
Arte - Vers un crash alimentaire bio végétarien REPLAY. “Les Délivrés” : les deux-roues de l’infortune - France 3 Pays de la Loire C’était une journée froide et grise, celle du 27 janvier 2019 à Bordeaux. A l’image, ils sont une centaine à défiler en silence, sac de livraison sur le dos, vélo tenu d’une main. Franck Page, un de leur copains de 19 ans ne roulera plus. Dix jours plus tôt lors d’une livraison pour Uber Eats, le jeune étudiant avait été renversé par un camion. Conséquence de l’extension des zones de livraison, Franck Page se trouvait dans une zone industrielle inadaptée à la circulation à vélo. Si l’on peut mourir dans l’indifférence, c’est parce qu’on peut dans la même indifférence travailler dans des conditions d’un autre âge pour de faibles revenus, pourvu que les algorithmes soient performants, que les bénéfices s’accroissent et que le client mange chaud. Si Franck Page avait été salarié, sa mort aurait été un accident du travail, et son employeur aurait dû s’en expliquer. "Les Délivrés" : les difficiles conditions de travail des coursiers Sous pression Les nouveaux codes de la lutte sociale
« Kindertotenlieder », chants pour Zyed et Bouna EnEn 2005, les vidéos des téléphones portables ne documentaient pas encore les violences policières et n’alimentaient pas les flux des réseaux sociaux. Les chaînes d’information en continu et leurs récits manichéens étaient encore balbutiants, et le journal de 20 heures la « grand-messe » de l’actualité télévisée. C’est à partir de ces images du JT du soir de TF1, le plus regardé de France, couvrant la période du 27 octobre au 17 novembre 2005, extraites des archives avec l’aimable autorisation de la chaîne, que Virgil Vernier effectue un retour sur les « émeutes de 2005 » survenues après la mort à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de Zyed Benna et Bouna Traoré, poursuivis par la police (retrouvez notre dossier Clichy-sous-Bois, mort sans justice). En expurgeant les images de leurs commentaires journalistiques originels, le cinéaste révèle un autre récit de cet événement traumatique. Déconstruire les discours préfabriqués Garant de « l’ordre républicain » ?