
6 clés pour comprendre comment vivent les ados sur les réseaux sociaux Dans son livre, la chercheuse danah boyd explore la vie des jeunes sur Internet. Nous lui avons demandé des pistes pour comprendre leur comportement. Après dix années de travail auprès de jeunes Américains, danah boyd, blogueuse sans majuscule, chercheuse chez Microsoft Research et professeure associée à l’université de New York, publie un livre pour éclairer l’usage que les adolescents ont des réseaux sociaux. It’s complicated : the social lives of networked teens (disponible gratuitement en anglais, en attendant une traduction en français) veut expliquer aux parents ce que font concrètement leurs enfants sur Internet, s’attachant à démonter plusieurs fantasmes et à nuancer les risques les plus couramment évoqués (cyberaddiction, perte d’identité, disparition de leur vie privée, harcèlement, mauvaises rencontres). It’s complicated, du nom d'un statut Facebook, illustre toutes les facettes de cette vie en ligne qu’ont ces adolescents aux yeux rivés sur leur smartphone. 1. 3. 4. 5. 6.
Jeux vidéo : Le jeu vidéo fait son trou dans les bibliothèques De plus en plus de médiathèques proposent des jeux vidéo en consultation ou en prêt. Si l'opération est souvent couronnée de succès, certaines directions refusent de faire entrer dans leur établissement ce loisir qui n'a pas encore acquis ses lettres de noblesse. Et si, au milieu des livres, des DVD et des CD, on pouvait trouver des jeux vidéo dans les bibliothèques publiques? Quelques médiathèques françaises ont franchi le pas, en organisant des tournois, des consultations sur place, voire des prêts de jeux. «Nous voyons le jeu vidéo comme un produit culturel à part entière et comme un pourvoyeur de lien social», explique Mélanie Faucher, responsable de la section 15-25 ans de la future médiathèque Vaclav-Havel. L'ambition est forte. Un succès pour la médiathèque de Chartres La même philosophie règne dans la médiathèque de Chartres, pionnière dans le prêt de jeu vidéo. Faute d'espace, la médiathèque de Chartres a renoncé à faire de la consultation sur place.
Le selfie chez les adolescents et les jeunes adultes Sommaire Qu'est-ce que le selfie ?Existe-t-il une typologie ?A qui s'adresse le selfie ?Comment expliquer ce phénomène ? Qu’est-ce que le selfie ? Le mot selfie (de l'anglais self, « soi ») serait apparu en 2002 en Australie sur le site de média ABC Online et en 2004 sur des sites comme Flickr ou Myspace, avant d'être théorisé, un an plus tard, par un certain Jim Krause, dans un manuel pratique de photographie. Un peu d'histoire L’autoportrait n’est pas un phénomène nouveau, nombre de peintres et photographes se sont prêtés à cet exercice. Les chiffres Instagram compte plus de 60 millions de publications taguées “selfies” et plus de 170 millions avec le tag “me”. Selon une étude parallèle menée par Ipsos, parmi les 14-18 ans, neuf adolescents sur dix utilisent leur smartphone en guise de boîtier photographique, d'où une pratique exponentielle du selfie (62 %). Existe-t-il une typologie ? Parmi la quantité impressionnante de photos prises, plusieurs catégories de selfies se dégagent.
« Les jeunes lisent toujours, mais pas des livres » Si les pratiques culturelles des jeunes ont changé, ceux-ci n'ont pour autant pas arrêté de se cultiver. C'est ce qu'explique Sylvie Octobre, chargée de recherche au ministère de la culture, dans son livre Deux pouces et des neurones, qui paraît mercredi 24 septembre. Dans un entretien avec Campus, l'auteure décrypte, sans parti pris, les usages des 15-29 ans en matière culturelle, très différents de ceux de leurs parents au même âge. Les jeunes lisent moins de livres et, surtout, lisent moins pour le plaisir. La lecture n'est plus considérée comme la porte d'accès privilégiée au savoir et n'est plus synonyme de plaisir. Ce désamour pour les livres vient, à mon avis, du glissement de notre société de ce qu'on appelait les humanités vers le technico-commercial. Le numérique aussi a changé notre façon de lire : les séquences de lecture des jeunes sont plus courtes, souvent liées à leurs échanges écrits sur Internet, et donc sont très liées à la sociabilité. Le Monde S'abonner Le Monde Jeux
Pourquoi les enfants jouent aux jeux vidéo ? Les jeux vidéo sont devenus des objets et des pratiques quotidiennes chez la plupart des enfants. Mais qu’est ce qui les poussent à consacrer autant de temps à jouer ? Quels sont les motivations à jouer aux jeux vidéo ? Une étude de Cheryl K. Olson permet de répondre à ces questions. L’auteure a utilisé un sondage (N=1254) auprès d’enfants de 9 à 13 ans et a mis en perspective les résultats avec d’autres études. Les motivations à jouer aux jeux vidéo sont 1. sociales; 2. émotionnelles et 3.intellectuelles et expressives. 1. Le jeu vidéo est d’abord une occasion de se lier avec des inconnus, de prolonger ou d’approfondir des liens existants. L’attrait de la compétition est également une motivation importante. Le jeu vidéo nécessite une série d’apprentissages plus ou moins complexe. Se faire des amis est une autre motivation des jeunes joueurs. Enfin, la dernière motivation sociale à jouer aux jeux vidéo est le leadership. 2. 3. Le jeu vidéo est un espace d’expertise et de maitrise.
Cyberharcèlement : les dangers des réseaux sociaux expliqués aux parents d'ados - France 3 Normandie On les appelle la "génération girafe", le mammifère qui dort le moins et surveille le plus son environnement... comme les ados d'aujourd'hui, scotchés à leur portable. Une conférence, à Grand Quevilly, a permis d'expliquer aux parents les risques des réseaux sociaux et du cyberharcèlement. Les adolescents d'aujourd'hui, la "génération girafe", restent vissés à leur portable en attente d'un message, d'un commentaire, d'un like. Or, ces réseaux sociaux peuvent aussi servir à humilier quelqu'un, l'insulter, le déstabiliser ... on appelle ça du cyberharcèlement. Il concernerait 15 à 25 % des jeunes connectés. La commune de Grand Quevilly, près de Rouen organisait ce mardi 5 février une conférence sur le sujet, une cinquantaine de personnes l'ont suivie, parmi elles, beaucoup de parents et quelques adolescents. Mes enfants, en classe de 3ème et 6ème, sont très concernés par les réseaux sociaux, je voulais leur montrer les dérives possible, ils ne se rendent pas forcément compte. Waouh !
Dans la tête des ados numérisés Martine, maman de Léonard, 16 ans, n'en revient pas: «il est censé faire ses devoirs, s'installe devant l'ordinateur et j'entends sa messagerie SMS vibrer toutes les deux minutes. Puis je m'approche de l'écran et vois dans la colonne de droite ses amis Facebook qui chattent avec lui... Comment parvient-il à se concentrer sur ses révisions d'histoire?» Son étonnement est partagé par une majorité de parents qui observent, incrédules, les agissements numériques de leurs rejetons: purs produits de la génération Internet ceux-ci sont en effet experts dans l'art digital de jongler instantanément entre différents plans: virtuel-réel, ici-ailleurs, moi-les autres... et surtout différentes connexions: portable, écran, MP3... Quels changements tangibles de leur vie psychique via cette «greffe» permanente de médias peut-on déjà observer? Pour le reste, «ils maîtrisent», comme le répètent Léonard et ses copains à leurs parents. Modification du lien social » Adolescents, modes d'emploi
Jeux dangereux: pourquoi certains ados défient la mort Il ne faut jamais sous-estimer la capacité des adolescents à se mettre en danger. Attendre le métro sur les rails, boire jusqu'à plus soif du gel désinfectant, bloquer sa respiration jusqu'à l'évanouissement, se prendre en photo au bord du vide... Leurs "prouesses" font froid dans le dos. La nouvelle tendance? Dans la veine du "jeu du train" ou de "l'autoroute", des adolescents américains se filment en train d'attendre l'arrivée du métro sur les rails. "Ces jeux s'appuient sur le concept déjà ancien du 'T'es pas cap' et s'inscrivent dans une conduite de 'virilisation'", analyse le Dr Grégory Michel, professeur de psychopathologie et de psychologie clinique à l'Université Victor Segalen de Bordeaux 2. Qui sont les adeptes de ces jeux dangereux? Cette démarche, incompréhensible aux yeux des adultes, serait le fruit de l'influence d'un groupe. Le Pr Grégory Michel est directeur du laboratoire "Psychologie, Santé et Qualité de vie" à l'université Bordeaux 2. Pas de volonté de mourir
Loisirs et pratiques culturelles des jeunes Certains travaillent ou cherchent un emploi, d’autres étudient. Mais pour la plupart, la jeunesse reste et restera le temps des sorties, des soirées, du cinéma aux boites de nuit en passant par les clubs de sport. Les moins de 30 ans ont des pratiques culturelles et de loisirs plus intenses que le reste de la population. Les loisirs des jeunes paraissent assez homogènes : le cinéma et le sport sont leurs activités préférées. 80 % sont allés au cinéma au moins une fois dans l’année en 2006, contre 51 % de l’ensemble de la population. Logiquement, la jeunesse est aussi l’âge de la nouveauté. Contrairement à une idée reçue, les jeunes adultes ne passent pas une grande partie de leur temps devant la télévision, en tous cas moins que leurs aînés. Une partie de ces loisirs concerne l’ensemble des jeunes sans que le sexe ou l’origine sociale ait une grande influence. S’inscrire à un club d’équitation ou s’offrir un mois de congé au bord de la mer n’est pas donné à tous les jeunes.
92% des étudiants préfèrent lire sur un support papier plutôt que sur tablette L’enquête d’une linguiste américaine révèle que les étudiants préfèrent toujours le support papier pour leur lecture aux livres numériques, tablettes et téléphones portables. Le papier n’est pas mort - du moins, pas encore! C’est ce que révèle une enquête menée par Naomi Baron, une professeur de linguistique à l’université américaine de Washington, et repérée par NBCnews. Malgré les avantages que présente la lecture sur écrans - moins chère, plus pratique, et même plus écologique - elle n’a pas encore supplanté les bons vieux livres papier dans le cœur des étudiants. C’est également le cas lorsqu’il s’agit des manuels scolaires: en 2013, une étude américaine avait révélé que la génération Y, malgré les idées reçues, préférait étudier sur papier. «Il y a vraiment une composante physique, tactile, à la lecture» «Il y a vraiment une composante physique, tactile, cinétique, à la lecture», explique Naomi Baron dans une interview au magazine américain New Republic.