
Saddam Hussein, la der des batailles Un claquement sec. Le fracas métallique d'une trappe qui bascule. Un corps happé par le vide. La brusque tension de l'épaisse corde passée au cou du supplicié. Les cervicales qui cèdent. Et ce pantin disloqué aux yeux ouverts mais éteints, dont la tête, tuméfiée, a heurté le rebord du piège. Un clap de fin au diapason du long film d'horreur dont le tyran sunnite fut le scénariste, le metteur en scène et l'acteur principal : brutal, féroce, sordide. Les derniers mots du réprouvé, perdu dans une ample vareuse, ses ultimes gestes, sa sérénité feinte, ne s'adressent pas à la quinzaine de témoins réunis dans cette cave. "Je vous ai sauvés de l'imposture et de la misère" Pour l'heure - la dernière -, Saddam refuse la cagoule que lui tend l'un de ses gardes-chiourmes masqués, avant de murmurer la chahada, invocation sacrée : "Il n'y a de Dieu que Dieu, et Mohamed est son prophète." Magistrats écartés, avocats assassinés... Emprisonné, il soigne un prunier et écrit des poèmes
Le 14 février 2003 : Le discours de Dominique de Villepin contre la guerre en Irak L’œil dans le rétro. A l’occasion des 10 ans de Public Sénat, nous vous proposons une rétrospective des évènements politiques qui ont marqué la décennie en partenariat avec Ina.fr. Retour en 2003. Le 14 février, Dominique de Villepin, prononce au nom de la France, le fameux discours contre la guerre en Irak. Souvenez-vous. « Monsieur le président, à ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre, je voudrais dire que rien, à aucun moment, au sein de ce Conseil de sécurité, ne sera le fait de la précipitation, de l'incompréhension, de la suspicion ou de la peur » affirme Dominique de Villepin. Et d’ajouter : « Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. Fait rare, Dominique de Villepin est applaudi par les opposants à la guerre. Regardez la vidéo avec notre partenaire ina.fr
Un demi-siècle de conflit à Jérusalem expliqué en cinq minutes cartoon The Economist 10 septembre 2003 Il y a dix ans, la guerre en Irak Octobre 2002 : la CIA publie un rapport intitulé « Iraq’s Weapons of Mass Destruction Programs ». Le propos est clair : malgré le vote de résolutions et de restrictions par les Nations unies, l’Irak a reconstitué son programme d’armes nucléaires. Selon ce rapport, Saddam Hussein a délibérément demandé des tubes d’uranium au Niger pour reprendre sa production d’armes chimiques (gaz VX, sarin, moutarde). Malgré le démenti de Joseph C. Devant l’imminence d’un nouvelle guerre du Golfe, la France et l’Allemagne rappellent, le 22 janvier 2003, que « seul le Conseil des Nations unies est habilité à engager une opération militaire contre l’Irak ». A l’inverse, le 13 janvier 2003, le pape Jean-Paul II manifeste son opposition au déclenchement de la guerre. « Un usage de la force serait lourd de conséquences » Le 5 février 2003, le secrétaire d’Etat américain Colin Powell dévoile ses « preuves » devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Saddam Hussein arrêté le 13 décembre 2006
Parthenon GUERRE – L’invasion en Irak à travers des « unes » américaines Dix ans après le début de l'invasion américaine en Irak, le 20 mars 2003, le site Buzzfeed revient sur la couverture médiatique de l'époque. Avec le recul, revoir ces "unes" permet aussi de comprendre l'évolution de l'état d'esprit aux Etats-Unis, d'abord très favorable à la guerre, puis plus mesuré, après le scandale d'Abou Ghraïb et la mort de Saddam Hussein. Les "unes" du New York Post et du Daily News préparent leurs lecteurs à l'invasion quelques mois avant la guerre. 20 mars 2003, début de l'invasion en Irak. Après quatre mois de guerre, aucune trace d'armes de destruction massive en Irak, contrairement à ce que l'administration Bush avait annoncé. Sadam Hussein est capturé par les Américains. Le scandale de la torture à la prison d'Abou Ghraïb éclate. 29 juin 2004 : l'Irak redevient un Etat souverain. Le calvaire des soldats américains. 16 décembre 2011 : fin de la guerre. Signaler ce contenu comme inapproprié Cette entrée a été publiée dans Actualité.
En Irak, les inspecteurs de l'ONU et de l'AIEA avaient raison Des inspecteurs de l’ONU ont enquêté sur les armes chimiques en Syrie. Difficile de dire si cette enquête reflétera la réalité. Un précédent existe: celui de l’Irak entre 1991 et 2003, quand des équipes d'inspecteurs se sont succédé dans le pays pour y traquer des armes de destruction massive. Les résultats de leurs travaux étaient plus proches de la réalité que les affirmations américaines... Publié le 16/09/2013 15:27 Mis à jour le 17/09/2013 08:13 Temps de lecture : 6min Le 5 février 2003, le secrétaire d’Etat américain Colin Powell brandit à la tribune de l’ONU une fiole censée contenir de l’anthrax. Premier round Les opérations d’inspection commencent en mai 1991, sous la direction du Suédois Hans Blix, alors directeur général de l’AIEA, et de son compatriote Rolf Ekeus. La première visite a lieu dans un établissement où sont stockés des éléments chimiques. Le 11 octobre 1991, le Conseil de sécurité adopte la résolution 715. Les inspecteurs quittent l’Irak. Interview à CNN, 19-3-2013
Parthenon reconsitué Discours du président Bush à la nation (17/03/2003) La Maison Blanche,17 mars 2003 Mes chers concitoyens, nous voici arrivés aux tout derniers jours de décision concernant les événements d’Irak. Pendant plus de dix ans, les Etats-Unis et d’autres pays ont fait des efforts patients et honorables pour désarmer le régime irakien en évitant la guerre. Ce régime avait pris l’engagement, comme condition à la fin de la Guerre du Golfe Persique en 1991, de déclarer et de détruire toutes ses armes de destruction massive. Depuis, le monde s’est livré à douze années de diplomatie. Le régime irakien s’est servi de la diplomatie comme d’un stratagème pour gagner du temps et des avantages. Les renseignements que notre gouvernement et d’autres ont recueillis ne laissent aucun doute sur le fait que le régime irakien continuer de posséder et de dissimuler certaines des armes les plus mortelles qui aient jamais été mises au point. Le régime a un passé fait d’agression téméraire au Proche-Orient. Il est trop tard pour que Saddam Hussein reste au pouvoir.
Lumni - Intervention américaine en Irak en 2003 Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 22 mars 2003 Contexte historique Par Emeline Vanthuyne ( Professeure agrégée d'histoire ) Le 20 mars 2003, le gouvernement américain, soutenu par certains pays européens (dont l'Espagne, la Grande-Bretagne et l'Italie) déclare la guerre à l'Irak après l'expiration de l'ultimatum lancé par George W. Au total, cette guerre éclair a duré 26 jours. Ainsi les attentats se multiplient, visant successivement les deux principales communautés religieuses du pays : sunnites, minoritaires dans le pays mais au pouvoir sous Saddam Hussein, et chiites, majoritaires mais jusqu'ici brimés, et qui entendent aujourd'hui faire reconnaître leur poids politique. Éclairage média Le journal est consacré dans son intégralité à la guerre en Irak, deux jours seulement après le début de l'offensive américaine.
L’intervention américaine en Irak est-elle justifiable ? Un travail de Hayette Kouadri (TL) Mardi 11 septembre 2001, un Boeing de la compagnie American Airlines heurte l’une des deux tours du World Trade Center à New York. Dix minutes plus tard, un deuxième avion arrive droit sur l’autre tour. Le président, George W. Pourquoi donc? Que revendique le président en allant en Irak? Son intervention était-elle justifiable? Les deux tiers des américains croient que Saddam Hussein détient des armes de destruction massive et apporte son concours au terrorisme. Ce néo-conservatisme américain souhaite exporter les idées et les pratiques qui fondent la culture américaine. Combien cela va coûter au monde ? Des raisons officieuses doivent être prises en compte. Le premier enjeu est politique, les Etats-Unis souhaite exporter leurs idées, leur mode de vie, leur occidentalisme et leur capitalisme afin de contrôler les régimes islamiques. Troisième raison. Comme souvent il n' y a pas de raisons uniques à cette intervention.