
L'autonomie : grille d'observations Être autonome, qu’est ce que ça veut dire ? Si on se réfère au socle commun, l’autonomie c’est la possibilité d’échanger, d’agir et de choisir en connaissance de cause. C’est aussi être disposer des outils pour être capable d’apprendre tout au long de leur vie. J’ai construit une grille d’observation de l’autonomie de mes élèves en me basant sur des grilles fournies par mon CPC-ASH, sur les capacités et attitudes détaillées dans l’index du Socle Commun (ICI) et sur les réflexions de P. Meirieu. Pour télécharger la grille --> ICI (dites-moi si vous voyez qu'il manque des items importants) Encore une fois, l’intérêt d’un tel outil sera de placer son enseignement au plus près des besoins des élèves, éventuellement d’argumenter en faveur d’une prise en charge SESSAD si certaines capacités sont trop affectées.
Site de Philippe Meirieu La question de l'autonomie a le mérite de ne pas nous laisser indifférents. Elle suscite même chez les professeurs de vives polémiques : - Les uns invoquent l'autonomie "naturelle" des enfants, leur capacité spontanée à se prendre en charge, leur don d'initiative et leur sens des responsabilités... Cette foi justifie à leurs yeux la mise en place d'un enseignement moins directif : ils laissent chacun organiser leur travail et prennent le risque de la confiance... - Les autres, au contraire, se plaignent du fait que les élèves sont incapables du moindre travail autonome, qu'ils se dispersent, chahutent, en profitent pour ne rien faire dès qu'ils n'ont plus la bride sur le cou. Ceux-là justifient ainsi le recours à des méthodes autoritaires, l'exclusion définitive du travail de groupe - insurveillable ! Ce n'est pas un hasard si ce mouvement de balancier est si fréquent et, à la réflexion, il n'est pas si curieux. Car, c'est bien là le noeud : l'autonomie n'est pas un don.
Cahiers pédagogiques: Autonomie et auto-évaluation À l’heure où le discours portant sur les théories de l’apprentissage constitue le leitmotiv de nombreuses réformes scolaires, il s’avère nécessaire de s’arrêter quelque peu sur la philosophie sous-jacente à un changement clé désiré : à savoir la révolution pragmatique que constituent l’émergence de l’autonomie du sujet dans la construction des apprentissages et l’appropriation des connaissances. Or, l’essor de l’autonomie de l’apprenant est indissociablement lié à l’auto-évaluation. Le propos développé dans cet article tente donc, au travers d’un essai de conjonction des termes auto-évaluation et autonomie, d’identifier le défi majeur que constitue l’atteinte de la visée d’autonomie authentique, au sens étymologique voire épistémologique du concept, et ainsi d’éviter sa réduction à une simple ambition discursive caractérisée par de généreuses intentions non factuelles." Activité de l’apprenant : de l’ordre du discours... Notion d’autonomie pédagogique : là où la réflexion s’arrête !
Autonomie et apprentissage: L'innovation dans la formation - Marie-José Barbot, Giovanni Camatarri A Rechercher Pédagogies de l'autonomie (de l'élève) Empowerment Au plan individuel, Eisen (1994) définit l'empowerment comme la façon par laquelle l'individu accroît ses habiletés favorisant l'estime de soi, la confiance en soi, l'initiative et le contrôle. Certains parlent de processus social de reconnaissance, de promotion et d'habilitation des personnes dans leur capacité à satisfaire leurs besoins, à régler leurs problèmes et à mobiliser les ressources nécessaires de façon à se sentir en contrôle de leur propre vie (Gibson, 1991 p. 359). La compétence personnelle, la prise de conscience, la motivation, l'information, la créativité, le pouvoir, les valeurs, la coopération, la participation active, le dialogue et la promotion, pour ne nommer que ceux-ci, sont tous des concepts sous-jacents aux différentes définitions accordées à l'empowerment. ACP (approche centrée sur la Personne) quelques principes de fonctionnement d’une approche centrée sur la Personne, ainsi qu’a pu la développer Carl Rogers, relayée en France par André de Peretti :
Enseigner plus explicitement : l'essentiel en quatre pages Ce que dit le prescrit Le référentiel de l'Éducation prioritaire (« enseigner plus explicitement les compétences que l’école requiert pour assurer la maitrise du socle commun »), comme les programmes 2015 des cycles 2, 3 et 4, avec de nombreuses occurrences du terme «explicite», s’accordent sur la nécessité « d’enseigner plus explicitement ». Nombre de modalités sont recommandées au fil des pages : expliciter des techniques, des pratiques, des attentes, des règles, des stratégies, des démarches, des savoir-faire, des implicites dans la compréhension des textes, des connaissances préalables aux apprentissages... Autant d’ambitions à confronter aux contraintes des situations de classe… Mais quelle en est la genèse conceptuelle ? Des cadres théoriques différents Depuis quelques années, le vocable « pédagogie explicite » est utilisé par plusieurs courants de recherche au risque de malentendus : Les savoirs scolaires ne sont pas une somme de connaissances à accumuler dans la tête des élèves.
Définition de l'autonomie par P. Meirieu À lire la plupart des projets d'écoles ou des projets d'établissements, à consulter les instructions ministérielles, à entendre les parents et les enseignants, on découvre que l'"autonomie" est au centre de tous les discours. On veut former des élèves autonomes, des enfants autonomes, former à l' "autonomie requise pour l'exercice d'une citoyenneté responsable", etc. Or, à regarder de près les pratiques scolaires et les comportements des élèves, on découvre que, en réalité, ce n'est pas l'autonomie qui est développée mais bien plutôt quelque chose comme la débrouillardise. En fait, ce qui est vraiment formé à l'école c'est la capacité à s'en tirer le mieux possible avec le moins d'efforts possible, à faire semblant d'écouter plutôt que d'être vraiment attentif, à interpréter ce que le maître veut qu'on dise plutôt qu'à comprendre réellement ce qu'il dit, à échapper à la punition quand on n'a pas fait son travail, à ne pas se faire interroger quand on n'a pas appris sa leçon, etc.
Autonomie de l'apprenant et de l'apprentissage AUTONOMIE, par Philippe Meirieu Source: À lire la plupart des projets d'écoles ou des projets d'établissements, à consulter les instructions ministérielles, à entendre les parents et les enseignants, on découvre que l'"autonomie" est au centre de tous les discours. On veut former des élèves autonomes, des enfants autonomes, former à l'"autonomie requise pour l'exercice d'une citoyenneté responsable", etc. Or, à regarder de près les pratiques scolaires et les comportements des élèves, on découvre que, en réalité, ce n'est pas l'autonomie qui est développée mais bien plutôt quelque chose comme la débrouillardise. Certes, l'Ecole n'est pas, à elle seule, responsable de cette confusion entre l'autonomie et la débrouillardise : il existe une multitude de pratiques sociales qui invitent à aller dans ce sens. Car tout se joue, en effet, dans le rapport entre le développement et l'apprentissage. Philippe MEIRIEU
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Des pratiques pour former des élèves autonomes et solidaires Du 17 au 23 août prochains, nous vous proposons une escapade pédagogique dans les Hautes-Alpes. Le centre du Brudou (dans le massif des écrins) accueillera les Rencontres du CRAP-Cahiers pédagogiques pour une semaine d’ateliers de réflexion, de création, d’échanges sur le thème « Des pratiques pour former des élèves autonomes et solidaires ». Le CRAP-Cahiers pédagogiques, association du CAPE, propose des ateliers qui vont atteindre des sommets ! Attention ! À disposition en fichier (ci-dessous), le programme et les conseils pour monter un dossier DIF, souvent demandé pour le 17 décembre. Télécharger le bulletin d’inscription Télécharger la plaquette des Rencontres Les ateliers thèmes : À l’école, vers une gouvernance qui crée des liens Être heureux dans son travail et cependant efficace : une utopie d’établissement scolaire qui n’existe que dans nos rêves ? L’oral dans la classe Dans la classe, on parle pour toutes sortes de raisons... Les ateliers activités :
Travail personnel et autonomie des élèves : une formation en lycée général et technologique Texte rédigé par les formateurs Rep+ des Yvelines (académie de Versailles) à partir d'une intervention réalisée lors d'une formation de formateurs sur le travail personnel à l'IFE en 2018. Vous pouvez retrouver l'intégralité de leur scénario de formation ici « Réintroduire » le réel, partir des « problèmes de métier » des enseignants, analyser l’activité ordinaire de la classe, rendre vivant ce que Guy Brousseau nomme le« milieu d’apprentissage » constituent autant de conditions nécessaires pour rendre les actions de formation « utiles, utilisables et acceptables[1] ». Cette démarche nécessite d’interroger et de comprendre les différents points de vue de chacun des acteurs. Pourtant, cette phase d’investigation est souvent « négligée » au risque de ne répondre que partiellement aux problèmes réels. L’attention est essentiellement portée sur l’analyse du « problème » pour le pilotage et/ou pour les enseignants. Redéfinir l’objet de formation Quelques bonnes raisons de répondre à la demande
Site de Philippe Meirieu: article sur l'autonomie La question de l'autonomie a le mérite de ne pas nous laisser indifférents. Elle suscite même chez les professeurs de vives polémiques : - Les uns invoquent l'autonomie "naturelle" des enfants, leur capacité spontanée à se prendre en charge, leur don d'initiative et leur sens des responsabilités... Cette foi justifie à leurs yeux la mise en place d'un enseignement moins directif : ils laissent chacun organiser leur travail et prennent le risque de la confiance... - Les autres, au contraire, se plaignent du fait que les élèves sont incapables du moindre travail autonome, qu'ils se dispersent, chahutent, en profitent pour ne rien faire dès qu'ils n'ont plus la bride sur le cou. Ce n'est pas un hasard si ce mouvement de balancier est si fréquent et, à la réflexion, il n'est pas si curieux. Ainsi, supposer l'autonomie c'est bien souvent laisser jouer les privilèges et se creuser les écarts. Car, c'est bien là le noeud : l'autonomie n'est pas un don. Alors l'enjeu est simple :
Article très intéressant sur les enjeux du métier de professeur à l'apprentissage de l'autonomie : passer d'un rôle transmetteur à un rôle d'accompagnateur, ceci devenant de plus en plus vrai à l'ère du numérique. by duepos Feb 10