
Pour raisons d'accoutrement, par Alain Garrigou (Les blogs du Diplo, 18 octobre 2016) Les polémiques sur les questions religieuses, qu’on y participe ou qu’on s’en défie, ne sont pas si nouvelles que l’on puisse faire comme si tout était nouveau. Et quelques précautions qu’il faille prendre dans les références au passé, il reste des traces éclairantes des anciennes controverses dans des textes particulièrement incisifs et lucides. C’est le cas de ce texte d’Etienne de La Boétie, surtout connu comme l’auteur du Traité de la servitude volontaire et comme l’ami de Montaigne (« parce que c’était lui parce que c’était moi » (1)), témoin des guerres de religion de la deuxième moitié du XVIe siècle. Nous sommes en différend ou bien pour raison des choses qui consistent en opinions, ou bien à cause de celles qui gisent en observations et harmonies extérieures. Etienne de La Boétie dément donc la raison que se donnent les adversaires dans ce que l’on va appeler les guerres de religion.
Entreprises : la grande déformation L'entreprise est aujourd'hui au coeur du débat politique. Or, pour Olivier Favereau, professeur d'économie à Paris-Ouest-Nanterre, la primauté de la gouvernance actionnariale qui y règne a fait de leurs dirigeants de simples agents des actionnaires et a transformé un collectif de travail en une somme de contrats individuels. Mettre l'entreprise au coeur de la réflexion économique ? Jouer collectif Il faut d'abord retrouver le sens du travail en commun pour que l'entreprise soit le lieu de l'accomplissement personnel. Drôles de propriétaires Cela signifie notamment que cette production collective n'obéit pas aux seuls ordres des actionnaires, qui, contrairement à ce que l'on dit souvent, ne sont pas les propriétaires des entreprises ! Autonomie et responsabilité De même, les patrons sont des mandataires "sociaux", qui doivent donc gérer dans l'intérêt social de la société, sans qu'il ne soit écrit nulle part que cet objectif se résume à la seule et unique maximisation des profits.
Hémisphère gauche - Penser l’insoumission avec Henri Laborit - Libération.fr Henri Laborit (1914-1995), médecin, chercheur, philosophe, était convaincu que la diffusion du savoir en neurosciences jouerait un rôle libérateur pour les sociétés. Il s'attacha notamment à décrire les mécanismes psychobiologiques de la dominance et de la soumission, ainsi que les conditions de leur dépassement. Trente ans plus tard, ses conclusions restent criantes de modernité. Force est de constater que le concept de soumission occupe une place grandissante dans le paysage culturel et social de notre pays. A tel point que son refus est devenu le mot d’ordre d’une force politique mobilisant plusieurs millions de citoyens. Si l’accès de ces idées au second tour de l’élection présidentielle semble peu probable en l’état actuel des choses, cela ne nous dispense pas de réfléchir à ce que signifient la soumission et son refus. L’exigence de faire mieux et de penser mieux demeure. Portrait non daté du chirurgien, biologiste et écrivain français Henri Laborit (1914-1995). Conclusion Partage
Étienne de La Boétie Étienne de La Boétie ([labɔesi][1], parfois [labwa'ti][2],[3]) (occitan : Esteve de La Boetiá) est un écrivain humaniste, un poète et un juriste français né le 1er novembre 1530 à Sarlat, ville du sud-est du Périgord, et mort le 18 août 1563 à Germignan, dans la commune du Taillan-Médoc, près de Bordeaux. La Boétie est célèbre pour son Discours de la servitude volontaire. La Boétie est l'adaptation de l'occitan La Boetiá, qui signifie « la propriété de Boet ». Fils d’Antoine de La Boétie, un lieutenant particulier du sénéchal du Périgord, et de Philippa de Calvimont, fille de Jean de Calvimont, seigneur de Lherm, Étienne de La Boétie grandit dans une famille de magistrats, un milieu éclairé dont l’entourage est principalement composé de bourgeois cultivés. Vers la fin de ses humanités[6], La Boétie développe une passion pour la philologie antique, laquelle l’attire comme elle attire d’ailleurs tout son siècle. Tout le monde est considéré comme tyran.
Le management. Fondements et renouvellements • instantané : vous payez en ligne et vous pouvez aussitôt le télécharger. • économique : il est vendu environ 20% moins cher que la version papier. • mobile : il vous accompagne partout où vous vous déplacez avec votre ordinateur portable ou votre terminal mobile (smartphone, tablette, e-reader) • portable : il est lisible sur toutes les applications permettant de lire des documents format PDF ou ePUB, nos fichiers ne comportant aucune spécificité particulière. Nos livres numériques sont vendus aux format PDF ou EPUB. Format PDF L'apparence du livre est fidèle à la version papier. La plupart des ordinateurs peuvent lire le format PDF. Si ce n'est pas le cas, installez gratuitement Adobe Reader ( Format EPUB L'intérêt principal de ce format, c'est qu'il permet au document d'être redimensionné de manière optimale en fonction de l'écran de l'appareil de lecture. Comment acheter un livre numérique ?
Étienne de La Boétie et le Discours de la servitude volontaire - Institut la Boétie Aller au contenu note Étienne de La Boétie et le Discours de la servitude volontaire Humanisme et insoumission par Bernard Pignerol Résumé Notre institut s’est placé sous le patronage d’un philosophe français du 16e siècle, Étienne de La Boétie. Table des matières Humanisme et insoumission Introduction « Comme si le monde par-dessus les siècles ressassaitCar enfin, n’est-ce pas, ça y ressemble fortLe XVIe siècle et le nôtre »Jean Rouaud, Juge de Montaigne (2022) « Le Discours force le mur du temps », a écrit le philosophe Claude Lefort[1]. Une révolution des esprits : l’humanisme Changements de perspective Quand La Boétie vient au monde, en 1530, cela fait plus d’un siècle que l’humanisme transforme les esprits – si radicalement que certains historiens n’ont pas hésité à parler d’une « révolution culturelle ». Élargissement dans le temps d’abord. Élargissement dans l’espace, ensuite. Ce double élargissement bouleverse les perspectives. Le surmultiplicateur Nouveau regard, nouvelles idées Crépuscule
Jusqu’où obéir à la loi ?, par Nuri Albala & Evelyne Sire-Marin (Le Monde diplomatique, avril 2006) Les « faucheurs » de plants de maïs transgéniques aux associations qui, comme Droit au logement (DAL), réquisitionnent de leur propre autorité des appartements vacants, la désobéissance à la loi devient une forme fréquente d’action politique et sociale. Pour la justifier, on invoque d’impérieuses raisons, comme le principe de précaution – les effets des plantes transgéniques sur la santé sont mal connus – ou l’indignité sociale qui frappe les personnes dépourvues d’habitations décentes. Ces justifications, évidemment nobles, pourraient assez aisément emporter l’adhésion. Cependant, que répondre à ceux qui leur opposent d’autres principes fondamentaux, comme la liberté de la recherche scientifique ou le droit de propriété (reconnu par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen) ? Deux expressions sont couramment invoquées pour justifier les violations de la loi : la désobéissance « civique » et la désobéissance « civile ». « Baïonnettes intelligentes »
Les organisations Jean-Michel Saussois 26 janvier 2012 - 448 pages - ISBN : 9782361060176 Entreprises, hôpitaux, associations, administrations, ONG… les organisations sont omniprésentes et structurent la vie sociale et économique. Multiples, multiformes, changeantes, elles font l’objet de nombreuses théories et analyses que cet ouvrage tente de synthétiser : les «sciences de gestion» ont ainsi l’ambition de se constituer en une discipline autonome afin de fournir les outils et les théories permettant de penser l’action collective. Quelles formes «concrètes» peuvent prendre les organisations qui se renouvellent en permanence ? Quelles sont les dimensions cachées des organisations ? Cet ouvrage propose un bilan actuel des connaissances permettant à l’étudiant ou au praticien (consultant, formateur, DRH, manager…) de se repérer dans le dédale des analyses concernant les organisations. Version numérique 19 € (pdf) 19 € (epub) présentation de l' auteur : Avec les contributions de : N. au sommaire : Introduction
Tyrans et tyranophores. Etienne de La Boétie ou les tyranophores, c’est nous | France Culture Quand nous pensons aux tyrans, nous sommes si médusés que nous oublions parfois de penser à ceux qui les ont portés vers le pouvoir, ceux que j’appelle donc les tyranophores. Ce sont les conseillers secrets, les assassins inconnus, les milliardaires idéologues. Cela ne suffirait pas. Les tyrans n’arriveraient pas si le peuple ne se précipitait pas à leur service en salivant de vengeance. Cinquante pages qui devraient être au programme obligatoire de toutes les classes de seconde dans tous les lycées de France : Discours de la servitude volontaire d’Etienne de La Boétie. France Culture La Boétie monte avec le flambeau de son idée sur la colline afin de nous éclairer. "Discours de la servitude volontaire" de La Boétie, l'un des premiers réquisitoires contre le pouvoir absolu | France Culture “Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres.” Au XVIe siècle, ces mots de La Boétie posent les bases d’une question qui, depuis, n’a eu de cesse d’hanter le champ de la philosophie politique * :* pourquoi obéit-on ? Si le nombre d’essais et ouvrages qui tentent de répondre à cette interrogation est innombrable, “Le Discours de la servitude volontaire” d’Etienne de La Boétie, paru en 1576, est une référence incontournable de la philosophie politique à ce sujet. Au XVIe siècle, un tel discours n'a rien d'évident, et si La Boétie échappe à la censure, c'est parce qu'il se garde bien d'adresser une critique directe de la monarchie et ne renvoie à travers ses exemples qu'à la période Antique. Une œuvre inspirée des répressions Mais qu’est-ce qui peut pousser un jeune homme, issu de la bourgeoisie orléanaise, à écrire un texte remettant en question le pouvoir politique ? France Culture A l’époque, le roi François Ier tente d’unifier la gabelle, un impôt royal sur le sel.
La Révolution du don (2014) , Alain Caillé, Jean-Edouard Grésy, Sciences humaines Sans bonne volonté, nous le savons bien, rien ne se fait. Mais elle ne se décrète pas. A contrepied du néomanagement, qui sévit désormais dans les organisations, l’anthropologie aide à comprendre, notamment grâce à Marcel Mauss, fondateur de l’ethnologie scientifique française et auteur du célèbre Essai sur le don (1925), comment sans don, il n’est pas de bonne volonté et pas d’efficience possibles. Les entreprises, administrations, associations, équipes sportives, etc. qui fonctionnent bien savent reconnaître dans le cycle du don et dans ceux qui s’y adonnent la véritable source de la coopération efficace, de la confiance et du travail pris à cœur. Le mauvais gestionnaire, qui s’acharne à tout contrôler et rationaliser, tue la « poule aux œufs d’or ». Mais ce qui est vrai des organisations l’est tout autant de nos relations sociales, de nos amitiés comme de notre vie familiale.
Le "Discours de la servitude volontaire", d’Étienne de La Boétie. Analyses et interprétations - L'École des Lettres - Revue pédagogique, littéraire et culturelle « Ce livre est plein de bonnes et graves remontrances. »(Discours de la servitude volontaire, GF, p. 135.) Pourquoi commencer par une glose d’Homère ? Le discours s’ouvre sur une captatio du meilleur choix avec la figure classique du négociateur Ulysse, le plus moderne des héros grecs, qui incarne la sagesse et la ruse (mètis), tandis qu’à l’opposé Achille incarne la force et ses excès, la démesure, la colère primitive. Autant dire qu’une préférence s’esquisse en faveur de la temporisation et que les solutions violentes seront réprouvées.Les vers 204-205 du chant II de l’Iliade, une œuvre que tous les lettrés connaissent intimement, sont à expliquer, d’autant qu’ils engagent peut-être l’interprétation du Discours : après un songe [4] qui lui laisse augurer le succès, Agamemnon éprouve les Grecs las de siéger devant Troie. Il feint d’abandonner le champ de bataille et donne une injonction paradoxale en les poussant au départ tout en escomptant un sursaut de fierté belliqueuse. 1. 1. 1.
Montaigne et La Boétie : Deux images de l'amitié « C’est cela que certainement le tyran n’est jamais aimé ni n’aime. L’amitié, c’est un nom sacré, c’est une chose sainte : elle ne se met jamais qu’entre gens de bien et ne se prend que par mutuelle estime, elle s’entretient non pas tant par bienfaits que par bonne vie. Ce qui rend un ami assuré de l’autre, c’est la connaissance qu’il a de son intégrité : les répondants qu’il en a c’est son bon naturel, la foi et la constance. Il ne peut y avoir d’amitié là où est la cruauté, là où est la déloyauté, là où est l’injustice ; et pour les méchants, quand ils s’assemblent, c’est un complot, non pas une compagnie ; ils ne s’entraiment pas, ils s’entrecraignent, ils ne sont pas amis, mais ils sont complices. « Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ne sont qu’accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité par le moyen de laquelle nos âmes s’entretiennent. Le texte dans son ensemble n’utilise qu’un seul temps : le présent.
Étienne de La Boétie, à 16 ans déjà se pose des questions tels la soumission de plusieurs personnes à un seul être. Mais cette soumission appartient non pas qu'à un homme mais à toute être vivant. Car les hommes se soumettent à celui qui a plus de pouvoir, plus de force ou plus de confiance cela est de même pour les animaux. Alors La Boétie peut elle conclure que la soumission est inné ?
La Boétie répond pour cela que si tous cela est inné alors cette perception ferai partit de l'homme en lui même. Prenons exemple sur la religion, la majorité des religions évoquent une soumission à une super puissance (Dieu), alors si nous prenons cette soumission religieuse alors cela représenterai pas une défaite mais un respect envers celui qu'on aimerai ressembler. Si il y a en toute part une soumission, cela voudrai dire que l'homme a besoin d'un supérieure ou bien un maître.
En effet nous pouvons voir dans le texte que l'auteur annonce une délivrance. Ainsi si l'on admet que la soumission n'est pas inné, elle n'est donc pas un besoin alors chaque homme peut décider d'être libre. Pour cela il suffit juste de ne pas suivre, ne pas réclamer et ne pas être soumis à ce tyran aux quels à pour force un peuple.
En conclusion Etienne de La Boetie écrit ces paroles sans donner un but précis. Je pense cependant que ces mots font réfléchir tout lecteur en sa position. by elvindogan Jan 19