
Lettre ouverte aux mecs pour qui « je ne suis pas de celles à qui on fait la cour » La rage au bide. La bile à la gorge et cet effort monstrueux pour ne pas émettre ce son rauque, pour ne pas déverser sa haine. Ça brûle. Ça me fait mal, vous savez. C’est pile ce moment où le ras-le-bol atteint son apogée et qu’on sait que l’on va crier. Alors quitte à crier ma douleur, autant la partager avec des personnes qui auraient peut-être envie de crier avec moi. Disons que dans notre charmante société patriarcale, il y a d’un côté les femmes respectables, qui font l’amour en couple monogame, exclusif et hétéro, et les autres. Les filles bien mettent un genou au sol, les mauvaises filles se cambrent Moi, je suis la putain. Encore que, malgré mon grand romantisme, j’ai pas toujours envie de me mettre en couple avec ces types. Mais voilà, il arrive que ces cons soient mes amis ou mes potes. Respectez-moi. Pourtant je ne cherche pas à prendre de la place dans votre vie, je me fais volontiers toute petite, vous savez, les gars. Vous savez quoi ? Mais je ne leur dis pas ça.
Douglas Hofstadter - Person Paper on Purity in Language William Satire (alias Douglas R. Hofstadter) From Metamagical Themas: Questing for the Essence of Mind and Pattern by Douglas R. Hofstadter, Basic Books, 1985. (Original web version: It's high time someone blew the whistle on all the silly prattle about revamping our language to suit the purposes of certain political fanatics. Most of the clamor, as you certainly know by now, revolves around the age-old usage of the noun "white" and words built from it, such as chairwhite, mailwhite, repairwhite, clergywhite, middlewhite, Frenchwhite, forewhite, whitepower, whiteslaughter, oneupuwhiteship, straw white, whitehandle, and so on. There is nothing denigrating to black people in being subsumed under the rubric "white"-no more than under the rubric "person." But Niss Moses would have you sit up and start hollering "Racism!" Another suggestion is that the plural pronoun "they" be used in place of the inclusive "whe." But Nrs. As for Nrs. Nrs.
un bruit de grelot… » Misogynie Voici en vrac quelques bribes de réflexion décousue… En espérant que ça s’organise dans ma tête un de ces jours… J’ai envie de parler de fringues, de fard, de féminité, de misogynie… Je ne sais pas pourquoi on ne parle pas plus souvent de la façon dont on s’habille, dont on se présente, dont on apparaît, autrement qu’en des termes relativement dénigrants, comme si ce n’était que superficialité… Ou encore de la façon dont on prend soin de son corps, dont on se maquille, dont on s’agrémente… C’est bizarre, et je ne sais pas trop encore de quoi ça relève, mais depuis que j’ai officialisé ma transition j’aurais déjà eu facilement l’occasion (sans spécialement chercher) d’apprendre l’auto-défense. Ca m’interroge sur toute cette misogynie ambiante qui ne dit pas son nom… Parce que associer “maquillage” et “femmes” c’est misogyne, et que associer “femmes” et “superficialité” c’est misogyne. Et vous n’avez pas l’impression qu’il y a un bug là ? Solène Hasse (décembre 2010)
Girly is the new débile. Je suis tombée sur cet article via Raminagrobis. Je reste toujours assez stupéfaite de l'immense capacité des femmes à s'auto-dénigrer. Le foot est effectivement davantage suivi par les hommes et il était plutôt pertinent de créer un site destiné aux femmes afin de leur enseigner quelques termes footballistiques. Il était même opportun, soyons fou, de genrer le mesage en prenant un ton "entre filles". Passons sur le non féminisme des créatrices , je renonce provisoirement à comprendre comment on peut ne pas être féministe. Pourtant ce qui m'a le plus gênée dans l'article est cette phrase "Le tout est volontairement raconté sur un ton léger, très girly.". Sophie Gourion avait très bien expliqué la capacité des femmes à s'autodénigrer. Beaucoup de femmes ont énormément de mal à sortir des stéréotypes de genre et, au fond, s'y complaisent totalement tant on leur a appris qu'être prise pour une jolie idiote est flatteur.
Pourquoi porte-t-elle un petit short au ras du bonbon pour faire son jogging? Les beaux jours reviennent, et je sens qu’on va encore y avoir droit: des filles en short et des questions bêtes. Bon, normalement ici, j’essaie de soulever des questions intelligentes, qui quand on y répond intelligemment, amènent d’autres questions, et tout ça. Mais pour une fois, on va essayer de répondre à une question complètement idiote : « Pourquoi porte-t-elle un petit short au ras du bonbon pour faire son jogging ? » Normalement ce texte devrait être illustré d’un petit cul de joggueuse. Mais je n’aime pas trop suivre les filles dans la rue et prendre leur cul en photo, ni racoler sur mon blog avec des petits culs. La réponse la plus simple et évidente est « parce qu’elle vaut se faire vio… parce qu’il fait chaud » . C’est évidemment complètement con comme réponse, mais c’est parce que la question est complètement con. Elle porte un petit short au ras du bonbon pour faire son jogging parce que :
L’influence des femmes sur le Net ou l’art de l’auto-sabotage Si vous êtes un(e) habitué(e) de Twitter, vous avez sans doute entendu parler de Klout qui a fait grand bruit récemment sur le site de microblogging. Pour les non-initiés, il s’agit d’un outil de mesure de l’influence sur la toile qui attribue aux utilisateurs un score entre zéro et 100. Capture d'écran du site Klout.com Cette note est calculée à partir de 35 variables (nombre de followers et d’amis, écho donné à vos publications, taille de l’audience engagée…). Un classement Klout très testosteroné ! Partagée entre circonspection et curiosité, je suis allée jeter un coup d’œil sur ce classement. Le seul hic, c’est qu’à l’instar des médias traditionnels, ceux qui sont surreprésentés dans ce Top 100, ce sont les hommes ! Étonnant quand on sait que les femmes seraient plus actives et plus présentes sur les réseaux sociaux que la gent masculine ! 539 bios Twitter comme sujet d’enquête Pourquoi m’intéresser à la bio ? Rosaura Ochoa / CC / Flickr.com Les femmes, reines de l’auto-sabotage Zhao !
Je veux comprendre... le slut-shaming — Publié initialement le 16 juillet 2012 Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…). Concrètement, c’est votre camarade de classe qui raconte à tout le monde qu’unetelle est « une vraie salope » parce que c’est elle qui l’a dragué pour qu’il finisse dans son lit. C’est votre copine qui dit que cette fille est une pute parce qu’elle coucherait avec n’importe qui. C’est cette nana de Tumblr qui a ressenti le besoin de signaler à toutes les femmes que leurs poitrines doivent rester à l’intérieur de leur haut : Réaction de Laci Green (Laci, on t’aime) : Le problème, c’est que ce type d’humour entretient l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. Les méfaits du slut-shaming Commençons par les dommages les plus évidents : le slut-shaming blesse les personnes qui en sont victimes. Cercle vicieux.
Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole. Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. Selon un mythe bien ancré, les femmes parleraient plus que les hommes. Cette socialisation commence avec les parents. 1. 2.
Le girly et le marché , et plus précisément de la façon dont il contribue à l'auto-dénigrement des femmes. Reste à savoir ce qui fait la popularité de ce terme. C'est là que j'interviens, avec mon habituelle obsession pour les mécanismes de marché. Des questions légitimes, mais pourquoi parler de « poufs » ? La réponse, à mon avis, se trouve à un autre endroit de l'article, au début précisément (grasé par mes soins) : Pendant l’Euro, le site a fait parler de lui, dans les médias et sur Twitter. Une remarque d'une des deux créatrices va également dans ce sens : "On vient du milieu de la com’. Le "girly", c'est-à-dire le type de présentation ici prise par le site en question avec son usage du rose, de la superficialité, de la bêtise le tout rassemblé sous la bannière du "féminin", c'est avant tout un label, une marque, ou pour le dire à la façon de Lucien Karpik, un "dispositif de marché".
Ranked: Disney Princesses From Least To Most Feminist It's hard to be liberated in a clamshell bikini. by Sonia Saraiya I just saw Brave, and it got me thinking about the grand tradition of Disney princesses. Now, I know ranking anything by perceived feminism is problematic, as your professor might put it, but go with me for the sake of discussion. 10. The early Disney films were all strange fables with beautiful scenery and women who made no choices for themselves; Sleeping Beauty is the apex of these. 9. Yeah, about all that sleeping... well, Snow White also conveniently falls asleep for much of this film, and waits to be rescued by a Charming (but otherwise featureless) prince. 8. Cinderella can't catch a break. 7. In my humble opinion, The Little Mermaid is the best Disney movie, but Ariel is shaky as a feminist icon. 6. Belle is often held up as the standard of the "feminist" Disney princess, but it's never been clear to me why she gets off easier than Ariel.