
«Il est temps de réconcilier écologie et économie» Certaines questions deviennent de véritables fabriques à migraines lorsqu’elles sont bien posées. Espérons que le Collège de France sera doté de suffisamment d’aspirine dès ce jeudi pour soulager son public. Durant deux jours, la vénérable institution accueille un colloque (1) à l’intitulé passionnant : «L’homme peut-il s’adapter à lui-même ?» Si les catastrophistes répondront intuitivement que non, les scientifiques, philosophes et politiciens invités apporteront toutes les nuances qui siéent à l’optimisme. Avec ce colloque, Gilles Bœuf, président du Muséum national d’histoire naturelle et professeur invité de cette vénérable institution, réitère un exercice déjà pratiqué en 2012 qui avait donné lieu à un ouvrage collectif paru chez Quae Editions. Vous organisez un colloque avec un titre ravageur : «L’homme peut-il s’adapter à lui-même ?» Je ne suis pas du tout un catastrophiste, je suis un lanceur d’alerte. Ce ne sera pas la première fois que l’alerte sera lancée…
Street art à Paris : Le Mur offre depuis dix ans un espace de création dans la ville L’association culturelle, qui fête son anniversaire samedi dans la capitale, tente d’étendre son réseau sur tout le territoire. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bruno Lantéri Tout a démarré par une opération de communication menée par deux artistes. « L’art urbain offre une véritable opportunité pour la ville, pour les citadins et pour l’art. » Rapidement après la performance des deux artistes, les discussions s’engagent avec la Mairie de Paris pour promouvoir la création et l’exposition d’œuvres dans les rues de la capitale. Elle propose également des ateliers de pratique amateur conduits par des artistes (trois ou quatre fois par an), des interventions dans des écoles d’enseignement général ou d’art, et publie des ouvrages pour « garder la mémoire des actions passées ». Un artiste expose tous les quinze jours Aujourd’hui, l’association dispose d’un fichier de mille artistes, et peine à satisfaire toutes les demandes. Lire aussi : Street art : cinq visites pour faire le mur
Tendances - 11 idées clés pour l’avenir : La croissance lente des pays occidentaux Publié le 26 juin 2013 2ème idée d'avenir développée par Communication & Entreprise. Avec cette fois-ci une tendance sur l'occident voué à croitre lentement et perdre son influence économique. Les auteurs des ouvrages sélectionnés ou les experts interrogés sur la situation dans le monde dans The Economist identifient tous une deuxième tendance forte globale, qui se dégage concernant la croissance lente des pays occidentaux. Signaux faibles > Entreprises multilocalisées qui localisent leurs expertises globales, comme dans le secteur du BTP. > Emergence du concept de « locbal ». Conséquence 1 : De nouvelles forces économiques Le passage à l’est des foyers économiques En 2012, les économies émergentes importeront plus de biens que les pays riches. > Lire la suite Conséquence 2 : De nouveaux centres de décision La délocalisation et/ou l’éclatement des sièges vers des pays aux législations environnementales moins contraignantes > Lire la suite Conséquence 3 : Une mondialisation régionalisée
Habiter entre marginalité et invisibilité : les immigrés chinois en sous-location en banlieue parisienne 1Le logement, problème auquel font face les immigrés dès leur arrivée dans le pays d’accueil, et parfois même dans la préparation de leur entrée sur le territoire, accompagne l’ensemble de leur trajectoire migratoire. Néanmoins, les études sur le rapport entre les immigrés chinois et la ville sont assez rares, à l’exception des travaux de E. Ma Mung (MA MUNG et GUILLON 1986), A. Raulin (RAULIN 1988), N. 1 Il existe néanmoins une exception concernant deux groupes professionnels, les commerçants chinois e (...) 2À la différence des immigrés qui viennent du Maghreb ou de l’Afrique subsaharienne, l’immigration chinoise ne se présente pas comme une concentration tangible dans le logement social. 3Ainsi, la recherche existante manque d’une perspective considérant les immigrés chinois comme « des habitants » ou « des gens qui vivent dans la ville ». 2 Voir le site du HCI : 3 A. 4 Ibid. p. 13. 1.3 Dapu : la sous-location précaire Plan 1 Plan 2
Mais pourquoi les partis proches de l'écologie s'opposent-ils Pour réfléchir avant La Rencontre de Reporterre, lundi 6 octobre : L’écologie au cœur de la reconstruction politique. Une convergence parfois déjà expérimentée sur certains territoires. Mais qui dit convergence dit aussi divergences en amont. Sur le plan théorique et pratique, il y a des désaccords entre ces familles politiques. Or, pour faire route commune, encore faut-il assumer ses différences. D’Europe Ecologie-Les verts (EELV) au Parti de Gauche (PG) en passant par Nouvelle Donne (ND), Ensemble ! 1 - Quel rapport au capitalisme ? C’est le tout premier argument qui sort du côté du PG, d’Ensemble ! Autrement dit, EELV est accusé de ne pas remettre en cause le capitalisme : « Ce parti a toujours refusé de se déclarer anticapitaliste », explique celle qui s’occupe désormais de l’international au PG après avoir milité pendant seize ans chez EELV. Au PG, on dénonce des solutions qui s’en remettent aux marchés, à l’image des droits à polluer. - Dessin du Parti pour la Décroissance -
La France des marges : analyse géographique Startup gives farmers shot at fair prices, market access via text messages For many low-volume Kenyan farmers, the only source of information about the market rate for crops comes from the very people who are trying to buy them. The lack of pricing transparency means that farmers don't always get the best deal. MFarm seeks to solve this problem by providing up-to-date market prices via an app or SMS direct to farmers. It also connects farmers with buyers directly, cutting out the middlemen. MFarm's CEO is Jamila Abass, a 29-year-old computer scientist from Kenya. "Many farmers only have the produce but don't have the means to market their produce themselves," Abass told Wired.co.uk. Abass and her team developed a tool that allows farmers to SMS the number 20255 to receive information relating to the retail price of their products—updated daily with information for 42 crops (including peas, sugar snaps, avocados, passion fruit, peanuts, potatoes, cassava, and mangos) sold in five markets. "They want to have social responsibility," Abass acknowledges.
Des villes se mobilisent pour lutter contre la désertification Selon Florence Griffond, journaliste pour France 2, le taux de commerces vides est passé de 6% en 2001 à 10,4% en 2015. Les villes les plus touchées par ce phénomène sont celles de moins de 100 000 habitants, éloignées du littoral côtier et assez peu touristiques. Mais il est possible de redynamiser les centres. Souvent, ce sont les communes qui prennent les choses en main, comme à Tourcoing, dans le Nord, qui encourage les futurs commerçants en leur payant 50% de la taxe foncière. La ville participe aussi aux frais de ravalement des façades et a opté pour des parkings gratuits pendant 45 minutes. À Agen, la ville a investi 200 000 euros pour rénover les halles de la ville. Le JT
Rennes. La ville où l'on vit le mieux, selon l'Express Qualité de vie, changement professionnel ou désir de se mettre à son compte. Comme chaque année, l'hebdomadaire l'Express a dressé un palmarès qui passe au crible une centaine d'agglomérations françaises. Trois classements sont établis. A chaque fois, Rennes apparait en tête ou, tout du moins, dans le top 5. Excellence de l'offre scolaire, universitaire et des hôpitaux renommés "Une vie culturelle riche; des établissements médicuax de renom; une bonne université; un coeur ancien animé; une délinquance sous contrôle et, bien sûr, la possibilité de se loger sans se ruiner", autant de critères passés au crible par le magazine et qui font de "Rennes, la ville où il est le plus agréable de vivre en 2017", explique le magazine. L'an passé, Rennes arrivait en deuxième position derrière Angers. Selon le dernier critère retenu, à savoir la "ville où l'on entreprend le mieux", Rennes arrive en cinquième position (après Toulouse, Nantes, Bordeaux et Montpellier). L'Ouest a le vent en poupe
Les dysfonctionnements du marché carbone européen La dérive du marché carbone européen interpelle jusqu'à la Banque mondiale et accrédite les analyses de ses détracteurs. Surallocation de quotas et récession économique concourent à l'inefficacité de l'ETS, tandis que les émetteurs industriels tirent leur épingle du jeu. A quoi sert le marché carbone européen ? Lors de la signature du protocole de Kyoto en 1997, les États ont pris des engagements contraignants en termes de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Or il n'en est rien. Aujourd'hui, la Commission européenne est au chevet de l'ETS. Perte de contrôle Une réforme structurelle du marché européen des quotas de CO2 devient urgente, a estimé la ministre française de l'Ecologie et de l'Energie Delphine Batho lors d'un colloque à Paris-Dauphine, le 28 mai, pour permettre notamment une meilleure visibilité aux investisseurs au-delà de 2020. La plate-forme Scrap EU-ETS estime quant à elle que le marché carbone européen est incapable de résoudre la crise climatique.
Saint-Martin, paradis fiscal miné par la pauvreté Face à la luxueuse Saint-Barthélemy, l’île franco-néerlandaise, durement touchée par l’ouragan Irma, subit trafic de drogue et pression migratoire. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Patrick Roger « Saint-Barthélemy, une île à la fiscalité de rêve ! » « Défiscaliser à Saint-Martin. » Jusqu’à ces derniers jours, les cabinets d’expertise rivalisaient d’imagination pour vanter les avantages financiers de ces deux collectivités. Car, outre « les eaux limpides et turquoise » ou « la température clémente toute l’année » qu’exaltent les mêmes publicités, ce qui fait le principal attrait de ces archipels pour les détenteurs de patrimoine sont les conditions très avantageuses qu’ils proposent aux personnes y résidant depuis plus de cinq ans : ni impôt sur le revenu, ni impôt sur la fortune, pas de TVA, ni de droits de succession, et un régime fiscal des plus favorables pour les investisseurs immobiliers. « Sentiment d’inachevé » Toutefois,...