
Jalons Pour l'histoire du temps présent Le 10 octobre 1954, un groupe de nationalistes algériens fonde le Front de Libération National (FLN). Leur objectif : mener une guérilla révolutionnaire visant à arracher l'indépendance algérienne à la France. Le premier acte de ce soulèvement a lieu dans la nuit du 1er novembre 1954 : 70 attentats disséminés sur une trentaine de points du territoire algérien visent à saboter des installations névralgiques (radio, centraux téléphoniques, dépôts de pétrole...) et à toucher des casernes et des gendarmeries afin d'y récupérer des armes. Ces attentats, qui devaient épargner les civils, font huit morts, parmi lesquels un jeune instituteur français, Guy Monnerot. Dès le lendemain, le gouvernement Mendès France et son ministre de l'Intérieur, François Mitterrand, organisent la répression contre-terroriste dite de "remise en ordre intérieure". Toutefois, l'expression ne dupe pas longtemps l'opinion : c'est bien une guerre qui vient de débuter en Algérie. Philippe Tétart
Ken Burns : “Les Américains brûlent leur passé comme une fusée son carburant” - Télévision - Télérama.fr Avec "The War", fresque en quatorze volets dont les deux premiers épisodes sont diffusés ce soir sur Arte, le spectateur partage la vie de témoins et d'acteurs de la Seconde Guerre mondiale. Entretien avec son réalisateur, le documentariste américain Ken Burns. Un historien américain a dit un jour : « Les Américains apprennent leur histoire grâce aux films de Ken Burns davantage que par n'importe quelle autre source. » C'est dire la responsabilité qui pèse sur le documentariste, incontournable héraut d'une Amérique oublieuse de son passé : histoire de la guerre de Sécession (The Civil War), histoire du jazz (Jazz, dix épisodes), du base-ball, vie d'Abraham Lincoln... A 54 ans, le réalisateur au visage d'adolescent a déjà une oeuvre colossale derrière lui. A partir du 5 mars, Arte diffuse sa dernière oeuvre, une fresque magistrale sur la Seconde Guerre mondiale. Comment avez-vous procédé pour que les quarante-trois témoins vous livrent leur vie, dans ses détails les plus douloureux ?
Jalons Pour l'histoire du temps présent Forum d'Alger, 4 juin 1958, 19 heures. Face à la foule algéroise, flanqué de Salan (à gauche) et de Soustelle (à droite), le général de Gaulle s'apprête à prononcer un discours clef. Il s'adresse à l'immense foule présente, mais aussi et il le sait, par médias interposés, à l'ensemble de la communauté française. Ainsi en va-t-il pour son fameux "Je vous ai compris". Au bout du compte, terminant sur le thème de réconciliation, il fait en sorte que son discours puisse donner lieu à des interprétations diverses. Philippe Tétart Harkis, les oubliés de la guerre d’Algérie – Histoire et témoignages Harkis… Les oubliés Harkis… Les oubliés Les harkis sont les Algériens qui ont choisi de combattre aux côtés de l’armée française durant la guerre d’Algérie (1954-1962). Craignant les représailles du Front de libération nationale (FLN) après la signature des accords d’Évian, en mars 1962, environ 100 000 d’entre eux ont quitté l’Algérie pour s’installer dans le sud de la France. Certains ont été aidés par des soldats de l’armée française, d’autres par des « pieds-noirs ». FRANCE 24 leur consacre un album souvenir. © Crédits : FRANCE 24 - Textes : Tahar Hani - Réalisation Multimédia : Hussein Emara - Traduction : Moïna Fauchier Delavigne - Edition : Céline Curiol - Secrétariat de rédaction : Jean Baptiste Marot - Conception graphique : Emmanuelle Nicolas et Marine Tanguy - Développement : Mary Lou for codrops - Terry Prudent. Qui sont les harkis ? Le Bachagha Boualem, un symbole des harkis Après la signature des accords d’Évian, il se voit contraint à être rapatrié par l’armée française.
La guerre d’Algérie a commencé à Sétif le 8 mai 1945, par Mohammed Harbi (Le Monde diplomatique, mai 2005) Désignés par euphémisme sous l’appellation d’« événements » ou de « troubles du Nord constantinois », les massacres du 8 mai 1945 dans les régions de Sétif et de Guelma sont considérés rétrospectivement comme le début de la guerre algérienne d’indépendance. Cet épisode appartient aux lignes de clivage liées à la conquête coloniale. La vie politique de l’Algérie, plus distincte de celle de la France au fur et à mesure que s’affirme un mouvement national, a été dominée par les déchirements résultant de cette situation. Chaque fois que Paris s’est trouvé engagé dans une guerre, en 1871, en 1914 et en 1940, l’espoir de mettre à profit la conjoncture pour réformer le système colonial ou libérer l’Algérie s’est emparé des militants. Si, en 1871 en Kabylie et dans l’Est algérien et en 1916 dans les Aurès, l’insurrection était au programme, il n’en allait pas de même en mai 1945. Avec le débarquement américain, le climat se modifie. Alors, l’histoire s’accélère.
guerre d'Algérie 1954-1962 Conflit qui opposa, en Algérie, les nationalistes algériens au pouvoir d'État français. La guerre d'Algérie, menée par la France de 1954 à 1962 contre les indépendantistes algériens, prend place dans le mouvement de décolonisation qui affecta les empires occidentaux après la Seconde Guerre mondiale, et notamment les plus grands d'entre eux, les empires français et britannique. Quand l'insurrection est déclenchée, l'indépendance du Viêt Nam vient d'être arrachée – les forces françaises ont été défaites à Diên Biên Phu, ce qui constitue un encouragement pour tous les peuples colonisés. Cette guerre – que, jusqu'en 1999, l'État français s'obstina à ne désigner officiellement que par les termes d'« opérations de maintien de l'ordre » – allait apporter, après maints déchirements entre opposants réformistes et nationalistes, l'indépendance au peuple algérien. 1. 1.1. L'Algérie, au cœur du Maghreb, entre Afrique noire et Proche-Orient, est la pièce maîtresse de son dispositif. 1.2. 1.3. 2. 3.
Algérie - La guerre d'indépendance Occupée par la France en 1830, l'Algérie devient en 1954 le théâtre de la plus douloureuse guerre de décolonisation qu'ait connue la France et même l'ensemble des pays européens. C'est le résultat des maladresses gouvernementales, de l'égoïsme obtus des colons européens et des brutalités sans scrupules des indépendantistes musulmans. Une « guerre sans nom » Encouragés par la défaite française en Indochine, les indépendantistes algériens lancent une trentaine d'attentats plus ou moins désordonnés le 1er novembre 1954. Peu après est créé au Caire le Front de Libération Nationale (FLN), par Ahmed Ben Bella, un indépendantiste en rupture avec le MTLD de Messali Hadj, qu'il juge trop modéré. Sur le moment, la « Toussaint rouge » passe inaperçue dans l'opinion française. Mais les « fellagha » (coupeurs de route) du FLN multiplient les meurtres de notables musulmans favorables à la présence française. L'année suivante, le socialiste Guy Mollet accède à la présidence du Conseil.
Chapitre 4 : Le monde depuis le tournant des années 1990 1) La chute du mur de Berlin : 1989 L’érection du mur de Berlin a lieu en 1961. Sa chute en novembre 1989 revêt plusieurs dimensions. Berlin, la ville coupée en deux retrouve son unité en même temps que l’Allemagne. Carte RFA/RDA L’Europe est elle-même réunifiée avec la nouvelle Allemagne. Le monde bipolaire n'est plus. 2) Les Etats-Unis ; les gendarmes du monde ? C'est le triomphe de la démocratie libérale, du modèle capitaliste, du bloc ouest. 3) Le 11 septembre 2001 : vers un monde multipolaire, un nouveau désordre mondial Les évènements du 11 septembre revêtent plusieurs dimensions : - Une dimension géopolitique : les États-Unis sont attaqués au cœur de leur territoire, par un ennemi qui n’est pas un État, mais un réseau terroriste. Vocabulaire : Génocide : extermination systématique d'un groupe humain national, ethnique, racial ou religieux. Guerre froide : (1945 à 1989) période pendant laquelle deux superpuissances s'opposent : les Etats-Unis et l'URSS. Pour aller plus loin :