
Rebelle de Mark Andrews, Brenda Chapman, Steve Purcell - (2012) - Film - Film d'animation - L'essentiel Synopsis En Ecosse, le roi Fergus règne sur le clan DunBroch. Père de quatre enfants, il annonce à son aînée, et seule fille, la princesse Merida, qu'il est temps pour elle de se marier. Critique du 22/08/2017 Par Guillemette Odicino | Genre : lâchez la fauve. Après Raiponce et ses kilomètres de cheveux blonds multifonctions, Disney persévère dans la veine capillaire avec l’Ecossaise Merida et sa crinière rousse en perpétuel mouvement. La résolution du conflit mère-fille sera étonnante : rien de mieux qu’un retour à l’état sauvage pour comprendre enfin la nature indocile de son enfant… Le tout dans le décor accidenté des Highlands, vert profond et gris dolmen sous un ciel bleu orageux — des teintes plus sombres qu’à l’accoutumée chez Disney. Critique lors de la sortie en salle le 04/08/2012 Chouette : Disney persévère dans la veine capillaire. Diffusions Vidéos Photos Casting
Des livres jeunesse qui luttent contre le sexisme *slogan utilisé par l’association Mix-cité Ça faisait longtemps que nous n’avions pas parlé de livres qui combattent les clichés sexistes, et vous savez à quel point ça me tient à cœur. Voici trois albums devenus des classiques et un livre pour les parents pour aller plus loin. Marre du rose ! Je pense que vous êtes nombreux à connaître Marre du rose de Nathalie Hense et Ilya Green mais nous ne l’avions pas encore chroniqué et ce serait dommage de passer à côté de cet album aussi beau que bon. texte doux et plein de poésie, elle joue avec les mots. Pour Max c’est simple, il y a les Avec-zizi (qui jouent au foot, aiment se battre,…) et les Sans-Zizi (qui aiment jouer à la poupée, dessiner des fleurs nunuches,…). Là aussi c’est devenu un classique et je ne vous ferai peut-être pas découvrir Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? A noter qu’un tout nouveau Mademoiselle Zazie vient de sortir, Mademoiselle Zazie a des gros nénés. A part ça ? Gabriel
Raiponce (2010) : Peut-on être à la fois princesse et féministe chez Disney ? Comme La Princesse et la grenouille sorti un an plus tôt, Raiponce témoignait de la volonté de Disney de proposer des princesses plus fortes et actives que les Blanche-Neige, Cendrillon et Aurore des débuts. Mais aussi plus indépendantes que les Ariel, Belle ou Jasmine d’après la seconde vague féministe. L’idée était ainsi de parvenir à créer des personnages de princesses aussi fortes qu’ont pu l’être Mulan ou (dans une moindre mesure) Pocahontas, dont l’appartenance à une ethnicité plus « lointaine » avait pu permettre quelques audaces de la part du studio (plutôt habitué à un sexisme des plus réactionnaires). Et la première bande-annonce[1] ainsi que les images diffusées par Disney pour la promotion du film[2] semblaient effectivement pleines de promesses pour tout-e-s ceux/celles lassé-e-s des éternelles histoires de princesses secondant leurs partenaires masculins pour parvenir à accomplir leur destinée (consistant inévitablement à devenir la femme d’un homme…). « Raiponce !
Mulan (1998) : féminisme et patriarcat chez Disney Sorti 3 ans après Pocahontas, Mulan est également (comme signalé ailleurs sur ce site dans l’article consacré à Pocahontas) une tentative de lutter contre les accusations de racisme, de sexisme et d’ethnocentrisme. Mulan est-elle une tentative plus réussie que Pocahontas ? Sortir de l’ethnocentrisme selon Disney Après avoir été souvent accusés d’ethnocentrisme, les studios Disney ont créé plusieurs héros « exotiques », c’est-à-dire n’étant pas d’origine européenne (Aladdin, Pocahontas…). La Chine, conforme à l’imaginaire collectif occidental Mulan s’inspire de la légende de Hua Mulan[1] dont les origines et le contexte historique sont incertains. Le film de Disney s’écarte de la légende pour des raisons pratiques (la guerre est beaucoup plus courte dans le film) et dramaturgiques (Mulan part sans prévenir ses parents, sans avoir été jamais entraînée au combat et est découverte lors d’une blessure). La Chine vue par Disney… L’ennemi, ce barbare Le méchant est non seulement bridé et basané…
pixar ou disney Livre jeunesse : fille ou garçon ? | Il bouge le livre Fille ou garçon, c'est pas pareil. Au travers de collections et séries certains éditeurs jeunesse tendent à montrer que les filles et les garçons ne lisent pas les mêmes livres, surtout lorsqu'il s'agit de romans. Il suffit de parcourir les stands des principaux éditeurs jeunesse du Salon du livre 2009 pour le constater... La segmentation du livre jeunesse par sexe est un phénomène qui ne date pas d'hier. La véritable nouveauté réside plutôt dans la systématisation de cette segmentation garçon-fille, accompagnée d'un développement de séries très marketées, qui par leur nombre de tomes, assurent une bonne visibilité de l'éditeur en rayon. Cela commence très tôt, avec certains albums de naissance personnalisés selon le sexe de l'enfant, plus souvent vendus au rayon Loisirs-Vie pratique qu'en Jeunesse, comme ceux ci-dessous, parus chez Chanteclerc et Mango. Pour les enfants de 0 à 3 ans, la distinction est rarement faite. Certains éditeurs ont su tirer parti de cette tendance.
Pères et mères chez Disney : qui a le beau rôle ? La sortie cet été de Rebelle est une bonne occasion de revenir sur les figures de pères et de mères qui peuplent les « classiques d’animation Disney ». En effet, dans le portrait qu’il fait des parents de Merida, Rebelle semble exacerber une tendance présente depuis longtemps dans les longs métrages d’animation du studio, et qui consiste à dépeindre de manière radicalement différente (et totalement sexiste) les pères et mères des héros/héroïnes. En effet, ici, c’est la reine Elinor seule qui s’oppose à la volonté de sa fille en cherchant à tout prix à en faire une princesse, c’est-à-dire une femme distinguée, charmante, douce, soumise, et surtout mariée. Face à elle, le roi Fergus préfère quant à lui laisser à sa fille sa liberté. S’il reste assez impuissant tout au long de l’histoire (dominé qu’il est par sa femme), il apparaît néanmoins comme un personnage sympathique et bienveillant, à l’écoute de sa fille. Quand il faut pouponner, c’est maman qui s’y colle… La belle vie avec papa…
Le sexisme du Roi Lion La féminité dans Le Roi Lion L’une des premières choses qui nous frappe en regardant Le Roi Lion, c’est le sexisme banal et structurant de l’histoire. Dès les premières scènes, Le Roi Lion nous fait connaître un monde structuré hiérarchiquement, avec au sommet de la pyramide le monarque absolu, qui règne en bon patriarche sur, non seulement son peuple docile et servile (les autres animaux), mais également ses lionnes, qui jamais ne remettront en question le bien fondé de la place des hommes, ni de la place des femmes. Le Roi Lion comporte un grand total de 3 personnages féminins, contre 9 personnages masculins. Donc, 75% des personnages du Roi Lion sont masculins. Outre la domination écrasante des hommes en terme de présence à l’écran, il est plus important d’analyser les différentes représentations des hommes et des femmes dans ce film, et c’est ici qu’apparaît une des étranges « schizophrénie » du Roi Lion. Et de un… Et de deux… Et de trois… cela suffira-t-il à renverser le patriarcat?
Rebelle / DisneyPixar.fr Rebelle est un film d'animation de Pixar Animation Studios. Il est réalisé par Mark Andrews et Brenda Chapman sur une musique de Patrick Doyle. Il est sorti en France le 1er août 2012. Dans le décor extraordinaire des terres sauvages et mystérieuses des Highlands, en Écosse, Merida, experte en tir à l'arc, est la fille du roi Fergus et de la reine Elinor. Bien décidée à suivre son propre chemin dans la vie, Merida défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de trois seigneurs hauts en couleur : l'impressionnant Lord MacGuffin, Lord Macintosh, désagréable au plus haut point et l'irascible Lord Dingwall. Au casting du film Merida : Kelly Macdonald et Bérénice BejoElinor : Emma Thompson et Nathalie HomsFergus : Billy Connolly et Jacques FrantzSeigneur Dingwall : Robbie Coltrane et Pascal Casanova C'est la révolution chez Pixar ! Pour la première fois, l'héroïne du film est une fille. En tous points, Rebelle fait preuve d'innovation.
Filles et garçons Un album original et un roman décapant pour lutter contre les stéréotypes et les idées sexiste, thème qui nous est si cher ! Les habitants de la planète Glatifus observent et analysent les terriens que nous sommes. C’est même une science qu’ils étudient à l’école et quand le maître demande aux gratifusiens s’ils connaissent la différence entre les terriens et les terriennes, les hypothèses et les réponses fusent ! Et ce n’est pas si simple qu’il n’y paraît finalement… Quand j’ai découvert cet album, je n’ai pas fait attention au nom de l’auteur. Julia entre en CM2 et retrouve la même classe que l’an dernier et la même maîtresse. Florence Hinckel signe un texte fort qui saura parler aux jeunes lecteurs (et aux autres…). Quelques pas de plus…Nous avons déjà chroniqué un autre livre de Florence Hinckel (Le chat beauté) et deux albums illustrés par Gwen Keraval (Yoshka et La sorcière au nez de fer). A part ça ? Marianne
Méchants et méchantes chez Disney (1) : Femmes fortes Dans l’univers manichéen de Disney, le bien et le mal sont facilement identifiables, généralement incarnés respectivement par le héros ou l’héroïne d’un côté, et le méchant ou la méchante de l’autre. Les enfants apprennent ainsi très rapidement ce qu’il convient d’aimer et de haïr, ce qu’il faut devenir et ce qu’il faut au contraire absolument éviter d’être. A force de visionnages et de re-visionnages, ils/elles intègrent de la sorte les normes véhiculées par le studio avec une redoutable efficacité. Or si, dans cet apprentissage, les héros/héroïnes ont une place privilégiée puisque c’est avec eux/elles que l’identification et le mimétisme fonctionnent le plus, les méchant-e-s ont également un rôle important même si uniquement négatif : ils/elles servent de repoussoir, incarnant non seulement ce dont il faut avoir peur, mais aussi ce qu’il faut mépriser et donc ne surtout pas devenir dans sa vie. Femmes fortes Le cauchemar des hommes Les usurpatrices du pouvoir masculin L’origine du mal
Nouveaux pères (IV), des « Indestructibles » à « Shrek 4 » : peurs masculines Comme l’a vu dans les trois premiers articles sur les « nouveaux pères », les films d’animation sur ce sujet sont souvent hantés par des peurs masculines qui semblent avoir une même origine : la peur qu’ont les hommes de se féminiser et de perdre ainsi leurs précieux privilèges masculins. Dans certains films, les enfants menaçaient ainsi de contaminer de leur présence la vie professionnelle des pères, lieu d’homosocialité masculine à l’abri des contraintes parentales et domestiques (Monstres et Cie, Moi, moche et méchant). Le fait même de se livrer à cette activité traditionnellement féminine qu’est l’élevage des enfants s’accompagnait ainsi souvent de la peur de perdre sa virilité (Le Monde de Nemo, L’âge de glace). Les deux films que l’on va étudier ici me semblent être les plus saturés de peurs masculines. Les Indestructibles, ou l’histoire d’un homme qui souffre Maman fait tout à la maison, mais cela ne gêne personne, et surtout pas le film Coincé dans son bureau minable, …