
La crise de la finance globalisée La crise de la finance globaliséepar lafinancepourtous Avec la crise, l’apport de la globalisation financière peut être légitimement mise en question, soulignent d’entrée de jeu les auteurs. « Est-elle un volcan mal éteint dont il faut à tout prix se protéger ? Ou est elle au contraire une force qui, domestiquée, pourrait être mise durablement au service de la croissance ? « Leur réponse est nette. Ils ne souhaitent ni une remise en cause de la libéralisation des mouvements de capitaux, ni la fin de la titrisation qui ont été les deux piliers inséparables de la globalisation financière telle qu’elle s’est imposée progressivement dans les dernières décennies. Pour autant « mettre le finance globalisée au service durable de la croissance » n’est pas retourner au « business as usual ». Chaine de prises de risques La finance joue un rôle crucial pour la croissance : elle organise le transfert de l’épargne et celui des risques liés à son investissement. Trois niveaux d’intervention publique
L’Europe, un atout pour l’économie française ? - Economie réelle C’est vrai, la France est le troisième contributeur net au budget de l’Union européenne. En 2015, sa part s’élève ainsi à 21,04 milliards d’euros, soit 16,1 % du budget européen et 8,1 % des recettes fiscales nettes françaises. Mais, en tant que membre de l’UE, elle profite d’abord de cet espace commun pour ses échanges commerciaux. En 2013, sur un total de 428 milliards d’euros de biens exportés dans le monde depuis la France, 255,5 l’ont été vers des Etats membres de l’UE selon l’Insee. L’absence de droits de douanes et une monnaie commune favorisant les exportations de biens et services.Les aides européennes, une manne pour le développement territorial et entrepreneurial La France bénéficie également du budget auquel elle contribue, via les Fonds européens, la PAC (Politique Agricole Commune) ou les prêts consentis par la Banque européenne d’investissement (BEI). Dans le secteur agricole, la PAC constitue une enveloppe considérable. Lire aussi :
L’efficacité du financement des activités économiques au niveau mondial Préambule Qu'est ce que la globalisation financière ? Le marché international des capitaux est un marché intégré. Ainsi, les évolutions sur l'un des segments ont des effets instantanés sur les autres compartiments. Par exemple, la modification du taux de change euro/dollar a des effets sur le comportement des acteurs sur les marchés obligataires, notamment si les titres de créances sont libellés en dollars ou euros. Ces interconnections renforcent la volatilité, ou variation (à la hausse comme à la baisse) de la valeur d’un titre par rapport à une valeur théorique, des cours sur les marchés. L'information est une nouvelle connaissance, un renseignement porté à la connaissance de quelqu'un. Sa diffusion a des effets importants sur les marchés puisqu’elle est une des sources principales de révision des anticipations des opérateurs. Les signaux qui influencent les acteurs (acheteurs et/ou vendeurs) sur les marchés sont de nature différente.
Mondialisation : une chance pour l'environnement ? b) Les « trois D » de la globalisation financière Henri Bourguinat a identifié les « trois D » à l'origine de la globalisation financière : déréglementation, décloisonnement, désintermédiation. La déréglementation désigne le processus d'assouplissement ou de suppression des réglementations nationales régissant, et restreignant, la circulation des capitaux (contrôle des changes, encadrement du crédit, etc.). Partie des États-Unis et du Royaume-Uni, elle s'est progressivement étendue à tous les pays industrialisés dans les années 1980. Le décloisonnement désigne l'abolition des frontières segmentant les marchés financiers : segmentation des divers marchés nationaux, d'une part ; mais aussi segmentation, à l'intérieur d'un même pays, entre divers types de marchés financiers : marché monétaire, marché obligataire, marché des changes, marché à terme, etc. c) La participation grandissante des pays en développement et en transition
La globalisation financière La globalisation financière Le phénomène auquel nous assistons aujourd'hui n'est pas un simple retour à l'age d'or de la globalisation de la fin du XIXème siècle. En obligeant les gouvernements à renoncer soit à la stabilisation interne (qui leur permettrait par exemple de diminuer le chômage en période de récession) soit à la stabilisation externe, la globalisation financière remet en cause les données des politiques économiques au niveau national. La libéralisation des mouvements de capitaux, qui voue les marchés de change à une extrême volatilité, est aussi à l'origine de la multiplication et de la contagion des crises financières: la croyance qu'une crise puisse survenir peut aujourd'hui suffire à produire cette crise elle-même.