
Profession bibliothécaire Dans les mutations en cours, tant sociétales que technologiques, des enjeux majeurs apparaissent quant à l'accès à l'information et à la culture, à la numérisation de nos patrimoines, à leur préservation et à la perpétuation du développement du bien commun. Les bibliothécaires ont un rôle clé à jouer pour répondre à ces enjeux. Dans tous leurs gestes au quotidien, ils incarnent les valeurs universelles de la profession dont la plus importante est de garantir le droit fondamental à la liberté intellectuelle. Mais que fait le bibliothécaire? Quelle est sa raison d'être? Sa contribution à la société? «Un livre lumineux qui fait briller cette profession de l’ombre.» Bibliothécaire et spécialiste des sciences de l'information, Guylaine Beaudry est actuellement directrice de la Bibliothèque Webster de l'Université Concordia (Montréal).
Les bibliothèques ont-elles encore un avenir à l’ère numérique ? Le passage au numérique n’en finit pas de modifier nos habitudes vis-à-vis des produits culturels. Avec le déclin du CD, les services de prêts musicaux ont des difficultés à se renouveler. Vous avez surement connu les discobus de la Médiathèque. Ils ont sillonné nos villes et villages pendant des décennies. La prochaine étape, c’est le livre. Le Pew Research Center qui scrute les usages d’internet aux Etats-Unis vient de publier une étude intitulée : les bibliothèques à l’ère digitale . Cela veut dire qu’il y a une complémentarité entre l’imprimé et internet. Parmi les suggestions pour l’avenir qui sont approuvées par un nombre plus limité mais substantiel quand même, on trouve par exemple la possibilité de demander des conseils à des bibliothécaires via le web, la mise à la disposition d’informations plus complète sur les ouvrages par des applications pour mobiles et même un système de GPS pour localiser l’endroit où se trouvent les ouvrages à l’intérieur de ces institutions !
Le marché français du livre porté par le secteur jeunesse En attendant l'ouverture des portes, ce mercredi 28 novembre, du Salon du livre et de la presse pour la jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le groupe GFK a publié une étude sur le segment des publications pour enfants. Tandis que le marché du livre papier connaît actuellement une baisse des ventes globales, le secteur a quant à lui affiché cette année une progression de 2,5 % en valeur. Un excellent bilan pour les ouvrages dédiés aux plus jeunes, et qui mouche les autres branches de l'édition dont aucune n'a connu la croissance en 2012. Le secteur reste le troisième plus important de l'édition française, juste derrière la littérature générale et l'univers BD/Mangas. Ciblant les tout-petits et jusqu'aux adolescents, le livre jeunesse se distingue par sa richesse éditoriale. Le segment rassemble des romans, des ouvrages d'éveil ou de coloriage, sans oublier les documentaires, les livres CD et autres albums... Sources : Rtbf , ID Boox Pour approfondir
Un projet national "pour un accès de tous les jeunes à l'art et à la culture" La ministre de la Culture et de la Communication a formé ce matin même le comité chargé de la consultation de nombreux acteurs de la culture, qu'il s'agisse d'administrations, d'associations ou tout simplement d'artistes. Ces auditions s'étaleront jusqu'au début du mois de décembre, et devraient déboucher sur un projet national de l'éducation artistique et culturelle. Aurélie Filippetti, Marie Desplechin, présidente du comité Vaste projet que lance le ministère de la Culture et de la Communication avec celui de l'Education nationale, pour permettre à « tous les jeunes, sur tous les territoires [...], de la petite enfance à l'université » d'accèder à l'art et à la culture. Un vaste programme pour lequels les ministères de la jeunesse, de l'enseignement supérieur, et de l'agriculture ne seront pas de trop, sans oublier les collectivités territoriales. Avec 5 thématiques retenues, qui occuperont le comité de pilotage : Les auditions se répartiront entre le 21 novembre et le 7 décembre.
Une médiathèque : des dispositifs de médiation dans un écosystème territorial Précieuse infographie déjà très populaire sur Facebook et que je republie ici parce qu’elle me semble importante (et que tout le monde n’est pas sur Facebook). C’est assez rare de voir en une image la variété des usages et des services que peut proposer une médiathèque. Voilà qui confirme que la fonction des bibliothèques n’est plus seulement, loin s’en faut, de prêter des livres ou de constituer des collections, mais bien de déployer des dispositifs de médiation à partir d’un territoire. Il s’agit ici d’une préfiguration du plan d’usage de la future médiathèque de Lezoux en Auvergne. On peut mettre en rapport cette image avec celle publiée par Loïc Hay présentant la médiation numérique comme un « continuum spatio-temporel ». Une médiathèque : des dispositifs de médiation dans un écosystème territorial by Silvae is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International License.
« Démontrer l’impact des bibliothèques » « Démontrer l’impact des bibliothèques » Voilà un énoncé que j’ai entendu à quelques reprises au Congrès des milieux documentaires 2012. Expression formulée comme un entendement, les communicateurs mentionnent LibQual[1] ou la reconnaissance de la contribution du bibliothécaire dans la production scientifique[2] comme moyens. Nous sommes d’accord. Pourtant, nous n’avons pas l’impression qu’il s’agit d’un dossier réglé, au contraire. Pour éviter que cette idée demeure creuse et méconnue, je vous rappelle brièvement ici quelques outils à notre disposition pour démontrer l’impact de nos activités, la formation documentaire en particulier. Voici tout simplement certains dispositifs pour démontrer l’impact de la formation documentaire: Que nous disent les statistiques? En BU, nous transmettons religieusement nos statistiques de formation à la CRÉPUQ : nombre d’étudiants formés, nombre de séances de formation et pour quelle somme d’heures de formation. Des données pour démontrer à qui?
Qu'Amazon, Google et Starbucks payent pour sauver les bibliothèques Elle aurait pu être ministre de la Culture, avec sa proposition, mais rien n'est encore perdu. La romancière Jeanette Winterson vient d'appeler les autorités de son pays, le Royaume-Uni, à faire un effort pour sauver les bibliothèques menacées. Dans un discours passionné, prononcé à la British Library, elle a même proposé ses solutions. Radicales, certes, mais intéressantes. Jeannette Winterson Chris Boland (CC BY-NC-ND 2.0) « Les bibliothèques coûtent environ un milliard par an, à compter de maintenant. Rien à redire, pas un mot qui ne soit pesé : aujourd'hui, les grandes firmes américaines viennent profiter des conditions diverses proposées en Europen - optimisation fiscale via le Luxembourg, avantages en masse salariale en Irlande, et ainsi de suite. Ce discours inaugural, prononcé à l'occasion du 10e anniversaire de l'organisation Reading Agency Lecture, a marqué les esprits. Un appel à suivre... Sources : Guardian , The Bookseller , BBC Pour approfondir
Made in ma bibliothèque Le rôle des bibliothèques ne cesse d'évoluer : après nous avoir facilité l'utilisation des médias et d'Internet, voilà qu'elles se mettent à nous accompagner dans nos envies de création en abritant aussi des makerspaces, ces lieux dédiés à la fabrication d'objets. Deux établissements américains viennent de se lancer dans l'aventure. Entrailles de MakerBot par Bre Pettis -cc- Début juillet, la bibliothèque de la petite ville de Westport aux États-Unis a inauguré un nouvel espace. De nouveaux fauteuils plus confortables ? Non, un makerspace, ces lieux où les gens fabriquent des objets. Ces deux initiatives augurent d’une évolution du rôle des bibliothèques. J’ai d’abord appris sur l’impression 3D dans un cours intitulé “innovation dans les bibliothèques publiques” à l’université de Syracuse, où je travaillais mon master en sciences de l’information et des bibliothèques. Aider les usagers à créer Le lieu du fablab de Fayetteville encore en travaux en janvier 2012 -cc-Theron Trowbridge
Les Fab labs en bibliothèque : nouveaux tiers lieux de création Depuis leur origine, les bibliothèques se sont assez patiemment adaptées aux vagues des nouveaux médias se succédant afin de partager l’information dont les usagers avaient besoin. Notamment pour cette raison : des citoyens informés sont les piliers de la démocratie. Les bibliothèques ont évolué à travers l’âge de l’accès (et ce n’est pas terminé), l’âge de la formation et, maintenant, voici que survient l’âge de la participation. Dans ce contexte, les bibliothèques se redéfinissent en tant que projet de curation et de création. L’âge de la participation correspond aussi au moment où l’accès aux ressources numériques tend à faire décroître les superficies nécessaires pour le stockage des collections. À ce rythme, aura-t-on encore longtemps l’opportunité d’être un vecteur de participation si les environnements physiques disparaissent ? Petit rappel d’un longue histoire : L’âge de l’accès et de la formation Internet n’est qu’un des derniers nés de la sélection culturelle des médias. 1. 2.
Le métier de bibliothécaire Vingt-sept auteurs, près de 600 pages, 12e édition… Vertige chiffré de la gageure ! Comment en effet renouveler, sans décevoir, la « Bible » de toute une profession ? C’est à ce défi qu’Yves Alix et son équipe se sont attelés avec courage pour une nouvelle édition du Métier de bibliothécaire, ouvrage traditionnellement patronné par l’ABF (Association des bibliothécaires de France). Un essentiel de la culture commune des bibliothécaires Ce livre constitue un vade-mecum non seulement pour les bibliothécaires, mais aussi pour tous les professionnels de la documentation. Un discours recentré sur les publics L’objectif de cette 12e édition est de recentrer la réflexion sur les publics et sur les fonctions exercées par les bibliothécaires, la précédente ayant privilégié la lecture publique et le patrimoine 3. Un objet transitionnel
La RFID dans les bibliothèques : Une technologie qui pose des questions d'ordre sanitaire, éthique et écologique. Après Paris, un bibliothécaire de Bretagne critique à son tour l’usage de la RFID ! En 2008, un système qui utilise des puces émettant des radiofréquences, la RFID, était installé dans trois bibliothèques parisiennes. Un article : « La RFID, une mauvaise idée pour Paris » avait alors mis en garde contre l’installation aveugle de cette technologie, aussi bien en terme de fonctionnalités, d’efficacité budgétaire, des éventuels effets sur la santé ou de son impact en matière d’environnement. Trois ans après, un retour d'expérience à la médiathèque Marguerite Yourcenar (XVé) avait aboutit au texte La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ? Un texte assez critique sur l'usage de la RFID. Aujourd’hui nous publions l’article d’un bibliothécaire d’une commune bretonne de dix mille habitants qui expérimente la technologie RFID depuis quatre ans. RFID & Médiathèque : Bilan à l'usage des élus et des professionnels du livre 1 - Qu'est-ce que la radio-identification ?
Bornes automatiques, puces RFID, livres numériques … Bienvenue dans la bibliothèque du XXIème siècle ! Mardi 15 janvier 2013 2 15 /01 /Jan /2013 08:46 La RFID dans les bibliothèques : Une technologie plus rapide, plus pratique mais pas moins contraignante. Par le colectif "Livre de papier" Après l’installation de la RFID et des bornes de prêt automatique dans les bibliothèques parisiennes, un argumentaire critique contre cette technologie a été diffusé à l’initiative du collectif “Livre de papier”, composé de lecteurs, bibliothécaires, libraires, traducteurs ou éditeurs. "L’automatisation du prêt franchit une nouvelle étape avec l’instauration de bornes de prêt automatique, dans les bibliothèques parisiennes. Le monde qu’on ne cesse de vouloir nous vendre, censé être plus pratique et plus rapide, obéit en réalité à une double volonté : créer de nouveaux marchés (comme lorsqu’une entreprise privée est payée par les pouvoirs publics pour installer du matériel électronique) et réduire la masse salariale (un vigile prendra la place de dix bibliothécaires avec des bornes de prêt efficaces).