
En réponse à l'article "santé des femmes" Suite à la publication de l'entretien avec Odile Buisson sur la santé des femmes, nous proposons à ceux ou celles qui le souhaitent de s'exprimer pour manifester leur accord ou leur désaccord. N'hésitez pas à envoyer vos réactions (nous vous remercions d'être synthétiques), nous les publierons aussi rapidement que possible. Il va de soi que ces réponses n'engagent que ceux qui les ont écrites. Nous tenons à rappeler que nous avons ouvert nos colonnes au Dr Odile Buisson car nous partageons sa préoccupation de sauvegarde d'un service public de santé de qualité, au service des patient(e)s et des citoyen(ne)s. Cliquez ici pour trouver les liens des réponses de ceux qui ont préféré publier leur réaction sur leur site ou sur leur blog. "Commencez par faire le ménage dans ce qui ne va pas chez les gynécos mais ne dites pas aux femmes ce qui est normal." Odile a le droit d’écrire ce que l’on veut mais désinformer les femmes devrait être contraire à l’éthique d’un médecin. Chantal Voilà... Bonjour,
La santé des femmes en danger ? Ma réponse à Odile Buisson Madame Buisson, À l'occasion de votre récente tribune dans "Le Monde", vous soulignez à juste titre que la disparition de la spécialité de gynécologie médicale est préoccupante pour les femmes et pour la société. La politique actuelle de maintenir un numerus clausus extrêmement faible entraîne des difficultés, y compris dans d’autres spécialités comme l’ophtalmologie. De façon générale, notre système de santé occasionne un nombre croissant de préoccupations pour ses usagers et notamment les femmes : difficulté d’accès à l’IVG, disparition des petites maternités de proximité… Manifestation nationale à l'appel de l'intersyndicale des sages-femmes, Paris, le 4 octobre 2011 (MAISONNEUVE/SIPA) Mais il ne me semble pas que la réponse soit de dresser les professionnels médicaux les uns contre les autres. Un(e) professionnel(le) par femme qui accouche Je suis tout à fait surprise par votre constat d’une exhortation faite aux femmes d’accoucher sans péridurale, voire à la maison.
Odile Buisson: La renaissance de l'accouchement douloureux ACCOUCHEMENT - Quand un livre touche à quelques vérités dérangeantes, il déclenche toujours des réactions émotionnelles voire haineuses. Cependant refuser de taire ce que la pensée conformiste interdit de dire a toujours son utilité, ne serait-ce que celle de se soulager du poids difficilement supportable de l'hypocrisie ambiante. Faisant suite à une enquête auprès de 952 femmes (où 15% d'entre elles estiment que leur projet de naissance ou leur choix pour l'accouchement n'a pas été respecté), la sénatrice Muguette Dini, 72 ans, a présenté le 7 février dernier un projet autorisant l'expérimentation des maisons de naissance. Dans certaines maisons de naissance, le refus d'offre de soulagement médical lorsqu'une femme vient à le réclamer pose une interrogation majeure. Pourquoi les débats actuels, au nom d'un ordre physiologique, persistent-ils à occulter la douleur et quelles sont les raisons profondes de cet épais silence? Re-naissance, certes. Et enfin en ce qui concerne les Pays-Bas:
Peut-on encore faire confiance à son gynéco ? « Jeter le discrédit sur la pilule, c'est jeter le discrédit sur toute la contraception » Pourquoi mon gynécologue m’a-t-il prescrit une pilule de troisième génération pendant des années si elle est dangereuse ? » La question revient sans cesse, depuis que le ministère de la Santé a décidé de ne plus rembourser les pilules de troisième génération et de retirer Diane 35 du marché. Les plus jeunes en particulier ont le sentiment qu’on ne leur a pas posé de questions sur leurs antécédents familiaux, qu’on ne leur a pas expliqué les risques. Où sont passés le dialogue, l’écoute ? ELLE. ELLE. ELLE. « Les gynécologues médicaux sont en voie de disparition » ELLE. ELLE. ELLE. « Ça sent la regression à plein nez » ELLE. ELLE. ELLE.
Sage-femme, mon amour Je suis médecin. Généraliste. J'ai déjà raconté à quel point les sages-femmes avaient contribué à ma formation dans le domaine de la périnatalité. Aujourd'hui encore elles comptent énormément pour moi, que ce soit comme collègues de travail à la maternité, ou comme professionnelles m'accompagnant pour mes grossesses et mes accouchements. Alors quand Dix Lunes a mis sur Twitter le lien vers cet article d'Odile Buisson, vous comprendrez aisément que mon sang n'ait fait qu'un tour... Le début de son texte fait un constat, juste au demeurant, celui de la disparition progressive des gynécologues médicaux ; c’est à la fin du troisième paragraphe que sa plume dérape. Son propos est insultant vis-à-vis des sages-femmes, qui bien que de formation différente, sont parfaitement aptes à assurer le suivi d’une femme en bonne santé, et à l’orienter vers un spécialiste si nécessaire. Quant aux généralistes, elle n’en parle même pas, en réponse à sa question "Dès lors, vers qui se tourner ?"