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Les secrets de la tour Saint-Jacques

Les secrets de la tour Saint-Jacques
Vous passez souvent devant, mais vous ne vous êtes jamais demandé ce que faisait là cette Tour Saint Jacques un peu perdue au milieu des boutiques de la rue de Rivoli ? Nous vous proposons de découvrir l’histoire et les secrets de cette belle curiosité bien connue des Parisiens. En fait, cette tour construite au 16ème siècle était le clocher d’une église détruite à la Révolution : Saint Jacques de la Boucherie. La légende raconte que la Tour Saint Jacques aurait été sauvée de la destruction lors de la Révolution car Blaise Pascal y aurait réalisé des expériences sur la pesanteur depuis le toit. Depuis 1965, elle est redevenue le point de départ de la route vers Saint Jacques de Compostelle pour de nombreux pèlerins. La ville de Paris qui en est propriétaire depuis 1836 a fait installer à son sommet à la fin du 19ème siècle une station météorologie toujours en fonction.

D’où vient le nom de bateaux Mouches ? C’est à l’occasion de l’exposition universelle de Paris en 1867 que les premiers bateaux-mouches firent leur entrée dans la capitale. À la suite d’un concours lancé par les organisateurs de l’exposition, le constructeur naval lyonnais Michel Félizat remporta le prix et achemina une trentaine d’exemplaires de ses bateaux construits dans ses ateliers implantés dans le quartier de la Mouche à Lyon (d’où leur nom). Après la guerre, le transport fluvial de voyageurs disparut rapidement au profit des transports terrestres et souterrains (Métro). C’est à ce moment-là que Jean Bruel acquit un des derniers bateaux de l’exposition universelle, afin de proposer des promenades touristiques sur la Seine. Il déposa la marque Bateaux Mouches en 1950. Afin de faire parler de sa nouvelle activité touristique sur la Seine, Jean Bruel inventa le personnage mythique de Jean-Sébastien Mouche, qu’il présenta comme le concepteur des Bateaux Mouches.

Un crocodile dans les égouts de Paris ! Les égoutiers de Paris sont plutôt habitués à croiser des rats dans les égouts de Paris. Mais en mars 1984, c’est une rencontre d’une toute autre nature que les pompiers de l’époque ont faite. Au niveau du Pont Neuf, c’est tout simplement un crocodile de près d’un mètre qui les attendait, tapi dans l’ombre. Et après avoir attrapé la bête, des spécialistes ont donné leur verdict, il s’agissait d’un crocodile du Nil. Personne ne sait comment il a atterri là-bas. Ce qui est sûr c’est qu’ Eleanore (c’est le nom donné au crocodile) ne se balade plus dans les égouts de Paris. Il est en effet à Vannes en Bretagne ou il coule des jours heureux du long de ses désormais 3 mètres de long. Si les égoutiers n’étaient pas tombés sur lui ce jour-là, peut être que le crocodile marauderait toujours aujourd’hui dans les égouts de Paris. Cette véritable histoire du crocodile des égouts de Paris fait d’ailleurs partie de l’une des légendes urbaines traitées dans la nouvelle attraction le Manoir de Paris.

La tour Jean Sans Peur porte mal son nom… Située sur la très animée rue Etienne Marcel, la tour Jean-sans-Peur est l’un des plus beau témoignage du Paris médiéval. On ne s’attend pas à trouver, caché au milieu d’ immeubles haussmanniens, un donjon médiéval dont l’architecture emprunte immédiatement à la Bourgogne. Construite au 15ème siècle (entre 1409 et 1411) à la demande de Jean de Bourgogne, cette tour de fortification avait pour première vocation de le protéger d’éventuelles représailles suite à l’assassinat de son cousin (accessoirement le frère du roi Charles VI) qu’il avait commandité. Jean de Bourgogne qui s’était lui-même surnommé Jean Sans Peur, n’était donc pas vraiment sans crainte. Son cousin supprimé et Charles VI devenu fou, Jean devint l’un des hommes les plus puissants du Royaume. Sa peur d’être tué était légitime puisqu’il finira assassiné en 1419 par des conseillers du dauphin (le futur Charles VII), lors d’une entrevue avec celui-ci !

Le barbier et du pâtissier sanguinaire de l'île de la Cité A la fin du 14ème siècle, les petits pâtés d’un maître pâtissier de l’Île de la Cité comptaient parmi les plus réputés de la capitale. Délicats et savoureux, ils avaient pourtant une recette très singulière ainsi qu’un petit parfum de crime. La légende dit q’en 1384 au coeur de l’Île de la Cité, un pâtissier et un barbier de la rue des Marmousets s’étaient associés pour un trafic aussi rentable que macabre. Leur funeste entente reposait sur une froide répartition des tâches. A charge pour le barbier d’égorger les proies, souvent de pauvres étudiants du chapitre de Notre Dame. Les deux compères furent démasqués en 1387 lorsque le chien de l’une des victimes alerta le voisinage et la maréchaussée par ses hurlements continus devant la boutique du pâtissier sanguinaire. Dans la cave des preuves accablantes furent découvertes dont le fameux billot servant à étriper les corps.

Histoire des maisons closes de Paris Les maisons closes ne datent pas d’hier puisque nous en retrouvons des traces datant de la Rome Antique. On appelait ces lieux étant des Lupanar à l’époque (les prostituées étant surnommées les louves…). A Paris, c’est sous le règne de Louix IX que la politique autour de la prostitution évolua. Un décret réglementa l’activité des filles publiques et les renvoya hors de l’enceinte de Philippe Auguste. Les dames de petite vertu s’installeront dans des baraques au bord de la Seine en dehors de la ville. On les appela à l’époque des bordiaux (dérivé des bords d’eau). Et c’est ainsi qu’est né le nom « bordel ». Tantôt tolérée ou réprimée, le Pouvoir se rend bien compte de la manne financière que représente les maisons closes de Paris. On parle d’ailleurs de Maisons « Closes » car il était interdit de voir ce qui s’y passait depuis l’extérieur (volets fermés, rideaux occultant). Au XXème siècle, les maisons closes de Paris ne connaissent plus les succès d’antan.

La plus petite maison de Paris En passant devant le 39 de la rue du Château d’Eau, un détail frappe les passants les plus observateurs : la taille de l’immeuble. Enfin… si l’on peut appeler cela un immeuble puisque ses dimensions en font la plus petite maison de Paris. Large d’un mètre 40, haute de 5 mètres et profonde de 3 mètres, elle dispose d’une minuscule échoppe au rez de chaussée et d’un premier étage qui ne communiquaient même pas lors de sa construction ! Ce premier étage est désormais accessible depuis un appartement de l’immeuble voisin, au 41 de la rue. A l’origine il y avait un passage entre les rues du Château d’Eau et du Faubourg Saint Martin. La chambre du haut aurait longtemps été occupée par un bébé dont le berceau prenait toute la pièce… Côté Pratique : La plus petite maison de Paris 39 rue du Château d’Eau, 75010 Métro Château d’Eau

Une guillotine à Paris Rue de la Croix Faubin dans le 11ème, au niveau du passage piéton, 5 dalles encore visibles sont les rares vestiges d’une guillotine à Paris. Elle était placée devant l’ancienne prison de la Grande Roquette détruite à la fin du 19ème siècle. Les exécutions avaient lieu tard dans la nuit, face à la prison, et devant à chaque fois une foule de spectateurs. Ces dalles permettaient tout simplement de caler la guillotine pour assurer son bon fonctionnement, la stabilité assurant une glisse parfaite de la lame jusqu’à la nuque du condamné. Rappelons qu’au 19ème siècle, l’échafaud est supprimé et les guillotines sont installées à même le sol. Une trace vraiment insolite de la présence d’une guillotine à Paris, que l’on vous conseille d’aller voir car c’est un magnifique témoignage de l’Histoire de Paris. La dernière exécution en France à la guillotine n’a pas eu lieu à Paris, mais à Marseille en 1977 à la prison des Baumettes.

Les monuments disparus de Paris En complément de notre article sur les endroits disparus de Paris, nous souhaitons vous parler d’autres monuments de la capitale détruits. Des milliers de parisiens frôlent chaque jour ces fantômes qui ont fait la renommée d’un Paris plus ou moins ancien. 1. Le Gaumont Palace: le plus grand cinéma d’Europe En 1910, un hippodrome de l’Exposition Universelle de 1900 Place de Clichy fut racheté et transformé en cinéma par Léon Gaumont. Ses 6 000 places en ont fait le plus grand cinéma d’Europe. Crédit Photo: Verdeau.com 2. 3. 4.

La dernière prison de Paris Paris a connu de nombreuses prisons pendant son histoire, sans compter des maisons de santé transformées en petit centre pénitentiaire. Parmi les plus connues, nous pouvons citer la Bastille, la Conciergerie, la prison du Temple (Louis XVI y a été emprisonné), la Petite et la Grande Roquette (devant laquelle était installée la guillotine à Paris dont des traces sont toujours visibles). Au fil des siècles, presque toutes les prisons de Paris furent démolies ou fermées dans la ville intramuros. Il ne reste aujourd’hui qu’une seule prison à Paris toujours en activité : la prison de la Santé. En vous baladant vers le boulevard Arago et la rue de la Santé dans le 14ème arrondissement (à 10 minutes à pied de la place Denfert Rochereau), vous vous retrouverez nez à nez face à ce bâtiment des plus imposants. Et le plus étonnant, c’est que ce n’est pas un décor mais que plus de 1800 détenus y sont actuellement incarcérés. Un seul bloc (sur 4 au total) est encore occupé par des détenus.

Hauteur tour Eiffel Voici les statistiques affolantes de notre chère tour Eiffel ! de quoi avoir le vertige ! Hauteur de la tour Eiffel : 324 mètres avec l’antenneDate d’inauguration de la tour Eiffel : 31 mars 1889 (durant l’expo universelle)Poids de la tour Eiffel : 10 100 tonnes (dont 7 000 de fer puddlé)Date de démarrage des travaux : janvier 1887Durée de la construction : 5 mois pour les fondations + 21 mois pour la structure = 26 mois !Nombre d’ampoules pour son scintillement : 20 000 ampoulesPortée des faisceaux lumineux : 80 kilomètresNombre de marche : 1 665 marchesSurface à peindre : 250 000 m² = 60 tonnes de peintureNombre de visiteurs par an : environ 7 millionsProduit d’exploitation : 65,7 M€Résultat d’exploitation : 3,3 M€Durée de vie pour laquelle elle était prévue : 20 ans Pour tout savoir sur la visite de la tour Eiffel c’est ici !

L'histoire des Arènes de Lutèce Connaissez-vous l’histoire des vestiges les plus anciens de Paris ? En effet, si l’on ne compte pas l’obélisque de la Concorde importée d’Egypte, les Arènes de Lutèce est le plus vieux monument de la capitale. Elles datent du 1er siècle, à l’époque de la domination de l’Empire Romain. Pour respecter la fameuse expression romaine du « pain et des jeux », des théâtres et des arènes étaient construits dans toutes les villes gallo-romaines. Les arènes de Lutèce avaient cette spécificité d’occuper cette double fonction : celle de théâtre et d’arène. Pour être entendus de tous ces nombreux spectateurs, une autre astuce était utilisée: les acteurs récitaient leurs répliques dans des niches surélevées qui permettaient de projeter le son vers l’ensemble des spectateurs. On peut retrouver ce type de mécanisme ailleurs à Paris, à l’hôtel de Sully (dans le Marais) où l’on retrouve des niches dans la 2eme cour (côté jardin). Au 19ème siècle, le site a bien failli disparaitre.

L'accident de la gare de l'Ouest Le 22 octobre 1895, le chemin de fer français a connu l’un de ses plus spectaculaires accidents. Parti de Granville à destination de la Gare Montparnasse de Paris (appelée à l’époque gare de l’Ouest) avec une dizaine de minutes de retard, le conducteur, pourtant très expérimenté, a tout fait pour arriver malgré tout à l’heure. Arrivant à trop grande vitesse dans la gare (entre 40 et 60 kilomètres à l’heure), le train n’a pas pu être stoppé à temps notamment en raison du dysfonctionnement du frein d’urgence. Le train, transportant tout de même 131 passagers, a alors fracassé les heurtoirs, traversé la gare et sa terrasse pour finir par exploser la façade, la locomotive s’écrasant en contrebas, place de Rennes. L’ensemble des wagons comportant les passagers sont restés au niveau de la gare, expliquant le bilan miraculeusement limité. La locomotive échouée dans la rue est restée ainsi plusieurs jours permettant à des centaines de curieux d’admirer cet insolite spectacle.

Visite de la maison d’éducation de la légion d’honneur … A l’ombre des jeunes filles en fleurs … tel pourrait être le nom de cette visite au sein de la maison d’éducation de la légion d’honneur. Nichée sous le flanc droit de la Basilique Saint-Denis, l’actuelle maison de la légion d’honneur (un lycée de jeunes filles) est une invitation à voyager dans le temps. Pleine de charme, cette sortie est aussi peu connue des parisiens qui lui préfèrent généralement la Basilique Saint-Denis. Nous vous recommandons, expressément, cette escapade que vous pourrez terminer par un café sur l’agréable place de la Basilique ou pour les plus téméraires aux puces Saint Ouen. Si l’on revient rapidement en arrière, sachez qu’à l’origine, il s’agissait d’une ancienne abbaye royale, fondée au 7ème siècle qui fut successivement reconstruite par différents architectes. Côté pratique : Maison de la Légion d’honneur 5 rue de la Légion-d’ Honneur 93200 Saint-Denis / Métro : Basilique de Saint-Denis Tel: 01 48 13 13 Tarif plein : 9 euros Tarif réduit : 7 euros

Adresses mythiques du Paris littéraire Finalement les plus grands peintres, poètes, penseurs, écrivains de ces derniers siècles étaient comme tout le monde ou presque. Ils se retrouvaient dans des bars ou cafés et y refaisaient le monde des heures durant. Entre nuages de fumée et vapeurs d’alcool, ils échangeaient, débattaient, s’amusaient ou s’affrontaient dans des adresses parisiennes transformées en quartier général. Quelle que soit l’époque, des Rousseau, Verlaine, Sartre, Cocteau, Picasso ou autre Hemingway squattaient jusque tard dans la nuit certains comptoirs ou terrasses de bistrots parisiens faisant rentrer ces adresses dans la légende. Petit tour d’horizon de quelques adresses mythiques du Paris Littéraire et artistique. Hemingway et ses amis dans un café parisien Sartre et Simone de Beauvoir au Café de Flore Sartre, Vian et Beauvoir refont le monde Paul Verlaine au Procope Modigliani, Picasso et Salmon immortalisés par Jean Cocteau sortant de la rotonde en 1916 171 Boulevard du Montparnasse Métro Raspail ou Vavin

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