
Internet ne peut pas être contrôlé, autant s'y faire - par Laurent Chemla On trouve un article puissant et inédit de Laurent Chemla en ouverture (ou prolégomènes) du tout récent framabook AlternC Comme si vous y étiez. Historiquement, techniquement, économiquement et moralement, Internet ne peut pas être contrôlé[1] Autant s’y faire. Et, contrairement à d’autres, nous nous y faisons très bien ;-) Pour rappel toute l’équipe l’AlternC vous attend à La Cantine lundi 28 mars prochain (de 19h à 22h) pour fêter simultanément la sortie du livre, les dix ans d’AlternC et la version 1.0 du logiciel ! Remarque : Ce n’est pas le premier article de Chemla que nous reproduisons sur le Framablog (cf L’avenir d’Internet). Internet ne peut pas être contrôlé, autant s’y faire Laurent Chemla - juillet 2010 - Licence Creative Commons By-Sa Plus que jamais, à l’heure où j’écris ces lignes, Internet est la cible des critiques du pouvoir. Bon. Tant qu’il ne s’agit que de mots… Oh bien sûr, le législateur étant ce qu’il est, il tente souvent d’aller au delà des mots. J’ai hâte.
« Null CTRL », l’enquête inquiétante sur la sécurité informatique en Norvège Trois couples s'enlacent à la sortie d'une boîte de nuit. La scène peut être capturée par n'importe qui en ligne, utilisant l'outil de contrôle de la caméra de surveillance disponible sur Internet. En Norvège, plus de 2 000 caméras sont accessibles ainsi, parfois filmant la chambre d'un enfant, parfois surveillant une salle discrète. C'est la découverte qu'ont faite Espen Sandli et Linn Kongsli Hillestad, journalistes à Dagbladet, dans leur enquête « Null CTRL » publiée en octobre 2013 et qui a reçu l'European Press Prize en 2013. Leur enquête a commencé avec la découverte de Shodan, un moteur de recherche des objets connectés à Internet. Grâce à cette méthode, ils ont trouvé de nombreux systèmes connectés et ouverts : des caméras leur permettant de surveiller les allées et venues dans une boîte de nuit ; des thermostats les rendant capables de régler le chauffage dans tout un immeuble ou encore des bases de données permettant l'accès à de nombreuses informations personnelles.
Nouveau désaveu pour le Wimax Le Wimax ne parvient pas à convaincre, c’est un fait. Si de nombreux opérateurs et constructeurs à travers le monde ont fini par y renoncer, en France, c’est Bolloré Telecom, un des derniers défenseurs de la technologie, qui fait marche arrière... Coûts trop importants, rentabilité impossible en zones rurales, qualité de service douteuse et compétition avec la fibre optique ; tels seraient les principaux handicaps du Wimax, si l’on en croit l’article qu’y consacre Le Canard Enchaîné du jour : « le Wimax se plante un max ». Ainsi, Bolloré Telecom, qui avait acquis suffisamment de licences d’exploitation régionales pour reconstituer, à prix d’or, l’équivalent d’une licence nationale, commence à freiner des quatre fers. « Si j’étais élu local, je raisonnerais davantage fibre optique que Wimax. Il faut dire que les collectivités ayant décidé de déployer du Wimax en zones rurales n’en gardent que rarement un bon souvenir.
Le logiciel espion Blackshades au coeur d'une grande enquête internationale LE MONDE | • Mis à jour le | Par Yves Eudes et Soren Seelow Les enquêteurs le décrivent comme un « couteau suisse » de la cybercriminalité. Un logiciel espion pour pirate amateur, facile d'utilisation et accessible à tous. Blackshades est un « remote access tool », un outil qui permet de contrôler à distance un ordinateur à l'insu de son propriétaire, d'activer sa webcam ou encore de récupérer des mots de passe ou des données bancaires. Ces quatre dernières années, ce « malware » a été acheté sur Internet par des milliers d'utilisateurs et aurait infecté des centaines de milliers de PC. Une vaste enquête internationale initiée par le FBI et étendue à une dizaine de pays s'est conclue lundi 19 mai par la fermeture de deux noms de domaine proposant ce produit à la vente. Lire notre récit : Chez les rançonneurs du Web Les profils des acquéreurs de ce logiciel espion sont divers. Chez une poignée d'acquéreurs, des captures d'écran de femmes nues ont été saisies.
Internet ultra haut débit : la Corée du Sud passe déjà au 1 Gbps La Corée du Sud, probablement le pays le plus geek du monde (devant le Japon), est aussi l’un des mieux armés sur le globe en matière d’infrastructure Internet. Et à l’heure où la fibre optique (à 100 Mbps) a encore du mal à éclore en France, voilà que le pays du matin calme teste dans 1500 foyers des lignes ultra haut débit, à 1 Gbps. Il s’agirait, pour des particuliers en tout cas, des lignes les plus rapides au monde, ni plus ni moins. Le but est de relier à terme la plupart des foyers sud-coréens à ce type de ligne d’ici fin 2012. Comptant environ 50 millions d’habitants, soit 15 millions de moins que la France, la Corée du Sud a par contre une densité proche de 500 habitants au km², soit cinq fois plus que l’Hexagone. Cette concentration permet d’équiper rapidement et sans grands frais la population. Pour rappel, seul le Japon compte plus de lignes FTTH/FTTB (100 Mbps) que la Corée. Nil Sanyas
Comment Google saura tout ce que vous faites dans votre maison Google disposera-t-il bientôt d'un véritable œil de Sauron capable de tout voir dans nos maisons ? Le géant de l'internet se positionne pour devenir un acteur incontournable des futures maisons connectées. Après avoir racheté les thermostats Nest pour 3,2 milliards de dollars, il vient d'acquérir la société Dropcam pour 555 millions de dollars. Celle-ci propose de petites caméras reliées à internet afin de surveiller son intérieur depuis son smartphone ou sa tablette. Depuis l'écran tactile, il est possible de zoomer, de pivoter et bien sûr d'enregistrer la vidéo, directement dans le cloud avec possibilité de la partager sur les réseaux sociaux. Mais surtout ces caméras de vidéosurveillance sont capables de détecter si elles filment un objet ou un humain. Dropcam permettra à Nest d'élargir son offre alors que ses thermostats et détecteurs de fumée connectés sont déjà présents chez plus d'un million de personnes (essentiellement des Américains et des Canadiens).
L'accès rapide au très haut débit pour tous passe par la combinaison intelligente des technologies Edito : L'accès rapide au très haut débit pour tous passe par la combinaison intelligente des technologies Le gouvernement veut donner un coup d'accélérateur au développement de la fibre optique sur le territoire, un chantier où la France est à la traîne en termes d'infrastructures mais surtout en nombre d'abonnés, et où la couverture des zones reculées reste un défi majeur. Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, à l'occasion d'une visite chez France Télécom a fixé l'objectif de 2 millions de logements raccordés à la fibre optique à la fin de l'année 2011, soit le double du nombre de foyers raccordés au 31 décembre 2010. Eric Besson a affirmé que même si l'objectif était "de couvrir l'ensemble du territoire, le déploiement va être progressif, car c'est normal qu'un opérateur commence à travailler là où la demande est importante". La première est le satellite. Noter cet article : Vous serez certainement intéressé par ces articles : E-Administration : la France rattrape son retard !
Le jour où j'ai plongé dans le deep web >> Le deep web, machine à buzz, le récit de notre deuxième plongée en mai 2014. Le deep web, qu’est-ce que c’est ? (Ceux qui connaissent la réponse, vous pouvez sauter trois paragraphes). De l’absence de référencement naît des avantages et des inconvénients. Cet internet fascine. Premier bain Tout le monde est là ? Je télécharge rapidement un VPN et un anti-virus, et le navigateur Tor, aka "la bête", qui me permet d’accéder au réseau du même nom et rend, plus ou moins, anonymes mes déplacements dans le deep web, en simulant que vous êtes dans un autre pays. J’y reste une quizaine de minutes, clique sur deux-trois liens qui me permettraient d’acheter un passeport américain ou de louer les services d’un hacker. J’ai formaté mon disque dur au bout de 24h Le lendemain, c’est le drame. Un autre ami m’explique qu’il y a *un peu* moins de risque en passant par Tor et en utilisant un système d’exploitation sur une clef USB, histoire d’épargner au maximum le disque dur de la machine.
Android devient n°2 du marché mondial des OS pour mobiles - Actualités Télécoms Le cabinet d'études Gartner a livré, à quelques jours de l'ouverture du salon Mobile World Congress de Barcelone (du 14 au 17 février), le bilan 2010 des ventes mondiales de téléphones portables. Selon ce rapport, il s'est vendu près d'1,6 milliard de mobiles l'an dernier. Les smartphones, téléphones multimédia connectés à Internet, ont généré une croissance spectaculaire de 72% sur un an. Selon le cabinet Gartner, 1,596 milliard de téléphones portables ont été vendus dans le monde en 2010, soit 385 millions d'unités de plus par rapport à 2009. Les smartphones ont quant à eux représenté 19% des ventes globales de mobiles, soit près de 300 millions d'unités (contre 172 millions en 2009). Cette forte croissance est liée à un contexte économique plus favorable que les années précédentes, ainsi qu'à une reprise de la consommation au quatrième trimestre. Un leader fragile et des outsiders ambitieux Sur le marché mondial, Nokia reste la marque la plus populaire.
Le deep web, bientôt dernier espace de liberté sur internet ? Les étudiants de l'Institut européen de journalisme (IEJ Paris) ont réalisé une série d'articles autour de la loi sur le renseignement, dans le cadre de leur formation, en partenariat avec "l'Obs". C'est le cas de celui-ci. Ici du cannabis en vente ligne. Là de faux passeports. Bien loin des sentiers battus de l'internet, cette partie immergée de l’iceberg n’est pas indexée par les moteurs de recherche tels que Google ou Yahoo. La population qui fréquente ces terres est extrêmement variée. Or cette plateforme pourrait devenir prochainement le centre des pires cauchemars des autorités. Le deep web pourrait ainsi devenir l'eldorado des criminels en tout genre, qui souhaitent s’organiser secrètement, mais aussi d'internautes lambdas soucieux de préserver leur vie privée. Surveillance impossible Dans cet espace, la surveillance est quasi-impossible. Ce sont des adresses qui sont impossibles à retrouver, à moins d’en connaître l’existence. Eldorado pour les terroristes ? Damien Bancal abonde :
L’ARCEP avance dans la montée en débit pour les zones rurales Les territoires situés en zones blanches (démunis d’accès ADSL) et grises (avec un accès Internet plafonnant à 1 Mégabit) vont-ils enfin apercevoir le bout du tunnel ? Deux ans et demi après le vote de la Loi sur la Modernisation de l’Economie (LME) qui consacrait l’ouverture des sous-répartiteurs aux opérateurs tiers, le dossier de la montée en débit avance enfin. Dans le cadre du ré-examen des analyses des marchés de gros du haut et du très haut débit, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a transmis pour avis à l’Autorité de la concurrence plusieurs projets. Parmi eux figure le projet d’analyse du marché 4 (« marché de gros des offres d’accès aux infrastructures physiques constitutives de la boucle locale filaire »). Il est accompagné du projet de recommandation sur la mise en œuvre de la montée en débit via l’accès à la sous-boucle locale de cuivre de France Telecom (segment entre l’abonné et le sous-répartiteur), également mis en consultation.