
François Muller: Pédagogies de l'autonomie (de l'élève) Empowerment Au plan individuel, Eisen (1994) définit l'empowerment comme la façon par laquelle l'individu accroît ses habiletés favorisant l'estime de soi, la confiance en soi, l'initiative et le contrôle. Certains parlent de processus social de reconnaissance, de promotion et d'habilitation des personnes dans leur capacité à satisfaire leurs besoins, à régler leurs problèmes et à mobiliser les ressources nécessaires de façon à se sentir en contrôle de leur propre vie (Gibson, 1991 p. 359). Les notions de sentiment de compétence personnelle (Zimmerman, 1990), de prise de conscience (Kieffer, 1984) et de motivation à l'action sociale (Rappoport, 1987, Anderson, 1991) y sont de plus associées ACP (approche centrée sur la Personne) quelques principes de fonctionnement d’une approche centrée sur la Personne, ainsi qu’a pu la développer Carl Rogers, relayée en France par André de Peretti : · Les émotions sont constitutives de la Personne · La motivation est conçue comme autonome. Trois facteurs:
« L’Autonomie numérique de l’usager : de quoi parle-t-on ? par Lionel Maurel (Atelier 9) | «Le Congrès de l'ABF 2012 Voici le texte intégral de l’intervention de Lionel Maurel, samedi 13 juin, lors de l’atelier : "L’autonomie numérique de l’usager versus la responsabilité du bibliothécaire" modéré par Dominique Lahary. Lionel Maurel est Conservateur à la Bibliothèque nationale de France et Membre de la Commission Droit de l’Information de l’ADBS. L’Autonomie numérique de l’usager : de quoi parle-t-on ? Paul Lafargue nous met en garde : « Il y a autant de conceptions de l’autonomie que de sortes d’omelettes » ! La définition du Petit Robert renvoie à la notion de règle, de norme : Autonomie, Autonome, du grec auto et nomos (règle) : Droit pour l’individu de déterminer librement les règles auxquelles il se soumet, Qui est indépendant des autres éléments d’un système. Cette acception philosophique du terme est trop radicale et absolue pour être applicable en bibliothèque, mais elle a le mérite de montrer que l’idée de règle, de droit, de loi est au centre de la notion d’autonomie. Lionel Maurel Like this:
Cahiers pédagogiques : L’éducation à l’autonomie Les trois dispositifs impulsés par l’institution au détour de l’an 2000 (TPE en lycée général, PPCP en lycée professionnel et IDD en collège) font d’une certaine autonomie accordée aux élèves un levier pour (re) donner du sens aux activités scolaires et (re) mobiliser les élèves sur les apprentissages. A la marge du système scolaire, le pouvoir politique impose la généralisation et l’encadrement de pratiques pédagogiques qui ne sont pas nouvelles et qui sont caractérisées par la démarche de projet, une approche inter/pluri/transdisciplinaire et le travail en équipe des enseignants. Notre Groupe de Recherche-Formation a voulu aller voir de plus près ce que ces dispositifs qualifiés de "novateurs" produisent en terme d’éducation à l’autonomie des élèves. De quelle autonomie parlons-nous ? Bien souvent invoquée pour définir les finalités de l’enseignement, l’autonomie devient très vite mystérieuse dès qu’il s’agit de se poser la question des moyens mis au service de cette finalité.
Google et la bibliothèque : quelle autonomie pour l'usager ? Dans les années 70, un des mots d’ordre des professionnels des bibliothèques était de promouvoir « l’autonomie du lecteur ». Beaucoup d’efforts ont été déployés pour favoriser cette autonomie : libre accès intégral aux collections, amélioration de la signalétique, et mise à disposition de catalogues informatisés plus conviviaux que les vieux catalogues sur fiches. Et puis sont arrivés l’Internet, le web, les moteurs de recherche. Et voilà les bibliothécaires perplexes, face à ces nouveaux outils qui, eux aussi, parient sur l’autonomie de l’usager... S’il y a bien au départ, dans les deux cas, une même volonté d’autonomiser l’usager, cette volonté se traduit sous des formes différentes, parce qu’elle s’appuie sur des logiques dissemblables. Dans les deux cas, il y a donc une prise en main de l’usager, plus ou moins explicite, plus ou moins assumée par l’utilisateur final. Au départ, les deux outils travaillent sur des contenus différents. Victoire du populisme ou de la démocratie ?
Cahiers pédagogiques: Autonomie et auto-évaluation À l’heure où le discours portant sur les théories de l’apprentissage constitue le leitmotiv de nombreuses réformes scolaires, il s’avère nécessaire de s’arrêter quelque peu sur la philosophie sous-jacente à un changement clé désiré : à savoir la révolution pragmatique que constituent l’émergence de l’autonomie du sujet dans la construction des apprentissages et l’appropriation des connaissances. Or, l’essor de l’autonomie de l’apprenant est indissociablement lié à l’auto-évaluation. Le propos développé dans cet article tente donc, au travers d’un essai de conjonction des termes auto-évaluation et autonomie, d’identifier le défi majeur que constitue l’atteinte de la visée d’autonomie authentique, au sens étymologique voire épistémologique du concept, et ainsi d’éviter sa réduction à une simple ambition discursive caractérisée par de généreuses intentions non factuelles." Activité de l’apprenant : de l’ordre du discours... Notion d’autonomie pédagogique : là où la réflexion s’arrête !
Les nouveaux usages des générations internet : Au cours de la matinée d’étude « Accès aux produits culturels numériques en bibliothèque : économie, enjeux et perspectives », organisée le 15 mai par Bibliomédias avec le soutien de l’Association des bibliothécaires de France et du Bulletin des bibliothèques de France (voir l’article de Lionel Maurel dans ce dossier), Dominique Wolton, lors d’une présentation décapante et salutaire, nous a, une nouvelle fois, mis en garde contre les sirènes de la technologie. En simplifiant ses propos, nous retenons qu’il faut replacer l’humain au cœur des échanges, que la technique est un outil et non un objectif. Par ailleurs, il a rappelé que la numérisation en masse, puisque c’était le sujet de la matinée, et l’internet en général, qui permet à tout internaute d’accéder immédiatement à un volume considérable d’informations, constituent à la fois une utopie et une tyrannie. Journalistes et bibliothécaires doivent reprendre les rênes de l’information ! Enjeux, menaces, opportunités
Définition de l'autonomie par P. Meirieu À lire la plupart des projets d'écoles ou des projets d'établissements, à consulter les instructions ministérielles, à entendre les parents et les enseignants, on découvre que l'"autonomie" est au centre de tous les discours. On veut former des élèves autonomes, des enfants autonomes, former à l' "autonomie requise pour l'exercice d'une citoyenneté responsable", etc. Or, à regarder de près les pratiques scolaires et les comportements des élèves, on découvre que, en réalité, ce n'est pas l'autonomie qui est développée mais bien plutôt quelque chose comme la débrouillardise. En fait, ce qui est vraiment formé à l'école c'est la capacité à s'en tirer le mieux possible avec le moins d'efforts possible, à faire semblant d'écouter plutôt que d'être vraiment attentif, à interpréter ce que le maître veut qu'on dise plutôt qu'à comprendre réellement ce qu'il dit, à échapper à la punition quand on n'a pas fait son travail, à ne pas se faire interroger quand on n'a pas appris sa leçon, etc.
Bulletin officiel n° 29 du 20 juillet 2006 SOCLE COMMUN DE CONNAISSANCES ET DE COMPÉTENCES D. n° 2006-830 du 11-7-2006 JO du 12-7-2006 NOR: MENE0601554DRLR : 191-1 MEN - DGESCO A1-4 Vu code de l’éducation, not. art. L. 122-1-1 ; avis du Haut Conseil de l’éducation du 22-5-2006 ; avis du CSE du 8-6-2006 Article 1 - La partie réglementaire du code de l’éducation est modifiée conformément aux dispositions des articles 2 à 4 ci-après.Article 2 - Les articles suivants sont insérés à la section 1 du chapitre II du titre II du livre Ier : “Art. D. 122-1 : Le socle commun prévu à l’article L. 122-1-1 est défini à l’annexe à la présente section.” “Art. Fait à Paris, le 11 juillet 2006 Dominique de VILLEPINPar le Premier ministre : Le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la rechercheGilles de ROBIEN Le ministre de l’outre-mer François BAROIN Annexe 1- La maîtrise de la langue française 2 - La pratique d’une langue vivante étrangère 4 - La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
Le paradoxe de l’autonomie en contexte scolaire Cet article s’adosse en partie à une conférence proposée à l’Institut de l’Oratoire (Lyon, 2014), qui avait pour titre De l’individualisation à l’autonomisation scolaire des élèves, ainsi qu’à une communication proposée au colloque international Les questions vives en éducation et formation : Regards croisés France-Canada (Nantes, 2013). Nous remercions très chaleureusement les organisateurs et les participants de ces manifestations pour la qualité de leurs remarques et celle des échanges auxquels nous avons participé. 1Cet article est né d’une inquiétude qui a surgi lors d’une étude relative à l’organisation des conditions favorables à l’autonomisation scolaire des élèves, en grande section de maternelle. 2La pédagogie – et notamment l’Éducation nouvelle – s’est souvent préoccupée de l’autonomisation des élèves. 3L’étude se place dans un cadre théorique vygotskien. Le paradigme philosophique de l’autonomie : l’autonomie du citoyen Les nouvelles pratiques autonomisantes « Sois autonome !