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Marthe de Florian

Marthe de Florian
Extrait d'une annonce de l'AFP du 04/10/2010 (Marie-Noëlle Blessig) : Mathilde Beaugiron, alias Marthe de Florian, est redevenue célèbre en 2010 lorsqu'on retrouvé un magnifique portrait d'elle réalisé par le peintre italien Giovanni Boldini. Cette toile a été adjugée à Paris pour un prix record mondial de 2,1 millions d'euros. Quand cette nouvelle s'est répandue dans la presse, j'ai tout de suite pensé aux filles Floriet présentes dans ma généalogie, sachant que Boldini avait déjà peint Jeanne Clémence Floriet, alias Jane Margyl. J'ai parlé de cette affaire à mon collègue PY. L'Humanité (Paris) Source: gallica.bnf.fr Par ailleurs, Marthe Florian est souvent citée dans la revue Gil Blas sur Gallicalabs. Articles de Gil Blas où est citée Marthe de Florian Gil Blas (Paris) Source: gallica.bnf.fr La Lanterne (Paris) Source: gallica.bnf.fr Le véritable nom de Noé-Girbault est Gaston Beaugiron. Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical Source: gallica.bnf.fr

Marthe de Florian | Auror' Art and Soul Certains d’entre vous connaissent sans doute déjà l’anecdote qui va suivre. J’en avais entendu parler il y a environ un an mais ce n’est que plus tard que j’ai trouvé les photos au hasard de recherches sur le web. Je ne peux donc résister à l’envie de vous faire découvrir ou redécouvrir cette histoire. En 2010, un commissaire-priseur chargé d’un inventaire après décès pénètre dans un appartement situé du côté de l’Eglise de la Trinité à Paris. Recouvert d’une épaisse couche de poussière, il va y découvrir un incroyable décor figé en 1900 et pour cause : personne n’avait plus pénétré dans cet appartement depuis… 70 ans ! Vue de l’appartement de Madame de Florian Cette découverte va mettre à jour une incroyable histoire : la propriétaire des lieux, Madame de Florian, avait fui la capitale lors de l’avancée des troupes d’Hitler pour aller se réfugier dans le sud de la France. Appartement de Madame de Florian : autruche Appartement de Madame de Florian : Mickey Chez Madame de Florian

Exposition Universelle de Paris en 1900 Paris a accueilli, dans son histoire, 5 expositions universelles. Ces expositions universelles ont toutes indéniablement transformé notre capitale, mais aucune n’eut l’importance symbolique de celle de 1900. L’exposition universelle de 1900 est la dernière à être organisée à Paris après celle de 1855, 1867, 1878 et enfin celle de 1889 (l’expo du centenaire de la Révolution française marquée par la construction de la tour Eiffel). A l’origine, l’exposition de 1900 devait marquer le nouveau siècle : celui de l’électricité ! L’exposition a été inaugurée le 14 avril 1900 par le président de l’époque Émile Loubet et s’est terminée le 12 novembre, après 212 jours d’ouverture. Voici quelques exemples intéressants qui symbolisent l’exposition universelle de 1900 : La Tour Eiffel, elle, fut construite à l’occasion de l’exposition de 1889 ! Affiche de l’exposition universelle de Paris de 1900 Inauguration de l’exposition Universelle – 14 avril 1900 L’entrée de l’exposition par la place de la Concorde

L'appartement figé dans le temps depuis 70ans A l’image du château de la Belle au bois dormant, où le temps s’est arrêté… un appartement parisien, inoccupé depuis 1942, a été découvert dans le quartier de Pigalle, juste à coté de l’église de la Trinité. Derrière la porte, sous une épaisse couche de poussière, un appartement de 140 mètres était à l’abandon depuis 1942, période culminante de la second guerre mondiale ! La propriétaire, Madame de Florian, était en réalité partie dans le sud de la France afin de fuir l’arrivée des allemands dans la capitale, un départ qui sera sans retour pour cette femme. Suite à son récent décès, à l’âge de 91 ans, les huissiers chargés de dresser l’ inventaire de ses biens, ont donc découvert un véritable trésor figé dans le temps depuis 70 ans . De magnifique plafonds en bois, un vieux poêle à bois, un évier en pierre, des peluches d’avant guerre ou encore d’anciennes lettres d’amour… tout est resté intact pendant plus d’un demi siècle !

Zola et Paris, vision de l'époque 1900 Émile Zola était un amoureux de Paris et sans doute l’un des auteurs qui en a décrit le mieux l’évolution. Il y est né en 1840, au n°10 de la rue Saint-Joseph, dans le 2ème arrondissement, au quatrième étage d’un immeuble qui existe encore aujourd’hui ! A partir de 1865, Zola quitte sa mère et emménage avec sa compagne dans le quartier des Batignolles, à proximité du faubourg Montmartre. Cet auteur trés prolixe sur Paris nous donne suffisamment de détail dans ses romans pour entrevoir ce qu’était Paris dans les années 1860-1900 en tant que ville mais également en tant que société. Voici donc sa vision d’un Paris souvent marqué par les nombreuses transformations d’Haussmann et l’évolution du peuple de Paris. Dans la Curée, on découvre les transformations haussmanniennes. Avec la creusée des grands boulevards, si souvent évoquées dans la Curée, ce sont des rues, des quartiers entiers qui disparaissent, engloutis par les spéculateurs. » C’est bête ces grandes villes !

la 1ère photo de Paris date de 1837 Nous sommes en 1839 à Paris Boulevard du Temple. Le cliché est anodin et pourtant il s’agit de la plus ancienne photo (un daguerréotype) de Paris. Le cliché semble avoir été pris depuis l’actuelle caserne Vérines, située place de la République. Il s’agit probablement aussi de la première photo d’une personne vivante. A noter que la photo représente une rue particulièrement fréquentée, cependant le temps d’exposition pour les photos de l’époque étant supérieure à 10 minutes, les passants en mouvement n’ont pas eu le temps d’imprégner le film … ils n’apparaissent donc pas sur le cliché. Seul apparaît l’homme en bas à gauche (cf ci dessous), resté immobile le temps de faire cirer ses chaussures. Voici une sélection des plus anciennes photos de Paris ou l’on découvre les premières photos du Pont Neuf, de Notre Dame et de Montmartre ! Boulevard du Temple en 1839 Le Pont Neuf prise par Daguerre en 1839 – Musée des Arts et Métiers Le Louvre en 1839 Vue du Pont neuf en 1839 La rive gauche en 1840

La commune de Paris 1871 A Paris, la commune de 1871 Retrouver les traces de la Commune de Paris dans les rues de la capitale peut être une passionnante randonnée ! Il est préférable cependant de connaître, de situer ce moment de l’histoire où le peuple de Paris prit le pouvoir. Il faut donc se souvenir de la guerre que Napoléon III déclare aux Prussiens en 1870. Le premier jour de la commune Le 18 mars au petit matin les troupes de Thiers montent sur la butte Montmartre où les parisiens, par précaution, ont rassemblé un grand nombre de leurs canons. Le général Thomas responsable de la répression de 1848, que les parisiens ont reconnu rodant au bas de la butte, et le général Lecomte sont fusillés par leurs propres troupes encouragées par la foule. Mise en place de la Commune La volonté d’une commune déjà revendiquée par les parisiens sous l’Empire, se met en place. Les 88 élus de la Commune, issus souvent des milieux ouvriers de la capitale, s’organisent. Les clubs nombreux avant la commune se développent.

Hauteur tour Eiffel Voici les statistiques affolantes de notre chère tour Eiffel ! de quoi avoir le vertige ! Hauteur de la tour Eiffel : 324 mètres avec l’antenneDate d’inauguration de la tour Eiffel : 31 mars 1889 (durant l’expo universelle)Poids de la tour Eiffel : 10 100 tonnes (dont 7 000 de fer puddlé)Date de démarrage des travaux : janvier 1887Durée de la construction : 5 mois pour les fondations + 21 mois pour la structure = 26 mois ! Pour tout savoir sur la visite de la tour Eiffel c’est ici ! Démolition de la colonne Vendôme Le 16 mai 1871 vers 17h, la colonne Vendôme s’écrase sur le sol. Rappelons le contexte historique de l’époque. Nous sommes en pleine Commune de Paris, cette fameuse période insurrectionnelle qui suit la défaite de Napoléon III en 1870 face aux Prussiens. Vous l’aurez compris, en 1871, la Commune ne porte pas dans son coeur l’Empire déchu, synonyme pour eux de barbarie et de honte nationale. Ce 16 mai 1871, un énorme tas de fumier (tout un symbole…) est mis sur la place afin d’amortir la chute de l’impressionnante colonne. La foule attendant la destruction de la colonne scande différents chants ou hymnes à l’encontre de l’Empereur dont la statue culmine en haut de l’édifice. A 17h, le câble auquel est rattaché le haut de la colonne commence à être tendu et tiré avec un système de poulies. Il faudra attendre 1873 pour que le maréchal de Mac-Mahon fasse reconstruire la colonne Vendôme qui trône actuellement sur la célèbre Place du même nom.

Le barbier et du pâtissier sanguinaire de l'île de la Cité A la fin du 14ème siècle, les petits pâtés d’un maître pâtissier de l’Île de la Cité comptaient parmi les plus réputés de la capitale. Délicats et savoureux, ils avaient pourtant une recette très singulière ainsi qu’un petit parfum de crime. La légende dit q’en 1384 au coeur de l’Île de la Cité, un pâtissier et un barbier de la rue des Marmousets s’étaient associés pour un trafic aussi rentable que macabre. Leur funeste entente reposait sur une froide répartition des tâches. Les deux compères furent démasqués en 1387 lorsque le chien de l’une des victimes alerta le voisinage et la maréchaussée par ses hurlements continus devant la boutique du pâtissier sanguinaire. Dans la cave des preuves accablantes furent découvertes dont le fameux billot servant à étriper les corps. Si vous souhaitez faire un pèlerinage chez le barbier fou et le pâtissier sanguinaire, il faut vous rendre au 20 rue Chanoinesse (anciennement Marmousets).

Saut de Franz Reichelt depuis la tour Eiffel C’était 100 ans avant l’exploit de Felix Baumgartner… en février 1912. La tour Eiffel est alors le théâtre d’un tragique accident, conduisant à la mort de Frantz Reichelt alors âgé de 33 ans. En effet, celui-ci avait le projet fou de se jeter du premier étage de la Dame de fer afin de tester son invention, un costume parachute. Mais dès le début de l’expérience, les difficultés s’accumulent. Le 4 février à 7h00 du matin et avec une température de 0°, Frantz arrive au pied de la tour Eiffel. Ce qui devait être son jour de gloire s’est transformé en drame. Son invention se basait sur une combinaison en toile caoutchoutée, munie d’ailes, calquant son modèle sur la physionomie des chauves-souris. La scène, filmée, constitue un document saisissant.

La plus petite maison de Paris En passant devant le 39 de la rue du Château d’Eau, un détail frappe les passants les plus observateurs : la taille de l’immeuble. Enfin… si l’on peut appeler cela un immeuble puisque ses dimensions en font la plus petite maison de Paris. Large d’un mètre 40, haute de 5 mètres et profonde de 3 mètres, elle dispose d’une minuscule échoppe au rez de chaussée et d’un premier étage qui ne communiquaient même pas lors de sa construction ! A l’origine il y avait un passage entre les rues du Château d’Eau et du Faubourg Saint Martin. La chambre du haut aurait longtemps été occupée par un bébé dont le berceau prenait toute la pièce… Côté Pratique : La plus petite maison de Paris 39 rue du Château d’Eau, 75010 Métro Château d’Eau

Crue de la Seine de 1910 La crue de janvier 1910 est la deuxième plus importante de son histoire après celle de 1658 (de seulement 30 centimètres !). Le zouave du pont de l’Alma, outil de mesure du niveau de la Seine se baigne jusqu’aux épaules. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la Seine n’a pas débordé instantanément puisque la montée des eaux a pris une dizaine de jours. Les causes de cette crue Les conditions météo de l’époque sont bien évidemment à l’origine de la crue de 1910. Pont de l’Alma © Albert Chevojon / BHVP / Roger-Viollet Paris plongé dans le chaos Pendant ces quelques jours de crue la vie s’est arrêtée. Boulevard Saint Germain Gare Saint Lazare Le bilan de la crue Cette crue exceptionnelle n’a fait qu’une seule victime, noyée lorsqu’une barque s’est renversée. Station du métro Odéon Avenue Ledru Rollin France / gallica.bnf.fr / Agence Rol’ Une telle crue est-elle possible aujourd’hui ? Quai de Grenelle Boulevard Haussmann

Les monuments disparus de Paris En complément de notre article sur les endroits disparus de Paris, nous souhaitons vous parler d’autres monuments de la capitale détruits. Des milliers de parisiens frôlent chaque jour ces fantômes qui ont fait la renommée d’un Paris plus ou moins ancien. 1. Crédit Photo: Verdeau.com 2. 3. 4. Le fantôme de l'Opéra Garnier : histoire et légende On connait tous la légende du fantôme de l’Opéra Garnier… mais d’où vient cette légende parisienne et qui est ce fameux fantôme dont la loge numéro 5 existe toujours? Tout commence le 28 octobre 1873 : un jeune pianiste aurait eu le visage brûlé dans l’ incendie du conservatoire de la rue Le Peletier. Sa fiancée, une ballerine du conservatoire, y aurait alors perdu la vie. C’est donc à l’intérieur du palais Garnier que l’homme, Ernest, séjourna jusqu’à sa mort. Mais l’histoire va prendre un autre tournant en 1910. Dans l’avant propos voici d’ailleurs ce qu’il y écrit : ”On se rappelle que dernièrement, en creusant le sous-sol de l’Opéra pour y enterrer les voix phonographiées des artistes, le pic des ouvriers a mis à nu un cadavre. L’histoire fait alors le tour du monde. Le 20 mai 1896, dans les fastes du Palais Garnier, le grand lustre de la salle se décroche et tue un spectateur pendant une représentation du Faust de Gounod. Crédit photo Fantôme de l’Opéra : Edouard Bergé

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