
Des dizaines de milliers de tombes de poilus menacées de disparition Le Monde | • Mis à jour le | Par Benoît Hopquin C’est à la fois un devoir de mémoire et un travail de bénédictin qu’a entrepris Le Souvenir français. Dans une campagne lancée cet automne, l’association entend recenser les tombes des soldats morts en 1914-1918 et dispersés dans les cimetières des 36 000 communes françaises. Il y a urgence, alors que la France célèbre le centenaire de la première guerre mondiale : nombre de sépultures sont menacées de disparaître, quand elles n’ont pas déjà disparu, faute d’entretien et d’héritiers pour en assurer la pérennité. Le Souvenir français, dont l’appellation désuète remonte à sa création en 1887, est méconnu mais fort de 190 000 adhérents et 1 750 comités locaux. « Le droit à une sépulture perpétuelle aux frais de l’Etat » Paradoxe de la Grande Guerre. Mais, très vite, une protestation devait s’élever contre ce traitement dégradant. Un avertissement sur la stèle « Un élément de mémoire qui rassemble »
Grande Guerre : plongée dans l'enfer des tranchées C'est un des éléments les plus emblématiques de la première guerre mondiale (1914-1918). Les tranchées, creusées dès les premiers mois du conflit, ont abrité les combattants pendant près de quatre ans. Comment les soldats ont-ils tenu dans la boue, le froid, avec parfois la faim au ventre et la menace perpétuelle d'une attaque ennemie ? Des Vosges à la mer, les tranchées s'étendaient sur 700 km. Des sacs de sable et des barbelés composent les tranchées de première ligne, où l'on peut se tenir debout, tirer sur l'ennemi et passer à l'attaque. Le poilu vit ainsi en alternance, entre les lignes, sans répit, sous le feu de l'ennemi.
On déconstruit 5 idées fausses sur l’armistice du 11 novembre 1918 Le printemps 1918 est un moment crucial de la Première Guerre mondiale. Dégagée de son front est, depuis que la Russie, aux mains des Bolcheviks, a signé la paix, l’Allemagne peut concentrer ses forces sur le front ouest. Elle sait aussi qu’elle doit faire vite. Les Américains ont rejoint le camp des Alliés en avril 1917, mais il leur a fallu du temps pour former leurs hommes qui ne débarquent que peu à peu. Comment les empires centraux, épuisés par quatre ans de guerre, pourraient-ils gagner sur des adversaires qui reçoivent, dans les semaines qui suivent, le secours de deux millions de soldats américains, frais et dispos ? Il faut pourtant encore plusieurs mois pour que Berlin se résigne à l’impensable : demander un armistice. 1L’armistice marque la fin de la guerre D’abord, il ne faudrait pas parler de l’armistice, au singulier, mais des armistices, au pluriel. 2 Tous les vainqueurs ont accueilli l’armistice avec soulagement Un des plus célèbres opposants était Pétain. Eh bien non.
Les monuments aux morts | Les monuments aux morts – France et Belgique Grande Guerre : les batailles oubliées de l'Afrique Souvent méconnues, les batailles de la Première Guerre mondiale dans les colonies africaines allemandes ont pourtant fait de nombreuses victimes. Du Togo au Sud-Ouest africain allemand, en passant par le Cameroun, le Congo belge et l’Afrique orientale allemande, des Africains sont enrôlés pour se battre sur leur propre continent et servir une guerre qui n’est pas la leur, une guerre d’Européens. Si le nombre de soldats présents sur les fronts africains et le nombre de tranchées creusées paraissent dérisoire comparés à ceux des fronts européens, les affrontements sont d'une extrême violence et déciment aussi des civils, colons et colonisés. Enjeux stratégiques, riches de matières premières et de ressources minières, les colonies allemandes sont convoitées, dès le début du conflit, par les Alliés. Les soldats indigènes sur les fronts africains en 1914 Les askaris Les askaris sont des soldats de l’empire colonial allemand. Le Togo,la « colonie modèle » . et la Côte d’Or Cette expression
Le Canard Enchaîné pendant la Première Guerre mondiale Aller au contenu principal Trésors d'archives > Fonds Prives > Archives > Le Canard Enchaîné pendant la Première Guerre mondiale Fonds privésArchives Le Canard Enchaîné pendant la Première Guerre mondiale Fondé par le journaliste Maurice Maréchal et le dessinateur Henri-Paul Gassier, « Le Canard enchaîné » paraît pour la première fois le 10 septembre 1915. Il s’arrête après cinq numéros pour mieux renaître de ses cendres, le 5 juillet 1916. La volonté des fondateurs de dénoncer la censure et le bourrage de crâne se trouve résumée dans le choix du titre. L’adjectif « enchaîné » renvoie à la censure imposée à la presse durant tout le conflit et personnifiée par les caricaturistes sous les traits d’une Madame Anastasie équipée de grands ciseaux. > Retrouvez dans ce diaporama une sélection de pages du « Canard enchaîné » parues entre 1915 et 1918. Le Canard Enchaîné (première série), numéro 1, 10 septembre 1915, page 1. © Le Canard Enchaîné Le Canard Enchaîné, numéro 1, 5 juillet 1916, page 1.
La Grande Guerre du camouflage (1/2) : Le pari d'un faux Paris Lorsque pour la première fois un avion allemand survole Paris le 30 août 1914, la « bombinette » de 2 kgs lâchée rue des Vinaigriers ne fait pas de victime. Les Allemands larguent surtout des tracts afin de déclarer Paris ville ouverte et entamer le moral des Parisiens. Et lorsque des Taube germaniques reviennent quelques jours plus tard, des opportunistes louent des chaises longues sur la Butte Montmartre afin que les Parisiens profitent pleinement de ce nouveau spectacle venu du ciel… Ces largages ne resteront pas inoffensifs longtemps. 1er épisode : le pari d'un faux Paris Les Zeppelin puis les Gotha allemands, capables de transporter des bombes de 600 kgs, font maintenant des centaines de morts dans la capitale (dès 1916). Soit une réplique de Paris, bâtie autour de 3 axes : une zone A au nord-est de la capitale, où serait construit un ensemble comprenant la ville de Saint-Denis, les usines d'Aubervilliers, la gare du Nord et la gare de l'Est. Écouter Bibliographie et liens
Un génocide, c'est quoi ? Au lendemain de l'adoption à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, la Turquie a riposté en évoquant un "génocide" commis par les Français en Algérie. Explication de texte. Publié le 23/12/2011 14:35 Mis à jour le 23/12/2011 17:45 Temps de lecture : 2 min "On estime que 15 % de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s'agit d'un génocide." • Une définition émanant de l'ONU Un génocide est un acte "commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux", selon les termes de la convention des Nations unies du 9 décembre 1948. "Cette définition est imprécise, juge l'historien Yves Ternon sur Le Monde.fr, et il est préférable de la limiter à la destruction physique, massive d'une partie substantielle d'un groupe humain dont les membres sont tués pour leur appartenance à ce groupe." • Quatre génocides reconnus • Crimes de guerre et crimes contre l'humanité
11 novembre 1918 : les 7 innovations médicales qui ont changé notre vie C'est le paradoxe de la Grande Guerre : des pires horreurs sont nées des évolutions médicales majeures. Les nouvelles armes, la guerre de position, le nombre de blessés ont obligé les soignants à revoir leurs méthodes. Entraînant quelques-unes des plus grandes découvertes scientifiques du siècle. Mon lien avec la guerre 14-18 Il s'appelait Henri. Je n'ai jamais connu mon grand-père. "Au front, je disais toujours à mes camarades : - La fin de la guerre, c'est pour le 11 Novembre ! - Comment tu sais ça, toi ? Sans plus d'explications. Paradoxalement, c'est son fils, Jean, qui en parlait à sa place. " Quand j'étais petit, nous étions parfois réveillés par des gémissements suivis de hurlements. Il se revoyait dans les tranchées sous le feu et la fumée des obus de gaz moutarde. Il suffoquait, il paniquait et hurlait. Aujourd'hui, on parlerait d'angoisses post-traumatiques. Mon grand-père a été blessé par deux fois, pendant la guerre. D'extraordinaires avancées médicales 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.