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Vie de thésarde

Vie de thésarde

10 reasons Ph.D. students fail Focus on grades or coursework No one cares about grades in grad school. There's a simple formula for the optimal GPA in grad school: Optimal GPA = Minimum Required GPA + ε Anything higher implies time that could have been spent on research was wasted on classes. During the first two years, students need to find an advisor, pick a research area, read a lot of papers and try small, exploratory research projects. Learn too much Some students go to Ph.D. school because they want to learn. Let there be no mistake: Ph.D. school involves a lot of learning. But, it requires focused learning directed toward an eventual thesis. Taking (or sitting in on) non-required classes outside one's focus is almost always a waste of time, and it's always unnecessary. By the end of the third year, a typical Ph.D. student needs to have read about 50 to 150 papers to defend the novelty of a proposed thesis. The price of all this "enlightenment" was an extra year on my Ph.D. Expect perfection Procrastinate Aim too low It is.

L'univers universitaire Aujourd'hui, demain et vendredi, je suis une formation sur la rédaction de thèse. Je m'y suis inscrite évidemment parce que c'est le moment et c'est aussi l'argument que j'ai mis en avant lorsqu'on m'a mise sur liste d'attente : c'est maintenant ou jamais ; plus tard, ça me sera à peu près aussi utile que de me mettre au kung-fu. La première journée m'a donné l'idée de faire une petite "typologie" des personnes qui assistent à ces formations, parce c'est franchement assez sciant. Tous les croisements sont possibles et la liste n'est pas exhaustive, bien sûr. Type 1 : les insupportables fantômes (dits aussi "les gros bâââââââtaaaaards"). Selon les formations, ça va de la moitié aux deux tiers des inscrits. ("Salut ! Type 2 : l'analphabète. Pris d'un réflexe compulsif (qui explique aussi peut-être l'absence des fantômes), il s'est inscrit sans même lire le descriptif de la formation. « Ah, il fallait amener son ordinateur ? Type 3 : le génie. Ça se passe de commentaire. « Alors !

L'immense gâchis des doctorats On m'excusera de ne pas citer les circonstances qui m'ont amené à connaître des doctorants dans la quête d'un emploi dans le secteur privé. Il s'agit de déontologie. L'article du 6/8 sur ce thème reste trop partiel et teinté d'optimiste volontariste. Le diplôme en situation de pénurie d'emploi Le diplôme est de peu de valeur dans le secteur privé avant l'embauche et sa reconnaissance dans les conventions collectives n'apportera rien en matière de recrutement (au contraire parfois, hélas, c'est un mythe cher aux travailleurs sociaux). Il sert à faire un premier tri des candidatures trop abondantes, car il indique un domaine de compétence et un niveau de capacité intellectuelle. Je ne vois pas de solution à ce premier barrage à court et moyen terme. En l'admettant passé, restent d'autres critères de sélection rangés classiquement en trois groupes chez les spécialistes des ressources humaines. Les trois groupes classiques de critères de sélection

PRAG à l’Université « Je suis enseignant (PRAG) et chercheur (docteur, “membre” d’un Labo UMR) mais en aucun cas considéré comme un enseignant-chercheur. 21 ans de carrière, professeur en CPGE, ENS prépa-Agreg, plus de 20 publications (bien plus que bon nombre de MCF de mon Labo !), chapitres de livres, brevets, conférences invité, projets de Recherche-Coopération étrangère proposés clefs en main à des PU si peu reconnaissants, même pour les voyages qu’ils ne manquent jamais de “consommer”, …. Tout cela pendant le WE, les vacances, à mes frais, au détriment de ma vie familiale, … mais rien que pour le plaisir ! Même pas la peine de demander un petit allègement de service pour terminer ses travaux en vue de préparer une HDR, systématiquement refusé : 6 PRAG candidats dans mon Université dont 5 doctorants et un docteur (moi), allègement de service accordé l’an passé aux 5 doctorants, refusé pour le prag-docteur car administrativement “ça n’est pas prévu pour un docteur mais seulement pour un doctorant”.

Le blog du magazine Docteurs&Co Enseignement Supérieur et Recherche en France Forum AquiDoc - Bordeaux - 10 juin 2010 - Sciences Po Bordeaux Universities are offering doctorates but few jobs - latimes.com As they walk in hooded robes to the strains of "Pomp and Circumstance," many students getting their doctorates this spring dream of heading to another university to begin their careers as tenure-track professors. But when Elena Stover finished her doctorate in September, she headed to the poker tables. Frustrated with the limited opportunities and grueling lifestyle of academia, Stover, 29, decided to eschew a career in cognitive neuroscience for one playing online poker. She got the idea from a UCLA career counselor, who was trying to help her find employment. "The job market is abysmal, especially within the academic system," said Stover, who spent six years getting her doctorate at UCLA. It has never been easy to find a tenure-track teaching job. "That's one of the weird things — after all this training, you should really have these career options, but in reality, it's really scarce," said Stover, who moved to Oakland, got a poker coach and says she's making enough to pay the bills.

La filière littéraire, un cursus à réinventer | slate Cette année, seuls 17% des candidats au bac sont des «littéraires». En 20 ans, la filière L a perdu 28% de ses effectifs, et les facs de sciences humaines 10% de leurs étudiants depuis 1999. Qui sont ces littéraires? Des jeunes qui n'ont pas trop les pieds sur terre, qui sont un peu coupés des réalités du monde? Caricature pas entièrement fausse: j'ai suivi cette voie il y a dix ans. publicité Dans une tour d'ivoire Ceux qui croient sauver la filière en répétant que les humanités ont une valeur en soi car elles permettent à chacun de développer son esprit critique, etc. ne font pas beaucoup avancer les choses. Ce qui est fascinant avec le modèle français, c'est que lorsqu'on donne des oeillères au littéraire, on le persuade aussi que cet isolement est bénéfique, que c'est une façon de lutter contre l'utilitarisme ambiant. Certes, c'est une chance de pouvoir étudier Proust plutôt que de faire des cours intensifs de comptabilité. Quelques initiatives Le monde du travail et du grand capital

La thèse, un « vrai » travail! Souvent, nous avons nous-mêmes du mal à considérer notre travail de thèse comme un « vrai » travail. Se considérer soi-même comme « chercheur(e) », en formation certes, mais chercheur(e) quand même, me semble cependant un pas important dans le processus d’insertion professionnelle. En effet, la thèse est une véritable expérience professionnelle qui demande des compétences nombreuses qui dépassent de loin la seule capacité de rédiger le document final. Sans ignorer la situation problématique dans laquelle se trouvent actuellement l’enseignement supérieur et la recherche en France, l’insertion professionnelle reste, en partie, une question d’estime de soi et d’état d’esprit. Donc : n’intériorisons pas l’infériorité supposée de notre statut en concevant la thèse comme du « non-travail » ou du « pas encore-travail »! Poser la question de l’insertion professionnelle en termes de « passage thèse-travail » (autrement dit : « Qu’est-ce que j’aimerais faire quand je serai grand ?

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