Conjoncture industrielle : la situation est pire en France qu'en Grèce !
C'est un nouvel indicateur peu réjouissant pour l'industrie française que la société Markit a dévoilé hier. Au deuxième trimestre, l'indice PMI élaboré à partir du sentiment des directeurs d'achats du secteur manufacturier a certes progressé pour atteindre 44,4 mais il reste en dessous de la barre des 50 qui indique une augmentation de l'activité. La France n'est pas un cas isolé. "A 46.7, l'Indice PMI final pour l'industrie manufacturière de l'Eurozone affiche un plus bas de quatre mois", indique Markit. Il recule pour le pour le 21ème mois consécutif ! La France est bonne dernière Il s'élève à 48,2 en Allemagne, 48,1 aux Pays-Bas, 48 en Irlande, 45,5 en Italie et 45 en Grèce et 44,7 en Espagne. Cette situation peut-elle perdurer ? Des tensions déflationnistes Elle pourrait même empirer. Le combat de la compétitivité-prix
René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître » - Changement de civilisation
Basta ! : Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ? René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Peu à peu la rationalité l’emporte, et la science se laïcise. Avec la machine à vapeur apparaît une nouvelle représentation du monde... En 1824, le physicien Sadi Carnot découvre les lois de la thermodynamique : le principe de conservation et le principe de dégradation. Ce passage d’une représentation mécanique du monde à la société énergétique a-t-il un impact sur la vie des idées ? Le mouvement des idées part alors dans trois directions. Vous n’êtes pas très optimiste… Photo : CC via Owni
The Cashless Society Arrives in Africa. The “Multipurpose” Biometric National Identity Smart Card
It was recently announced at the World Economic Forum in Cape Town, South Africa that MasterCard and the Nigerian National Identity Management Commission (NIMC) under the government of Nigeria would form a partnership to distribute a new identity card to every Nigerian citizen. The purpose of the card is to have all Nigerian citizens participate in the financial services sector under the control of MasterCard, a multinational financial services corporation headquartered in New York. MasterCard’s press release ‘MasterCard to Power Nigerian Identity Card Program’ stated: As part of the program, in its first phase, Nigerians 16 years and older, and all residents in the country for more than two years, will get the new multipurpose identity card which has 13 applications including MasterCard’s prepaid payment technology that will provide cardholders with the safety, convenience and reliability of electronic payments. The announcement was witnessed by Dr.
Le printemps des chroniqueurs économiques
Comme nous le soulignions déjà en décembre 2012, les chroniqueurs économiques des grands médias audiovisuels sont interchangeables [1] : ils partagent les mêmes points de vue sur « l’urgence des réformes » (forcément libérales), sur « le rôle de l’État » (forcément trop gourmand), sur « l’Allemagne » (forcément paradisiaque) et sur « la mondialisation » (forcément heureuse). Les crises à répétition, les défaillances d’un système économique et financier qui s’essoufle, l’échec des politiques d’austérité n’y font rien : les mêmes – toujours les mêmes – continuent de pérorer sans plier. Pendant que le printemps se fait attendre, les chroniqueurs économiques, eux, se font entendre… Les médias de masse (radio et télévision) ne sont pas censés jouer le rôle de prescription que joue la presse écrite qui est aussi souvent une presse d’opinion. Pourtant, dès qu’il est question d’économie, le journalisme devient commentaire. Les réformes, toujours... L’Allemagne, encore... Mathias Reymond