Art abstrait
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'art abstrait est l'une des principales tendances qui se sont affirmées dans la peinture et la sculpture du XXe siècle[2],[3]. Définitions[modifier | modifier le code] Michel Seuphor donne une définition de l'art abstrait assez prudente[6](en l'opposant à l'art figuratif), citée dans l'introduction du chapitre « Origines du développement de l'art abstrait » de Michel Ragon : « J'appelle art abstrait tout art qui ne contient aucun rappel, aucune évocation de la réalité observée, que cette réalité soit, ou ne soit pas le point de départ de l'artiste[7]. » Historique[modifier | modifier le code] Aux origines de l'abstraction[modifier | modifier le code] Synthétisant les définitions de Ragon et Seuphor, Jean-Philippe Breuille écrit : « On peut situer son origine aux environs de 1910 lorsque Vassily Kandinsky peint une aquarelle, conservée au MNAM (Paris) où toute référence au monde extérieur est délibérément supprimée[2]. » Il écrit également :
Maurice de Vlaminck 1876 - 1958
Fauvisme
Le Fauvisme, un nouveau mode d’expression Le Fauvisme est un mouvement pictural français du début du XXe siècle. L’appellation de « fauves » est donnée par le critique français Louis Vauxcelles à ces peintres liés par des habitudes de vie et un travail en commun (Henri Matisse, Maurice de Vlaminck, André Derain, Albert Marquet, Charles Camoin, Henri-Charles Manguin, Otho Friesz, Jean Puy, Louis Valtat, Georges Rouault, Raoul Dufy, Georges Braque, et Kees van Dongen), dont les œuvres font scandale au Salon d’automne de Paris, en 1905, à cause de la « sauvage » violence expressive de la couleur, appliquée dans des tons purs. Luxe, calme et volupté, 1904-1905, Henri Matisse, (Paris, Musée d’Orsay). Jeune femme à l’ombrelle, 1906, Henri-Charles Manguin, (Bielefeld, Kunsthalle Bielefeld). Trois personnages assis dans l’herbe, 1906, André Derain, (Musée d’Art Moderne de la ville de Paris). Fête foraine au Havre, 1906, Albert Marquet, (Bordeaux, Musée des Beaux-Arts) Kees van Dongen André Derain
Le fauvisme
La peinture fauve s’attache particulièrement au travail de la couleur. Les œuvres sont facilement reconnaissables par l’emploi sur de larges surfaces de couleurs aux teintes éclatantes. Les images figuratives tendent, par la simplification des formes, à une certaine ébauche d’abstraction. Le fauvisme apparaît en France à la même période que l’expressionnisme en Allemagne. Mais si l’expressionnisme allemand se caractérise par une atmosphère tourmentée, parfois violente, la forme d’expressivité du fauvisme est tout autre. La dynamique de ce groupe est beaucoup plus positive et pleine de vitalité. Ce mouvement s’inscrit dans la continuité des recherches entamées par Cézanne à l’époque des impressionnistes. Cette notion est poussée encore un peu plus loin par Gauguin. Le terme « fauve » peut exprimer l’aspect nature, vif, spontané, presque sauvage de l’emploi de la couleur.
Le fauvisme et ses influences sur l’art moderne
André Derain, Les deux péniches, 1906 « L’orgie des tons purs » La « cage aux fauves » du Salon d’Automne, 1905 « Le fauvisme est venu du fait que nous nous placions tout à fait loin des couleurs d’imitation et qu’avec des couleurs pures nous obtenions des réactions plus fortes. » « La couleur surtout et peut être plus encore que le dessin est une libération. » Henri Matisse, Écrits et propos sur l’Art Régulièrement accrochés dans les premières salles du Musée national, les artistes fauves annoncent par la couleur la modernité et les bouleversements artistiques du début du XXe siècle. C’est en 1905 que nait le mouvement dont Henri Matisse est le précurseur et le plus important représentant. Les sources du fauvisme Paul Gauguin, Femmes de Tahiti, 1891 Huile sur toile, 69 x 91,5 cm Les Nabis, réunis autour de Paul Sérusier, ont semblé dans un premier temps porter la couleur à son paroxysme − comme dans le Talisman, 1888 (27 x 21 cm, collection musée d’Orsay)1, toile qui amorce le mouvement.
Action Painting
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Action Painting L'Action Painting, traduit littéralement peinture active, désigne aussi bien une technique qu'un mouvement pictural. C'est un art abstrait apparu au début des années cinquante à New-York. Ce terme a été proposé en 1952 par le critique américain, Harold Rosenberg, pour caractériser l'importance de la gestualité dans le travail de certains artistes expressionnistes abstraits. Caractéristiques[modifier | modifier le code] Cette attitude artistique privilégie l'acte physique de peindre. Kline utilise des fragments de ses propres dessins qu'il agrandit et reporte sur des grands formats. Quelques-uns de ces artistes[modifier | modifier le code] Les peintres les plus marquants de ce mouvement furent : Jackson Pollock (1912-1956), certainement la figure principale de ce mouvement artistique. Lien externe[modifier | modifier le code] (en) Quiz ; Un artiste ou un singe?
Claude MONET, biographie - L'Impressionnisme
L'HERITIER DE BOUDIN et JONGKIND Alors qu'il était encore au lycée, il connut une certaine notoriété en peignant des caricatures qu'il exposa dans le magasin de fournitures de dessin avec lequel Eugène Boudin travaillait à l'époque. Finalement Boudin convainquit le jeune Monet, d'abord réticent, de peindre avec lui en plein air. Monet dira plus tard : "par le seul exemple de cet artiste épris de son art et d'indépendance, ma destinée de peintre s'était ouverte". Sa famille n'était pas opposée à ce qu'il devint peintre, mais ses idées indépendantes, sa critique de la peinture académique et son refus de suivre une bonne Ecole d'Art provoquèrent des disputes répétées au sein de sa famille. Son service militaire en Algérie (1860-1861) fut interrompu par une grave typhoïde qui le ramena en France, où il recommença à travailler l'été 1862 avec Boudin et le peintre-paysagiste hollandais Jongkind, au Havre. L'histoire de l'impressionnisme est indissociable de celle du Salon de Paris.
Portrait de madame Matisse à la raie verte
Portrait de madame Matisse à la raie verte Henri Matisse , 1905 Huile sur toile 42,5 X 32,5 Statens Museum for Kunst, Copenhague De même, dans Madame Matisse au chapeau la provocation tient au massacre du visage, dernier tabou de la peinture. Mais la recherche formelle est plus importante encore, la couleur se substitue à la ligne pour marquer le volume, l'opposition entre les deux taches rouge et mauve, chaudes à gauche et le vert à droite suffisent pour exprimer la profondeur. Nul besoin non plus d'accessoire pour suggérer la profondeur comme dans la peinture classique de portrait. Le traitement du nez prouve, qu'au clair-obscur et au modelé, on peut opposer une simple ligne verte pour marquer l'ombre et deux taches vertes pour le modelé.