouve son Ithaque. De telles images stéréotypées confirment que, dans les termes des sociologues des savoirs, la Méditerranée n’est qu’une réalité culturelle, socialement construite. Peut-on vraiment écrire une histoire cohérente de la Méditerranée, de l’Antiquité jusqu’à nos jours ? Au-delà des débats au sein du grand public, la Méditerranée est un thème scientifique à la mode. En effet, à la suite du livre de Peregrine Horden et Nicholas Purcell, « repensé », entre autres, par William Harris, les travaux d’Irad Malkin ont mis sous une lumière nouvelle notre connaissance de l’œkoumène grec.