
Le storyboard : coder pour mieux se coordonner Le tournage d'un film mobilise de nombreux professionnels qui ont chacun une culture "métier" différente. Les acteurs, les éclairagistes, ingénieurs du son, cadreurs doivent travailler ensemble... et le faire vite. Un tournage coûte cher, et les équipes ne peuvent pas être mobilisées trop longtemps. Un code commun est parfois nécessaire. Ce code commun va se concrétiser dans le storyboard, ou scénarimage. En guise d'introduction, vous pouvez visionner une vidéo sur la Youtube Creative Academy par Mary Doodles et Whitney Lee Milam. Voici un parcours d'introduction, à travers des ressources disponibles sur internet, dont les objectifs sont résumés dans le schéma ci-dessous. Connaître les plans Pour cadrer une image, il y a des conventions que l'on doit connaître, pour les utiliser ou s'en affranchir. Ils sont résumés sur la deuxième illustration que vous trouverez sur cette page, et que vous agrandirez d'un clic ! Les mouvements de caméra Les mouvements à l'intérieur d'un plan Ressources :
Variations Pendant ses voyages, il peut être intéressant d’aller interviewer les gens : locaux, artisans, voyageurs, guides…Une interview filmée rendra votre film beaucoup plus riche et donnera de la valeur à votre contenu. Encore faut-il que votre interview soit correctement filmé. Voici quelques conseils pour bien cadrer vos entrevues. Cadrez correctement votre interlocuteur En règle générale, comme pour tous vos autres plans, on respecte la règle des tiers. Petit rappel : On décompose notre cadre en 9 zones délimitées par 2 lignes horizontales et 2 verticales. Les 4 croisements de ces lignes constituent des points de force, des nœuds qui concentre l’attention du spectateur. Les yeux de la personne filmée doivent se situer sur un de ces points de force. Soignez votre arrière-plan. Puisque votre interlocuteur occupe 1/3 de votre image, il vous en reste à occuper. Pas génial le palmier sur la tête ! Attention à tout ce qui peut parasiter votre cadre. Votre caméra à hauteur du regard.
Champ et contrechamp Direction du regard. Raccord et Règle des 180 degrés Si vous souhaitez faire un montage de votre interview et avoir des cadres différents de vous et de votre invité, faites attention aux raccords. Que vous utilisez deux caméras ou que vous enregistrez les questions à part, les problèmes sont les mêmes. Il faut imaginer un axe passant par vous et la personne que vous questionnez. Face à face… Imaginons. Si on regarde ce que filme les deux caméras, on s’aperçoit : * Cam 1, vous regardez vers la droite. * Cam 2, votre interviewé regarde vers la gauche. En enchaînant au montage ces deux plans, on a bien la sensation que vous vous regardez et que vous êtes face à face. Vous pouvez imaginez un cadre serré sur votre invité avec la cam 1, et un autre plus large vous intégrant dans le cadre avec la cam 2. …ou côte à côte ? Admettons qu’on ne respecte pas cela…D’abord, j’en serais navré…sauf si vous agissez par élan créatif complètement assumé. Donc la cam 1 vous filme. Pour compléter ce sujet :
Formes, axes et lignes directrices - Cours de cinéma gratuits en ligne Chaque image doit être structurée d’une façon bien particulière et ne doit pas être laissée au hasard. C’est notamment par l’utilisation des formes, des axes et des lignes directrices que le réalisateur pourra créer les sensations qu’il désire chez le spectateur. Les lignes directrices Les lignes horizontales reflètent la stabilité et la tranquillité. Les lignes verticales sont plus fatigantes, elles forcent l’œil à regarder autrement. Enfin, les diagonales ou lignes à dominante oblique rendent la composition de l’image plus agréable et moins monotone. Hitchcock travaillait énormément autour de ces fameuses lignes directrices, non seulement dans chacun de ses films, mais aussi dans chacun de ses plan ! Parmi les nombreuses séquences du film, un plan est tout particulièrement riche en lignes. L’effet est saisissant : Le spectateur a le tournis, une sensation bizarre, comme s’il avait le vertige. Les différents axes On dénombre quatre grands axes qui définissent l’espace. Les formes