
Enjeux environnementaux et économiques du dessalement de l’eau Le dessalement de l’eau de mer est parfois présenté comme la solution miracle aux problèmes de rareté de l’eau potable. Outre le fait qu’elle demeure financièrement inaccessible aux pays pauvres (en revenus ou en pétrole), ces technologies demeurent de grosses consommatrices d’énergie et la question de leur impact environnemental est loin d’être résolue. Trop souvent, la mise en place d’installations de dessalement est un moyen de contourner des problèmes criants de gâchis ou de mauvaise gouvernance de l’eau et d’esquiver les réformes nécessaires. Aujourd’hui, les ressources en eau oscillent entre les extrêmes. Le dessalement de l’eau est souvent conçu comme la solution magique de ces problèmes – sauf bien entendu pour les pays sans accès à la mer (Mali, Niger). Les techniques de dessalement Historiquement, le dessalement a fait son apparition dans cette région lorsqu’en 1869, une unité de distillation de l’eau a été construite à Aden pour approvisionner la marine britannique. Notes M.L.
Le dessalement est-il une solution d'avenir ? « Si nous réglons tous les problèmes du Proche-Orient mais pas celui du partage de l’eau, notre région explosera. La paix ne sera pas possible. » Yitzahak Rabin, Prix Nobel de la Paix en 1994, cinquième Premier ministre d’Israël. Depuis l’indépendance d’Israël en 1948, le pays doit faire face à de nombreuses tensions. Israël et ses voisins arabes s’affrontent, et cherchent en vain un consensus sur le partage des eaux du Jourdain. Ainsi, élaborent-ils une vingtaine de plans d’aménagement souvent incohérents et déséquilibrés. Ces tensions entre les différents riverains datent déjà des années 1920. En 1955, les positions et aménagements unilatéraux des riverains du bassin du Jourdain, conduisent à l’élaboration du Plan Johnston, rejeté immédiatement par les commissions économiques, ne voulant pas reconnaître l’Etat d’Israël. Là est donc l’enjeu réel : bien au-delà de la question du partage des terres et des eaux, les Etats arabes ne reconnaissent pas Israël. Like this: J'aime chargement…
Usine de dessalement Les usines de dessalement servent à produire de l’eau douce à partir d’eaux saumâtres ou salées. Leur nom est trompeur, car la plupart des techniques industrielles employées extrait plutôt l’eau douce que le sel. Il existe de nombreux systèmes de dessalement, mais les plus communs sont : l’osmose inverse, qui nécessite l’utilisation de membranes uniquement perméables à l’eau ; la distillation à multiples effets, qui était déjà utilisée par les marins grecs au IIIe siècle avant J.-C. (l'eau est chauffée, puis la vapeur est condensée) ; la compression de vapeur. Certaines installations font plusieurs hectares, tandis que d’autres tiennent dans une remorque. L'usine de dessalement de Nitzana, en Israël, exploite le procédé de l'osmose inverse. © Reli Jouan, Wikimedia Commons, cc by 3.0 Usine de dessalement - 1 Photo connexes
Points cles sur le dessalement d'eau de mer De nos jours, le dessalement* est devenu une solution tout à fait abordable pour faire face au manque d'eau douce en particulier dans les zones tropicales et offshore. Le cœur du procédé de dessalement est basé sur la technologie d'Osmose Inverse, mais isolé, il ne produit pas de l'eau potable saine et ne garanti pas un système efficace. Le prétraitement inclus toutes les étapes nécessaires en amont de l'osmoseur. Il est déterminant pour la durée de vie du système et pour minimiser les produits chimiques ainsi que le remplacement des membranes. Il a un impact direct sur la performance de l'osmoseur. Il y a autant de types de membrane que d'applications. Le procédé de dessalement peut également faire intervenir deux pass, selon la qualité d'eau produite prérequise, la salinité de l'eau brute et la température de celle-ci. Le dispositif de récupération d'énergie est le facteur clé qui détermine les couts électriques de l'installation. Le post-traitement et - Floculation/sédimentation
Eau potable : dessalement de eau de mer Les trois quarts de la surface de notre planète sont recouverts d’eau mais d’eau salée malheureusement. Il n’empêche, ces réservoirs inépuisables que sont les océans font rêve et s’il était possible de transformer cette eau salée en eau douce ? Cela résoudrait en effet toutes les difficultés de pénurie d’eau que connaissent beaucoup de pays, car nombre d’entre eux ont un accès aux océans, quand ils ne disposent pas d’un littoral maritime conséquent. L’inconvénient majeur de ces systèmes est qu’ils sont très coûteux. les quantités d’énergie nécessaires au chauffage ou à la compression de l’eau sont trop élevées, et les volumes d’eau produits trop faibles. Des évaporateurs dits "multiples effets" ont ainsi été développés qui visaient à limiter la dépense énergétique des systèmes précédents en utilisant la chaleur produite lors de la condensation de la vapeur d’eau pour évaporer l’eau de mer. Voir le n°377 de CNRS Info (sept. 1999) : Dessaler l'eau de mer sans saler la facture
dessalement et accès à l'eau potable Le dessalement de l’eau de mer est devenu un enjeu très important dans le développement de l’accès à l’eau car il représente une véritable opportunité de résolution de la crise de pénurie auquel nous devons nous préparer. Le monde actuel fait face à une crise de l’eau majeure que les experts attribuent au réchauffement climatique qui entraîne un accroissement des phénomênes climatiques extrèmes : sécheresses ou inondations,n à l’augmentation de la consommation d’eau du à la croissance démographique et à l’accroissement des usages. Le paradoxe est que certaines populations souffrent de pénuries d’eau alors que 71% de la surface du globe en est recouvert. Ce constat a incité divers spécialistes, chercheurs et acteurs du secteur de l’eau à développer différentes techniques de dessalement de l’eau de mer pour satisfaire la demande exponentielle du précieux liquide. Le phénomène d’osmose inverse est actuellement le plus utilisé puisqu’il représente à peu près 60% des installations.
Eaux usées, polluées impact sur faune Les mauvais branchements L'Orge se dégrade au fur et à mesure qu'elle traverse des zones urbanisées. Les dysfonctionnements des réseaux d'assainissement expliquent en partie cette situation. En raison d'une mauvaise séparation des eaux usées et des eaux pluviales, des eaux usées se retrouvent dans la rivière, alors qu'elles devraient être traitées en station d'épuration. Les mauvais branchements des particuliers aux réseau public séparatif constituent une source importante de pollution de l'Orge Enfin, certains dysfonctionnement du réseau provoquent une saturation des canalisations d'eaux usées par temps de pluie : des eaux parasites (eau de nappe) pénètrent dans les collecteurs fissurés, des eaux de pluie suite à de mauvais branchements aboutissent dans les réseaux d'eaux usées qui, non suffisamment dimensionnés pour transporter ces volumes d'eau supplémentaires, sont alors surchargés : les regards se soulèvent et les eaux sales débordent avant de rejoindre la rivière.
Eau potable : enjeux géopolitiques. Eau potable : maladies Les micro-organismes abondent dans les eaux souillées par les déjections animales et humaines, et leur transmission à l’homme se fait par simple ingestion d’eau infectée. Ils se propagent donc rapidement dans les pays qui ne disposent pas de bonnes conditions d’hygiène. Certaines bactéries, notamment le colibacille responsable des colibacilloses et le vibrion cholérique responsable du choléra, et certaines amibes, véritables parasites du corps humain, déclenchent de fortes diarrhées. Lorsqu’aucun soin n’est dispensé, ces pertes d’eau peuvent conduire à une déshydratation importante de l’organisme et entraîner la mort. La fièvre typhoïde est due elle aussi à une bactérie qui, outre des troubles digestifs, provoque une forte fièvre. L’Europe a beaucoup souffert par le passé d’épidémies dues à la mauvaise qualité de l’eau. Aujourd’hui, ces maladies hydriques sont à l’origine de la mortalité très élevée des populations des pays en voie de développement.