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Papa bleu, maman rose

Papa bleu, maman rose
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Florence Dupont (Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle est professeur de latin à Paris-Diderot.) Du bleu et du rose partout dans le ciel de Paris : les manifestants contre le projet de loi sur le mariage pour tous ont déferlé dans les rues de la capitale en agitant des milliers de fanions, de drapeaux et de banderoles à ces deux couleurs. Ils en ont saturé les écrans télé. Bleu ou rose : les deux couleurs qui marquent les bébés à l'instant de leur naissance assignent à chacun, définitivement, sa résidence sexuelle. D'un coup d'oeil, le médecin ou la sage-femme a repéré les organes génitaux qui vont officiellement déterminer l'un ou l'autre sexe du bébé – tant pis s'il y a un doute… Il faut choisir tout de suite. L'éducation commence immédiatement, pas de pipi-caca incontrôlé. Quelques parents rebelles habillent de jaune ou de vert pomme leur nouveau-né sous l'oeil courroucé du personnel des maternités. Related:  Genre

La porte en pleine figure J'étais dans le bus lorsqu'un homme âgé, avec une canne, s'est levé pour me laisser sa place. Je voyais que c'était un réel effort pour lui et qu'il était même dangereux de le laisser debout, lui qui tanguait un peu sur ses jambes. J'ai pensé lui expliquer que la galanterie était ridicule, qu'elle n'avait aucun sens et que seule la politesse importait. Et j'ai compris que cet homme-là voulait cette dernière joie, celle d'être galant. Ecrire ce texte m'irrite à l'avance car j'entends déjà les "t'as pas mieux à foutre que de parler de la galanterie ?". Je lis sur le larousse ; galanterie : "Politesse empressée auprès des femmes." La galanterie est comme le Mademoiselle, elle est vendue comme une valeur positive aux femmes. Wikipedia dit "La galanterie se présente comme un ensemble de manières développées par un homme en vue de faciliter les déplacements, les mouvements ou l'habillement d'une femme. Certaines femmes s'objétisent en estimant que leur présence a un prix.

De guerre lasse, quitter l’Eglise catholique | Heaven can wait les années je - Waterfox Vatican Ceci est la lettre que j’ai préparée et que je vais envoyer lundi avec accusé de réception (on ne sait jamais) au diocèse de Lyon où j’ai été baptisée. « Monsieur le curé (Monsieur l’évêque), Ayant été baptisée en l’église Saint I… en avril 19.. sous le nom de N… C…, je vous serais reconnaissante de bien vouloir porter sur le registre de baptême et en regard de mon nom la mention suivante : a renié son baptême par lettre datée du 20 avril 2013. Ne croyez pas que j’ai pris cette décision à la légère. Mon apostasie n’est pas un acte religieux, c’est un acte politique, votre Eglise ne me laisse aucun autre choix pour manifester mon désaccord officiellement et ce de manière forte. Pour moi, la foi est exactement à l’opposé de la politique. Ne croyez pas que je n’ai pas eu peur de cette décision ; bien sûr que j’ai eu peur. Croyez-vous vraiment qu’un homosexuel qui se sera marié, aura eu des enfants et aura eu à cœur de prendre soin de son prochain sera renié par Dieu ?

Tu seras fort mon fils Préambule ; la sociologie aide à dessiner à grands traits une société ; ne pas vous reconnaître dans ce portrait ne veut pas dire qu'il n'existe pas. Constater quelque chose ne veut pas dire que je l'approuve. Très tôt, avant même leur naissance, garçons et filles sont conditionnés à leur futur rôle. Des études montrent que devant un bébé qu'on suppose garçon, on loue sa vivacité et son caractère colérique. L'on exalte chez le petit garçon des valeurs dites viriles comme la compétitivité ou l'agressivité. Une étude menée par Fisher Price révélait que les parents répugnent à ce qu'un petit garçon joue à des "jeux de fille". Si l'agressivité et la compétitivité sont beaucoup encouragées chez les petits garçons, elles sont aussi durement réprimées. l'enfant se retrouve ainsi dans un système de double bind. Si les hommes sont en général instigateurs des violences physiques et sexuelles, ils sont également victimes de ces violences.

Et si «Les Trois Brigands» de Tomi Ungerer était un hymne à l’adoption par des parents homosexuels? | Slate.fr - Waterfox Temps de lecture: 4 min C’est l’un des principaux arguments des opposants au mariage gay alors que nous sommes en plein débat parlementaire: la loi permettra l’adoption par des couples homosexuels, ce qui serait dangereux pour l’équilibre de l’enfant. Selon eux, pour se construire, l’enfant a besoin de «repères», c’est-à-dire d’un homme et d’une femme. «Un papa, une maman», comme le résume le slogan qui a fait florès dans chaque manifestation organisée par l’Alliance Vita et Frigide Barjot... S’il n’était pas élevé par un couple mixte, l’enfant ne pourrait pas faire la différence entre le sexes, il ne pourrait pas savoir qui il est lui-même et quelle sera, plus tard, son orientation sexuelle. Sont censés s’ensuivre un mal-être social, un sentiment d’inadéquation qui peut mener au suicide voire au terrorisme, comme l’a affirmé le député (UMP) Nicolas Dhuicq, en novembre, à l’Assemblée nationale. L’autre jour, j’ai relu un excellent ouvrage qui contredit tout à fait ces théories.

Reflexions queers - Ceci est un manifeste queer La terreur du râteau On l’appelle crampe, veste, râteau, vent, stop, bûche, gamelle. Sa seule pensée pétrifie les hommes, eux sur lesquels est censés reposer tout devoir d’action en matière de séduction… Cet article se place dans un contexte bien spécifique, celui des relations de séduction hétérosexuelles au sein d’une société viriarcale, où le devoir d’initier une relation repose tout entier sur les larges épaules de l’homme. L’homme qui, du coup, se prend les râteaux. Et ça, l’homme, il déteste. Vous connaissez cette histoire? Longtemps, je me suis demandée: pourquoi cette peur du râteau? Bien sur, on peut apprendre à gérer la peur du râteau. Et justement, ça représente beaucoup. C’est en essayant de comprendre cette peur du râteau que je discutais avec un ami, qui me disait que, tout aussi confiant que puisse être un homme, l’amour-propre prend toujours une sacrée claque. Le goût du râteau Le pouvoir féminin Je comprend ainsi du même coup pourquoi le râteau est si terrible pour les hommes.

Les hommes face à la peur de l’échec dans les relations de séduction Les lecteurs attentifs auront remarqué que je ne répondais que très brièvement à la question posée dans mon dernier article sur le sujet : pourquoi le râteau est-il si effrayant pour les hommes.J’ai un peu mis la charrue avant le tofu, en fait. Quel était finalement le sujet? Vous avez deux heures, calculatrices interdites. —– ***** °°°°° ____ blup °°° etc Donc le sujet, c’était la construction d’un genre (le féminin) à travers la validation par un autre genre (le masculin). Si j’ai insisté davantage là-dessus, c’est parce que ça explique pourquoi certaines femmes aiment mettre des râteaux. C’est à mon avis ce qui est dramatique, en fait, pour les hommes. Quand l’abnégation confine au narcissisme… Or, les femmes, finalement, s’accommodent globalement assez bien de ce besoin de validation de la part des hommes. Se plaire à soi-même, pour de nombreuses femmes, c’est n’avoir ni poil aux pattes ni bourrelets disgracieux, ni cellulite ni effet peau d’orange ou autres ridules. Bref.

Talons aiguilles et domination Encore un titre racoleur et trompeur. En plus ce post ne me concerne pas, vu que je ne sors pas en boîte et que je ne porte pas de talons… Non mais plus sérieusement, ce que je voulais souligner c’est que Enfance et Sexisme Souffrir pour être belle J’ai vu la Chine, je vous l’assure Elle est couverte de chinois Les hommes portent des sabots En forme de petits chapeaux Les femmes portent des chaussures En forme de coque de noix. Comptine enfantine Il faut souffrir pour être belle, on ne le répètera jamais assez. Toutes les femmes le savent. Moi, ça a d’abord été mes cheveux. Mes frères, eux, ne devaient pas souffrir pour être beaux. Car non seulement il faut souffrir pour être belle, mais il faut être belle. Il faut donc souffrir. Ma famille n’est pas spécialement sexiste par rapport à la moyenne, et je ne suis pas plus coquette qu’une autre. Petit à petit, sans broncher, je me suis soumise à toutes ces petites tortures, ces petite inconvénients inconfortables ou même carrément dangereux pour la santé. A l’adolescence arrive le grand moment des poils, qu’il faut arracher aussitôt leur apparition. Assez vite vient le temps des chaussures à talon, qui impriment à celle (ou celui!) Le choix ou le non-choix de la souffrance . Maigrir.

How to Talk to Little Girls I went to a dinner party at a friend’s home last weekend, and met her five-year-old daughter for the first time. Little Maya was all curly brown hair, doe-like dark eyes, and adorable in her shiny pink nightgown. I wanted to squeal, “Maya, you’re so cute! Look at you! Turn around and model that pretty ruffled gown, you gorgeous thing!” But I didn’t. What’s wrong with that? Hold that thought for just a moment. This week ABC news reported that nearly half of all three- to six-year-old girls worry about being fat. Teaching girls that their appearance is the first thing you notice tells them that looks are more important than anything. That’s why I force myself to talk to little girls as follows. “Maya,” I said, crouching down at her level, looking into her eyes, “very nice to meet you.” “Nice to meet you too,” she said, in that trained, polite, talking-to-adults good girl voice. “Hey, what are you reading?” “I LOVE books,” I said. Most kids do. “YES,” she said. “Wow, amazing!” “I’ll go get it!

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