
Discours de Robert Badinter pour l’abolition de la peine de mort Discours de Robert Badinter à l’Assemblée nationale pour l’abolition de la peine de mort en France Paris, 17 septembre 1981 Monsieur le Président La parole est à Monsieur le garde des sceaux, ministre de la justice. Monsieur le garde des sceaux Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France. En cet instant, dont chacun d'entre vous mesure la portée qu'il revêt pour notre justice et pour nous, je veux d'abord remercier la commission des lois parce qu'elle a compris l'esprit du projet qui lui était présenté et, plus particulièrement son rapporteur, Monsieur Edmond Forni, non seulement parce qu'il est un homme de coeur et de talent mais parce qu'il a lutté dans les années écoulées pour l'abolition. M. Plusieurs députés socialistes. Monsieur le garde des Sceaux La paix fut rétablie mais avec elle Bonaparte arriva. M. M. M. M. M. le garde des sceaux M.
Les Grands Discours par Christophe Barreyre - Page 1 Avec nos partenaires, nous traitons vos données pour les finalités suivantes : le fonctionnement du site, la mesure d'audience et web analyse, la personnalisation, la publicité et le ciblage, les publicités et contenus personnalisés, la mesure de performance des publicités et du contenu, le développement de produit, l'activation des fonctionnalités des réseaux sociaux. Vos préférences seront conservées pendant une durée de 6 mois. Loi du talion Œil pour œil (עין תּחת עין, ayin tahat ayin) est une règle de droit présente dans le Code de l'Alliance : « [...] tu donneras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure ». Selon la majorité des avis rabbiniques et historiques-critiques, ce principe juridique exige, pour toutes les atteintes fautives à l'intégrité corporelle, une indemnisation appropriée de la part du coupable, afin d'interdire la vendetta, de la remplacer par un principe de proportionnalité du délit et de la peine et d'établir une égalité devant la loi pour les hommes et les femmes, les pauvres et les riches. Dans l'histoire du christianisme, ce principe juridique a souvent été appelé loi du talion (du latin talio, représailles). Ces différentes conceptions ont influencé l'histoire de la religion et du droit. On en trouve aussi plusieurs exemples dans l’Iliade[7] et l’Odyssée[8]. — Exode 21,23-25 À quoi s'ajoute :
Robert Badinter Robert Badinter (/ʁɔbɛʁ badɛ̃tɛʁ/[a]), né le 30 mars 1928 à Paris et mort le 9 février 2024 dans la même ville, est un homme politique, juriste et essayiste français. Le père de Robert Badinter, Samuel (dit Simon) Badinter, est né le 20 septembre 1895[2], en Moldavie, dans le Yiddishland et arrivé en France en 1919[3], est issu d'une famille juive de Bessarabie (raion de Telenești) de l'Empire russe. En 1920, il suit les cours de l'Institut commercial de l'université de Nancy, où il obtient le diplôme d'ingénieur commercial. De 1936 à décembre 1940, Robert Badinter est élève au lycée Janson-de-Sailly à Paris[8]. Sa grand-mère maternelle Idiss - à laquelle il consacrera un livre - lui parle en yiddish[5]; elle meurt pendant l’occupation en 1942[11]. Revenu en France, Robert Badinter s'inscrit comme avocat au barreau de Paris en 1951 et commence sa carrière comme collaborateur d'Henry Torrès[20]. En 1973, il publie chez Grasset son récit L'Exécution.